Une décennie dans leur maison écolo : Deux familles dans une maison passive 5/5
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Par Julie Barbeillon
Publié le 29 janvier 2026
Loire
Depuis 11 ans, Liane, Robin, Meiline et Gontran prouvent que l'on peut construire autrement, et surtout vivre loin des clichés d'une vie individualiste en maison de campagne. Ensemble, ils ont su adapter leur bâtiment aux aléas qui se sont présentés.
Carte d'identité du projet
• Localisation : Loire
• Surface : 244 m2
• Électricité (dont chauffage, ECS, voiture) : 55 €/mois par famille
• Coût : 582 €/m2 (autoconstruction totale)
• Chantier : 2014
• Mode constructif : radier béton isolé par 35 cm de Misapor (verre cellulaire), ossature bois isolée en ouate de cellulose (30 cm + 4,5 cm panneau), 45 cm en combles perdus, triple vitrage (35 m2 au sud)
• Équipements : VMC double flux Paul Novus couplée à puits canadien (30 m), appoint soufflant 2 kW, sèche-serviettes 750 W salles de bains, panneaux photovoltaïques 6 kWc en toiture, 1 voiture électrique, toilettes sèches, récupération eau de pluie
Sur les hauteurs de Montbrison, dans la Loire, Robin vit en familles depuis 11 ans dans une maison passive qu’il a bâtie avec son beau-frère et copropriétaire, Gontran(7). Enveloppe isolante et étanche à l'air, apports solaires passifs, radier épais et ventilation performante forment le quatuor(8) qui permet à leur logement de se chauffer pour moins de 20 € par an ! « On n'utilise quasiment jamais les sèche-serviettes. Mais quand on passe sous 18°C, on allume le radiateur soufflant de 2 000 W placé dans la cuisine commune et centrale. Ça arrive au maximum 50 h par an, détaille Robin. La VMC brasse et homogénéise. On a peut-être 16 à 17°C dans les chambres, mais c'est très supportable. »
L’été, malgré les canicules plus fréquentes, « on ne dépasse pas 27°C pendant quelques heures. L’altitude nous aide pour que l'ouverture nocturne des fenêtres soit efficace. Et l'inertie au sol avec l'épais radier isolé joue aussi un rôle clé en apportant autant de masse que dans une maison en parpaing », relève-t-il avec satisfaction. Le puits canadien, lui, joue d'après Robin un rôle modeste dans le rafraîchissement, « il contribue surtout à protéger la VMC du gel ». Avec les années, ils ont ajusté leur protection solaire : les rideaux en textile extérieurs, peu adaptés au vent, ont laissé place à un brise-soleil manuel fabriqué « maison » avec des lames en alu de 3 m. « On les installe d'avril à octobre au bas des quatre grandes baies au sud, sur 1 m environ. On a aussi couvert la terrasse avec une pergola métallique qui sert de support à une vigne. »
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