Rénovation basse consommation pour pavillon 70’s

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Par Émilie Veyssié

Publié le 12 mai 2023

11 minutes de lecture


Le Blanc (36)

Dans le parc naturel régional de la Brenne, la maison de Martine et Alain n'a plus rien d'un pavillon des années 1970. Tout en se fondant dans le paysage et en ressemblant à une construction neuve contemporaine, elle a réussi le pari d'une rénovation basse consommation.

2,5 ans - 869€/m² - 4 stères/an

À l’entrée du Parc naturel régional (PNR) de la Brenne, dans un petit village à 6 km du Blanc (36), une maison sort du lot. Perchée sur sa petite colline, avec son bardage en bois et en tôle de la même couleur que l’écorce des arbres, elle semble fraîchement sortie de terre. Une fois dans la propriété, accueilli par un bois, des poules et des oiseaux, le visiteur découvre un pan de la maison. Sur le mur du sous-sol, un crépis typique des années 1970 est en train de disparaître sous les coups de pinceau d'un artisan. « Le peintre a attendu le beau temps pour finir les façades », annonce la propriétaire. Un dernier détail pour créer l’illusion parfaite. C’était exactement l’ambition de Martine Tissier et Alain Blanchet, heureux propriétaires de cette construction de 1974, achetée 85 000 € en 2015. Faire de ce pavillon basique et conventionnel une maison contemporaine, performante et ancrée dans le paysage.

« À la base, nous cherchions un terrain pour faire écoconstruire. Nous le souhaitions boisé, afin d’observer les oiseaux et densifier leur population, car avec la rivière la Brenne, beaucoup d’espèces sont présentes », raconte Alain, passionné d’ornithologie. Après deux ans de recherches infructueuses, le couple change son fusil d’épaule et part sur une rénovation. Un jour, il tombe sur ce pavillon, abandonné depuis dix ans, avec un terrain boisé de 1,2 ha. Il en voit tout de suite le potentiel. « Les anciens propriétaires étaient des gens âgés, ils sont partis dans leur résidence secondaire et ne sont jamais revenus ici, explique Martine. La maison était restée complètement dans son jus depuis toutes ces années avec même les croquettes du chien dans la gamelle. Il y avait un bazar monstre, mais cela ne nous faisait pas peur ! » Quelqu’un passait l’hiver pour chauffer le pavillon, ce qui a permis de ne pas le laisser se détériorer. « Il n’était pas trop loin du village sans être dedans et cochait pas mal de nos critères », ajoute Alain.

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