Des plinthes en corde de chanvre

Plinthe en corde de chanvre

Article initialement publié dans le magazine La Maison écologique n°119

Réaliser une plinthe originale et naturelle pour les pieds de mur.

Texte, photos et réalisation
Gwendal Le Ménahèze

Coût : 3,80 €/ml
Durée : 5 min par plinthe
Liste du matériel
Cordage en chanvre diam. 20 mm :
Ficelle ou brins de corde récupérés sur les chutes (120 cm par extrémité de plinthe) ;
Colle à bois (optionnel) ;
Couteau à lame franche ;
Ruban adhésif épais ;
Ciseaux.

Que ce soit pour l’esthétique, pour habiller un espace restreint entre le seuil d’une menuiserie et le sol, ou pour un mur courbe auquel les plinthes classiques ne sont pas adaptées, le cordage offre une alternative naturelle au rendu doux. Anna Gautier, de la corderie Gautier, conseille la corde de chanvre, « un produit 100 % naturel et toronné en France ». La fibre est hélas cultivée en Ukraine, la production française étant plutôt destinée à du fil plus technique et « noble » (donc plus coûteux) pour l’habillement ou des isolants. « La serpillière n’est pas gênante, car l’humidité qu’elle peut apporter sèche rapidement », rassure-t-elle avant de prévenir que « le chanvre a une odeur rappelant celle du cheval, qui incommode certains clients. Elle s’estompe avec le temps, ou peut-être s’y habitue-t-on… »

L’entreprise propose aussi de la corde de sisal, 1 € moins cher par mètre linéaire. « Elle convient aussi pour cet usage et n’a pas d’odeur, mais cette fibre d’agave est produite en majorité dans les pays d’Amérique du Sud. Le coton, quant à lui, ne conviendrait pas du tout et il est cultivé en Asie. »

Pour servir de plinthe, « on utilise le plus souvent du diamètre 20 mm », confie Anna Gautier. Afin d’éviter que les extrémités du cordage se détoronnent, la technique présentée dans ce cahier pratique crée une finition à l’aspect rustique et traditionnel.

Etape 1 : Pour maintenir les fibres en place une fois que la corde sera coupée, enrouler la zone de coupe avec du ruban adhésif épais. L’enrouler en suivant le sens inverse de rotation du cordage pour éviter de l’effilocher en le retirant par la suite.

 

Etape 2 : Couper la corde à la longueur souhaitée avec une lame franche (non crantée).

 

Etape 3 : Par sécurité, il est possible d’appliquer de la colle à bois sur les extrémités pour réduire encore le risque qu’elles se détorronent. Elle deviendra transparente et dure en séchant et solidarisera les fibres.

 

Etape 4 : Prendre un morceau de ficelle ou un brin de cordage (120 cm pour couvrir 2,5 cm de plinthe). Former une boucle en « l » . L’appuyer devant la corde en faisant dépasser la boucle. Avec l’autre main, former une boucle en passant la partie libre de la ficelle derrière la partie reliée à la première boucle.

 

Etape 5 : Enfiler cette boucle autour de la corde et du « l » jusqu’à l’endroit où vous souhaitez faire démarrer la finition. Tirer sur la ficelle libre pour resserrer la boucle au maximum.

 

Etape 6 : Réitérer boucle après boucle jusqu’à l’extrémité du cordage.

 

Etape 7 : Pour bien serrer, répéter un va-et-vient en tirant la ficelle contre le nœud formé à sa base, puis dans le sens opposé.

 

Etape 8 : Arrivé au bout de la corde, refaire une boucle, mais la passer dans la première, puis tirer dessus pour faire passer tout le reste de la ficelle à travers le « l ».

 

Etape 9 : Tout en maintenant la ficelle en haut, tirer le bas du « l » qui dépasse sous la succession de boucles, jusqu’à ce que le « l » ait disparu, bien serré à sa base.

 

Etape 10 : Couper les deux extrémités de la ficelle. Fixer le cordage en bas de mur avec des vis ou clou inox dans les poteaux bois, lisses basses ou rails métalliques, etc. selon la configuration.

Le tuto en vidéo

 

À vous de jouer !

Et n’hésitez pas à nous envoyer vos créations en photos ! (en nous taguant sur Instagram par exemple, ou nous envoyant un mail à contact@lamaisonecologique.com)


Le photovoltaïque redore son blason carbone

Bilan carbone des cellules photovoltaïques

[ Actualité ]
En une petite dizaine d’années, les émissions de CO2 liées à la production photovoltaïque ont été réduites de 30 à 50 % selon les technologies. Une belle performance due à l’amélioration des wafers (plaques de semi-conducteurs) devenus plus fins et légers. Les fabricants ont réduit par quatre leur besoin en matière et les recherches en cours promettent encore des progrès dans les prochaines années.

Merci aux Belges d’Énergie commune et du Becquerel Institut* d’avoir ratissé la littérature scientifique récente pour mettre à jour les données qui sont notamment utilisées dans de grands rapports comme ceux du Giec.
Désormais, un système photovoltaïque, d’une durée de vie d’au moins 25 ans et installé en Belgique, rembourse sa dette énergétique en moins de 16 mois (contre 3,5 ans il y a quelques années).

*Analyse à retrouver sur https://link.infini.fr/pvbilan

Photo : Adobe Stock

 

Envie de devenir vous aussi producteur d’électricité solaire  ?
Retrouvez notre dossier complet “Photovoltaïque, laissez entrer le soleil !”  dans notre tout dernier numéro, le magazine n°128, à paraître fin mars 2022.
Retrouvez plus d’actualités sur les énergies renouvelables, les économies d’énergie, le low-tech, la rénovation, les écomatériaux dans nos magazines à paraître tous les deux mois.

Pour rester informer (et soutenir une presse indépendante et coopérative), plus d’hésitation, abonnez-vous  !


magazine Collector – La Paille, un écomatériau pas comme les autres

Contenu Collector Paille La Maison écologique

La botte de paille fait ses preuves en construction depuis 130 ans. Et si les trois petits cochons l’avaient mise en œuvre, le loup n’aurait… rien pu faire ! La compression en bottes apporte résistance mécanique et tenue au feu.
« Sous-produit » abondant et renouvelable de cultures céréalières, sain, recyclable et accessible financièrement, la paille est en plus un piège naturel à CO2.

 

Construction paille en France

 

Depuis les débuts de notre magazine La Maison écologique, il y a plus de 20 ans, plus d’une centaine d’articles ont été publiés sur le sujet de la paille. Dossiers, enquêtes, cahiers pratiques, reportages, en construction neuve et en rénovation, autant de belles et sérieuses matières pour vous proposer aujourd’hui cet ouvrage Collector.

 

Botte de paille versus Collector Paille

 

Vous nous avez aidé à lancer ce Collector inédit !

Le contexte économique de la presse papier est aussi tendu que les liens qui compressent les bottes de paille ! Fermeture de nombreux points de vente, désertification des kiosques, hausse considérable des coûts du papier (même 100% recyclé)… Pour un magazine 100% indépendant comme La Maison écologique, seul compte le soutien de ses lectrices et de ses lecteurs. Ainsi, ce projet de Collector a pu voir le jour grâce à vos nombreux soutiens via les pré-commandes. Un énorme MERCIIIIIII au 1291 contributeurs sur la plateforme de financement participatif de la Nef, Zeste !

 

Pour commander notre premier Collector, dédié à la Paille dans la construction et la rénovation, c’est par ici ==>> Collector Paille

 

Ce que vous trouverez dans ce Collector

Curieux, porteurs de projet en autoconstruction ou avec des artisans, professionnels du bâtiment, vous puiserez dans ce Collector des informations pratiques et concrètes pour inspirer et réaliser vos projets :
  • témoignages d’habitants et de professionnels
  • reportages sur des réalisations à des tarifs allant de 330 €/m2 jusqu’à 2200 €/m2
  • avis d’expert.es
  • enquêtes techniques et dossiers
  • cahiers pratiques étape par étape pour faire par soi-même

Parution juste avant la moisson – 192 pages – 500 g d’inspiration – 20 ans d’archives


Avis d’experts enquête : Le compteur linky permet il vraiment de faire des économies d’énergie ?

Linky

Le compteur électrique « intelligent » déployé en France, plus connu sous le nom de Linky, ne permet pas, à lui seul, de faire des économies d’énergie. Pour qu’il soit efficace, il faut lui adjoindre divers outils.

Testés depuis 2011 et déployés en France à partir de 2015(1), les compteurs Linky (aussi appelés « compteurs communicants » ou « compteurs intelligents ») devraient être généralisés à l’ensemble du pays d’ici début 2022. Au-delà des débats sur la liberté d’équipement et le cumul des ondes, leur objectif affiché est double : réduire les coûts liés aux relevés des compteurs par des techniciens, qui deviennent automatiques, et mieux connaître la cadence et les niveaux de puissances appelées sur le réseau pour savoir à quels endroits il doit être renforcé. Terminées les estimations de consommation lissées sur l’année. Place à la transmission quotidienne de ce que chaque foyer consomme et à la possibilité pour les consommateurs d’avoir accès gratuitement à leurs données, mises à jours toutes les 24 h, grâce à leur espace Enedis en ligne.

Pas d’économies automatiques avec le linky

Si les économies d’énergie ne sont pas le but principal du déploiement des compteurs Linky, elles font néanmoins partie des avantages promis. Alors, ce nouveau système permet-il de réduire sa consommation d’électricité ? Une étude technico-économique réalisée en 2011 à la demande de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) évoque la baisse de la consommation, et donc des factures, comme l’un des gains attendus pour les usagers. Mais un compteur Linky « ne permet pas, tout seul, de réduire sa consommation énergétique », avertit Stéphan Louillat, chef de service réseau et énergies renouvelables à l’Ademe. Le compteur en lui-même ne fournit que très peu d’informations par lecture directe et ne permet pas de comprendre ce que l’on consomme, ni quand, ni pourquoi. « Pour avoir des éléments de suivi, il faut en formuler la demande auprès de son fournisseur, signale Stéphan Louillat.


Cahier pratique travaux : Un plancher en quenouilles

quenouilles

Encore visibles dans certains planchers de greniers anciens, les quenouilles sont obtenues en enroulant un mélange de foin, de terre et d’eau autour d’un bâton de bois fraîchement coupé. Elles prennent ainsi la forme de cylindres courts qui, une fois posés de façon serrée sur le solivage, forment un sol.

Le plancher en quenouilles, une alternative intéressante

Les quenouilles sont une alternative intéressante aux planchers en bois. Confectionnées avec des matériaux locaux et bruts, elles constituent un matériau peu énergivore et à très faible coût. Leur application nécessite cependant une main d’œuvre importante, ce qui les destine plutôt à l’autoconstruction et aux chantiers participatifs. En cas d’interruption de chantier, les quenouilles peuvent être remouillées jusqu’à être à nouveau bien collantes.

Si elles ne sont pas destinées à isoler thermiquement un espace chauffé sous des combles non isolés, elles permettent toutefois d’assurer une fonction de pare-feu et une bonne isolation phonique entre deux niveaux.

Revêtements compatibles

Une fois posée, leur finition doit respecter le transfert d’humidité par des parois ou des matériaux perspirants. Par le dessous, elles sont généralement recouvertes d’un enduit terre (qui peut reprendre une partie des matériaux déjà mobilisés pour leur fabrication). Elles peuvent également être recouvertes d’un parquet bois, si elles sont coincées entre des lambourdes, ou recevoir une chape de chaux ou de plâtre, puis un carrelage en terre cuite. Pour être accompagné par un professionnel, prévoir entre 400 et 800 € la journée, suivant son degré d’expertise.

MATERIAUX POUR 1M2

• Terre argileuse : 4 litres

• Branches de bois local (5 à 6 cm de diamètre, 40 cm de longueur minimum), sans nœud, en châtaignier, chêne, hêtre, noisetier robinier faux-acacia ou charme pour 25 à 30 quenouilles

• 6 à 6,5 kg de foin de prairie naturelle ou paille de céréale bio secs

OUTILS ET DUREE

• Petite machette

• Tamis (facultatif)

• Gâchoir, grande poubelle ou grand seau

• Table longue

• Temps de mise en œuvre : 3 à 4 jours pour 27 m2 à 15 personnes


Matériaux : Des bouchons de liège pour mon isolation

bouchon liège pour mon isolation

« Boire un petit coup c’est agréable », chantait le refrain popularisé par Michel Simon et Gaby Morlay en 1947 dans le film Les Amants du Pont Saint-Jean. Après que le bouchon a roulé sur la table, l’histoire peut se poursuivre… dans vos murs. « Tous les jours, nous gaspillons un matériau précieux qui peut avoir une deuxième vie ! », s’étonne Christian Lenoir, qui a en effet utilisé des bouchons de liège qu’il a récupérés et broyés pour l’isolation de trois pièces d’une ancienne ferme qu’il a rénovée dans le Perche.

Si les panneaux de liège expansé figurent parmi les produits classiquement distribués dans les magasins de matériaux écologiques, le liège en bouchon reste quant à lui majoritairement considéré comme un déchet. Issu de la récolte de l’écorce spongieuse du chêne liège, le liège constitue un matériau naturellement isolant avec lequel des bouchons sont fabriqués depuis le XVIe siècle. Son imputrescibilité en avait même fait un matériau d’obturation dès l’Égypte ancienne. À la fois élastique et très léger, le liège se caractérise par une structure microscopique constituée de cellules remplies d’air. La subérine contenue dans leur paroi confère l’élasticité à l’ensemble du matériau. 

Conductivité plus variable

« Chauffé à la vapeur, le liège subit une expansion identique à celle qui se produit lorsqu’on cuisine du pop-corn. Il emprisonne ainsi davantage d’air et devient encore plus isolant », explique Michel Lassalle, artisan bouchonnier liégeur à l’entreprise Aliecor dans les Landes, qui s’est aussi spécialisé dans les autres valorisations du liège (liège expansé, liège recyclé, panneau de parement, etc.). La conductivité thermique (λ) du liège expansé, présenté en granulé ou panneau, est de ce fait très satisfaisante puisqu’elle oscille entre 0,034 W/m.K et 0,042 W/m.K(1). 

Afin de faciliter sa mise en œuvre en vrac, le bouchon de liège à recycler subit quant à lui un broyage. Le granulat obtenu présente un diamètre allant de moins de 2 mm à plus de 15 mm. « Mais le pouvoir isolant du liège de bouchon recyclé s’avère significativement plus faible : on l’estime entre 0,045 et 0,06 W/m.K, prévient Michel Lassalle. À la différence du liège expansé, qui est plus stable, le taux d’humidité du liège recyclé varie avec celle de l’air dans lequel il est placé, ce qui modifiera sa conductivité thermique. » 

Autre facteur de variabilité : la pureté du matériau. Certains bouchons sont en effet élaborés avec du liège aggloméré et contiennent de la colle. Or, « la proportion de colle dégrade la conductivité thermique. À plus de 80 %, elle peut dépasser 0,06 W/m.K », précise l’artisan.


RE 2020, les premiers textes réglementaires sont parus

RE 2020 - décret et arrêté

Au plein chassé-croisé estival, les premiers et importants décret et arrêté sur la RE 2020 (réglementation environnementale 2020) ont été publiés au Journal Officiel.
Cette nouvelle réglementation, qui vient se substituer à l’actuelle RT 2012 (réglementation thermique), sera applicable dès le 1er janvier 2022 pour les constructions neuves à usage d’habitation et à partir du 1er juillet 2022 pour les constructions du tertiaire ou de l’enseignement primaire et secondaire. Elle concernera, à compter du 1er janvier 2023, les extensions de ces constructions et les constructions provisoires. Les textes annoncent également un label réglementaire sur la performance énergétique et environnementale avec une entrée en vigueur au 31 décembre 2022 au plus tard, mais sans donner plus de détail sur son contenu.

Textes à archiver précieusement

RE 2020 exigences – Décret

C’est le décret n° 2021-1004, du 29 juillet 2021, relatif aux exigences de performance énergétique et environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine. Il modifie le code de la construction et de l’habitation et fixe les exigences et coefficients de modulation associés.

RE 2020 exigences et méthode de calcul – Arrêté d’application

L’arrêté du 4 août 2021 est relatif aux exigences de performance énergétique et environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine et portant approbation de la méthode de calcul prévue à l’article R. 172-6 du code de la construction et de l’habitation.

+ Annexes : I définitions ; II règles générales ; III règles Th-BCE 2020 ; IV règles Th-Bât 2020 ; V à XII (précisions diverses).

Les 5 exigences réglementaires

C’est dans l’article R 172-4 du décret précédemment cité que l’on retrouve la mention des exigences à atteindre pour :

  1. La conception énergétique du bâti, indépendamment des systèmes énergétiques mis en œuvre, via l’indicateur Bbio exprimé en point ;
  2. La consommation d’énergie primaire du bâtiment, via l’indicateur Cep exprimé en kWh/m2.an ;
  3. L’impact sur le changement climatique de la consommation d’énergie primaire pour le chauffage, le refroidissement, la production d’eau chaude sanitaire, l’éclairage, la mobilité des occupants interne au bâtiment, les auxiliaires (dont ventilation), via l’indicateur Icénergie exprimé en kgCO2eq/m2 ;
  4. L’impact sur le changement climatique des composants du bâtiment, de leur transport sur le chantier jusqu’à leur fin de vie, via l’indicateur Icconstruction exprimé en kgCO2eq/m2 ;
  5. L’inconfort dans le bâtiment en période estivale via le nombre de degrés-heures (DH) d’inconfort estival, exprimé en °C.h.

En outre, cet article prévoit, cette fois-ci à titre informatif, le calcul de « l’impact sur le changement climatique du bâtiment, évalué sur l’ensemble de son cycle de vie », ainsi que le calcul de « la quantité de carbone issu de l’atmosphère et stocké dans le bâtiment » exprimée en kgC/m2.

Les résultats minimaux de tous ces indicateurs sont fixés, par catégorie de bâtiment et en fonction de leur localisation géographique, en annexe de l’article.

 


Ils ont rénové une maison en paille

autoconstruction-paille-vitre

Aurélie et Gweltaz ont acheté une maison autoconstruite en bois et paille deux ans plus tôt. Ils l’ont améliorée pour s’approcher des performances passives. VMC double flux et chauffe-eau solaire ont fait chuter les factures et grimper le confort !

De tels logements ne courent pas les vitrines des agences immobilières. Bioclimatique, alimentée en eau de pluie, chauffée pour une poignée de bûches, bâtie en bois et isolée en bottes de paille ; Aurélie et Gweltaz achètent en 2016 cette maison autoconstruite dans un quartier de Vitré (35). Le descriptif a beau être idyllique, ils découvrent quelques lacunes et décident de pousser ses performances.
« Les murs en paille avec finition bois ou chaux étant perspirants, certains pensent qu’on peut se passer de ventilation. La vapeur d’eau migre à travers la paroi, mais les polluants, eux, ne sont pas évacués. Composés organiques volatils (COV) des peintures, formaldéhydes des colles », cite Gweltaz en toquant contre le plan de travail de la cuisine qui « en dégage pendant deux ou trois ans ». Conseiller info-énergie(1), il apporte un appareil de mesures du taux de particules fines, de dioxyde de carbone (CO2), de COV et d’humidité.

« Un logement ne devrait pas dépasser 800 parties par million (ppm). Ici, on ne descendait jamais sous 900 ppm. Avec des invités, on a vite grimpé à 1 600 ppm. Chacun expire du CO2, porte des vêtements, du parfum… Le temps d’y rentrer une bûche, le poêle dégage du monoxyde de carbone, du benzène, du NOx. Le taux est monté à 2 500 ppm. Le lendemain, on était à 1 100 ppm… » Lire la suite


Un abonnement offert pour vos 20 ans !

Abonnement gratuit au magazine La Maison écologique

Vous avez 20 ans en 2021? On vous offre un beau cadeau: un abonnement gratuit au magazine La Maison écologique! Une belle manière de fêter ensemble les 20 ans de ce magazine pionnier né en février 2001…

Vous avez 20 ans en 2021? Nous aussi! ? En février 2001 naissait le magazine La Maison écologique… Pour fêter ensemble ce nouveau cap et souffler nos 20 bougies (à la cire d’abeille!), on offre un abonnement gratuit à celles et ceux qui fêtent aussi leurs 20 ans cette année!

Depuis 2001, le magazine La Maison écologique transmet avec passion des informations pratiques sur l’habitat sain et écologique. Avec toujours la même ambition : rendre nos logements résilients et réduire leur impact sur l’environnement. Pour un magazine indépendant, sous statut coopératif, pas de publication possible sans lecteurs fidèles. Alors si nous fêtons aujourd’hui nos 20 ans, c’est bien grâce à vous.

MERCI !

Merci aux milliers de lecteurs d’un jour et de toujours, merci aux centaines de professionnels et d’autoconstructeurs qui ont partagé leurs expériences au fil de nos 9 550 pages, merci à tous nos collaborateurs, journalistes, graphistes, relecteurs, imprimeurs, régie de presse qui œuvrent ou ont œuvré à nos côtés.

Un pari fou lancé début 2001 par un éternel visionnaire en mal d’infos pour rénover sa maison sans dégrader la planète et la santé de ses occupants. Au sommaire du premier numéro collector de 34 pages bicolores : Tout ce qu’il faut savoir sur le chauffage au bois, épurer l’eau par les plantes, Cuisiner avec le soleil…

Lire la suite