Les secrets d'une qualité de l'air intérieur : Simple ou double flux, centralisée ou non, quelle option pour ma ventilation ? 2/3

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Par Émilie Veyssié

Publié le 28 mai 2026

6 minutes de lecture


DOSSIER - VMC simple flux ou double flux, système décentralisé, ventilation naturelle... Les critères pour bien choisir le mode de ventilation de son logement.

La ventilation est un système complexe, « c’est même le plus difficile à mettre au point, souffle François Magaldi, formateur indépendant en rénovation globale. Pour qu’elle fonctionne efficacement, il est impératif de maîtriser la quantité d'air qui rentre dans le bâtiment et celle qui en sort ». Quel que soit le système choisi, il doit donc être bien dimensionné par un ventiliste ou un bureau d’études spécialisé. Diamètre des gaines comme débit de d’air.

Pour calculer le débit d’extraction minimum, il faut tenir compte du nombre de pièces principales et du nombre variable de pièces humides. « Ensuite, il y a la règle de la profession qui donne un taux de renouvellement d’air pour une bonne qualité de l’air. On essaie d’avoir un taux de renouvellement d’air de 0,6 vol/h », indique Cyril Terrien, ventiliste dans le secteur de Nantes (44). Le débit nominal du système de ventilation est à surveiller (en m3/h), même si toutes les machines peuvent s’adapter à des débits assez variés.

Réseaux nettoyables

Pour permettre une plus longue durée de vie de l’installation de ventilation, « on s'oriente de plus en plus vers des réseaux de distribution d'air ou d'aspiration d'air qui sont démontables et nettoyables, au lieu des anciens tubes souples gainés qui, une fois montés, sont très difficiles à nettoyer alors que la poussière s’y accumule énormément, énonce Cédric Maury, artisan et formateur en écoconstruction au sein d’Abitabio (49). C’est non seulement très mauvais pour la qualité de l’air, mais comme l’air circule moins bien à cause de la poussière, l'efficacité du système s'en trouve amoindri ».

Aujourd’hui, toutes les marques proposent des gaines démontables et nettoyables qui permettent de bien entretenir le réseau. Elles sont rigides, semi-rigides, ou souples.  « Les gaines rigides ont un inconvénient de taille. Elles sont bruyantes, car elles font caisse de résonance. Sans parler de la complexité de mise en œuvre (création de courbes). Je préfère la semi-rigide, indispensable en double flux pour une installation de qualité », détaille Cyril Terrien. Mais, même avec le bon matériel, le circuit doit aussi être bien conçu. « Pour pouvoir être démonté et nettoyé, il faut que cela reste accessible et trouver où créer des trappes pour pouvoir y accéder », complète Cédric Maury.

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