Gagner en autonomie : Cuisiner sans gaz ni électricité 2/5

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Par Maïlys Belliot

Publié le 30 juillet 2026

5 minutes de lecture


En plus de l’autonomie énergétique et hydrique, Julien pratique la cuisine autonome, conservation et cuisson incluses.

À 9 h chez Julien, à Genod dans le Jura, l’heure est à la préparation du déjeuner. Au menu : butternut et pommes de terre vapeur, haricots secs cuits, une conserve de ratatouille réchauffée, pickles de topinambour, pain de seigle 100 % maison et pêches en bocal pour le dessert. Le tout, du jardin. Ce qu’il ne produit pas, comme les œufs de canes pour la protéine animale du jour, Julien le troque contre ses légumes ou ses services. Voilà sept ans qu’il consacre la majeure partie de son temps à produire sa subsistance, après avoir investi ses économies dans l’achat d’une ferme du XVIIIe siècle, qu’il a rénovée et rendue autonome hors réseaux.

Pour la cuisson du jour, tout se passe dans et sur la cuisinière à bois, pièce maîtresse de la cuisine que Julien a dégotée sur le site Internet de seconde main Leboncoin. À gauche du four, une trappe donne sur le foyer. « Cela chauffe un peu la maison par convection et ça cuit les aliments », détaille-t-il. L’hiver, le banc périphérique du poêle de masse permet aussi le maintien d’aliments au chaud et la cuisson de plats mijotés.

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