Les fenêtres écologiques : La performance par toutes les fenêtres 1/5

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Par Christophe Tréhet

Publié le 13 mars 2026

7 minutes de lecture


Si le choix de la couleur des fenêtres peut demander du temps, leurs caractéristiques et performances techniques méritent aussi toute notre attention.

Les menuiseries, portes comme fenêtres, participent de la qualité thermique et acoustique de l’habitat, bien qu’en dépit des progrès elles restent moins isolantes qu’une paroi opaque bien isolée. Mais que regarder au moment de choisir ? Le coefficient Uw décrit la performance thermique de la fenêtre (w pour « window », fenêtre en anglais). Il caractérise les déperditions de chaleur (en W/m2.K) depuis l’intérieur du bâtiment. Plus il est faible, plus isolante est la fenêtre.

Ce Uw intègre les performances du châssis avec son Uf (f pour « frame »), celles du vitrage avec son Ug (g pour « glass ») et la qualité de l’intercalaire qui sépare les vitres et de la jonction du vitrage avec le cadre. Aujourd’hui, une fenêtre avec un double vitrage « est considérée performante à partir d’un Uw de 1,3 W/m2.K et très performante à partir de 1,1 W/m2.K », résume Guillaume Le Goff, directeur marketing du groupe Bouvet, fabricant de menuiseries multi-matériaux. Les fenêtres à triple vitrage affichent un Uw encore plus faible, par exemple 0,68 W/m2.K pour la gamme certifiée passive Optiwin de chez Bieber (surcoût de 25 % par rapport à sa gamme double vitrage Inova).

Degrés d'étanchéité

Attention, pointe Olivier Baraldi, en charge des menuiseries au sein du réseau d’entraide à l’autoconstruction Twiza, « certaines enseignes créent l’illusion d’une performance meilleure en affichant le coefficient Ug dans leur devis et non le Uw », or l’Ug est aujourd’hui toujours inférieur, donc meilleur que le Uw.

Une fenêtre de qualité doit aussi savoir résister aux assauts de l’air et de l’eau. Pour repérer les meilleures en la matière, c’est le critère « AEV » – pour air, eau et vent – élaboré par la certification NF fenêtres qui fait foi. Trois niveaux d’étanchéité à l’air se distinguent (A4, A3 ou A2, du plus au moins étanche). Par exemple, soumise à une pression de vent de 30 km/h, une menuiserie certifiée A4 laisse passer au maximum 3 m3 d'air par m2 de menuiserie et par heure, contre 9 m3 pour une certifiée A3. « Même si le DTU(1) 36.5 [relatif à la mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures, ndlr] ne le préconise pas, je conseille très fortement de poser des menuiseries A4, car cela garantit une très bonne étanchéité à l'air, avance Gwendal Lecomte, artisan et formateur menuiserie au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). De nombreuses menuiseries le sont aujourd’hui. »

L’étanchéité à l’eau renseigne quant à elle la résistance d'une menuiserie à la pénétration de l’eau. Un critère important pour la durabilité d’une menuiserie, notamment en bois. Elle est exprimée au moyen d’un nombre de 1 à 9 (9 étant le plus étanche) et d’une lettre selon la destination de la fenêtre (A pour un placement au nu extérieur du mur et B au nu intérieur).

L’indicateur V signe la résistance mécanique au vent : il quantifie la déformation et le déplacement de la fenêtre face à des charges de vent. Deux critères en découlent : une lettre (A, B ou C) pour le degré de déformation maximale. En France, le marché ne compte que des A. Et une note pour la résistance globale comprise entre 1 et 5 (5 présentant une résistance maximale). Un classement V*A3 signale donc une fenêtre plus résistante aux charges de vents qu’une classée V*A2.

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