Brasseurs d’air : Trouver son modèle et bien l’installer
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Par Maïlys Belliot
Publié le 28 mai 2026
Enquête - Le ventilateur de plafond, ou brasseur d’air, s’impose de plus en plus comme un outil de rafraîchissement sobre et économique. Son efficacité dépend du choix du modèle autant que de sa disposition dans la pièce. Nos conseils.
À l’évocation d’un brasseur d’air plafonnier, d’aucuns imaginent une machinerie du siècle passé avec un bloc d’habillage moteur en bronze, quatre pales en bois de noyer et cannage, en-dessous desquelles trois lampes tulipes en verre opale éclairaient les quatre coins de la cuisine de nos aïeux. Sans oublier ses deux tirettes ; l’une pour activer la lumière, l’autre pour mettre en branle le ventilateur et, avec lui, le balancement de l’ensemble du système dans un « tic tic tic » légèrement agaçant. Face aux températures estivales et intersaisonnières de plus en plus insoutenables, le brasseur d’air plafonnier (BAP) revient pourtant comme une solution de rafraîchissement redoutablement efficace, peu énergivore, économique. Aujourd’hui, elle est même éligible à MaPrimeRénov’ dans le cadre des travaux d’économies d’énergie liées au confort d’été. Rassurez-vous, qu’ils soient en bois, en plastique ou en métal, le design des brasseurs d'air a bien changé, leur qualité et leur performance aussi.
Le BAP est aujourd’hui très répandu aux États-Unis, où près de 70 % des foyers en sont équipés, ainsi qu'en Asie, leader du marché, et dans les départements et régions d'Outre-Mer(1). Dans l’Hexagone il n’aurait intégré que 2,5 % des logements(2). Mais les ventes explosent « de 20 à 50 % par an depuis trois ou quatre ans », relève Pierre Lacarrière, distributeur de la marque Exhale et président de l’Association française des professionnels des ventilateurs de plafond (AFPVP), créée en 2023 pour redonner ses lettres de noblesse à cet équipement.
Plusieurs études récentes vont dans ce sens, apportant de la donnée scientifique sur son fonctionnement et son efficacité. « C’est un équipement low-tech qui nous permet de nous adapter au changement climatique », établissent Frédéric Boeuf et Tangi Le Bérigot, ingénieurs au bureau de conseils tourangeau Surya Ingénierie, à l’origine de l’étude Brasse(3) parue en 2024. Même la réglementation thermique des bâtiments neufs, la RE2020, en fait mention comme permettant d’atteindre les exigences de confort d’été. À condition qu’il soit bien dimensionné, installé au bon endroit et à bonne hauteur.
Le brasseur d'air est éligible, sous conditions, à MaPrimeRénov'.
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