Les actus d'avril 2026
Publié le 26 mars 2026

Un kit pour réduire les consommations de mon chauffe-eau
ÉCONOMIES Fruit de près de dix ans d'études sur la rénovation des cumulus électriques – dont 42 % des logements français sont équipés et qui constituent le plus gros gisement d’économie d’électricité accessible facilement –, Enertech lance la diffusion d'un kit qui réduit la consommation d'un chauffe-eau électrique de 30 % en moyenne, et jusqu'à 50 %. Entre les économies d'eau et d'énergie, la facture annuelle baisse en moyenne de 150 €. Adapté à tout type de cumulus de 100 à 300 l (hors nouvelle génération « intelligente » ou bi-cuve), ce kit Thermeco inclut une jaquette fabriquée dans l'Ain à partir d’isolants multi-réflecteurs (R = 1,80 m2.K/W) à enfiler autour du ballon d'eau chaude, un thermostat numérique low-tech fabriqué dans la Drôme pour régler la température de consigne (choc anti-légionnelles programmable à 60°C tous les 21 jours), des réducteurs de débit (3,4 l/min lavabo, 5 l/min évier, 6 l/min douche, sac de 2 l à placer dans la chasse d'eau) et un guide d'écogestes inspiré des retours de terrain. Une personne seule peut installer le tout en moins de 2 h. Pour l'instant, ces kits ne sont expédiés que par multiple de huit : regroupez-vous avec vos amis, collègues et voisins !
Tarif : 170 € HT, à commander (par multiple de huit) à adv@ati-isolation.com
L'habitat participatif prend de l'assurance
AUTOPROMOTION Soulagement pour les collectifs d’habitants en autopromotion qui peinaient à décrocher une assurance dommages-ouvrage couvrant la construction ou la réhabilitation de leurs bâtiments. L'association Habitat participatif France a obtenu de la Maif qu'elle accepte à nouveau d'étudier les dossiers de ces chantiers menés par des entreprises mais portés par les futurs habitants, à condition que ces derniers soient réunis en une personne morale (coopérative, SCI ou SCIA). Les demandes ne doivent pas être adressées aux équipes locales de la Maif mais au service national Construction dédié aux collectivités et associations.

15 organisations défendent les écomatériaux
PLAIDOYER Le 26 février, 15 organisations dont le Réseau français de la construction paille (RFCP), AsTerre (professionnel·les de la terre crue), Fibois France (pros de la filière bois) et le Conseil national de l’ordre des architectes se sont réunis autour de la Fédécomat (fédération de négoces en écomatériaux). Leur objectif : interpeler les pouvoirs publics pour défendre notamment l’instauration d’un taux de TVA réduit sur les écomatériaux et d’un bonus-malus favorisant les écomatériaux, le plus souvent peu transformés, face à leurs homologues carbonés. « Les filières sont aujourd'hui opérationnelles et peuvent significativement contribuer à la décarbonation du secteur », plaident les membres de cette nouvelle alliance avant de souligner que ces écomatériaux participent notamment à la « préservation de la biodiversité, de la ressource en eau » et au « développement économique des territoires ».
La nouvelle mue des aides à la rénovation
MAPRIMERÉNOV' Fermé jusqu'à l'adoption de la tant attendue loi de finances 2026, le guichet de dépôt de dossiers MaPrimeRénov' a enfin rouvert. Malgré les appels incessants des acteurs du bâtiment à une stabilité du dispositif, la nouvelle mouture des aides à la rénovation n'échappe pas à son lot de changements, en plus de ceux déjà actés en septembre dernier. Les chaudières à biomasse et l’isolation des murs ne sont plus financées dans le cadre d'une rénovation « par geste », mais elles le restent si elles s'inscrivent dans un chantier global ambitieux. La subvention de ces « rénovations d’ampleur » est heureusement de nouveau accessible quels que soient les revenus du ménage, mais désormais soumise à un rendez-vous personnalisé gratuit avec un conseiller France Rénov' (en agence ou à distance) pour garantir la qualité des chantiers.

Souffler le chanvre dans les combles
MATÉRIAU En février, Biofib isolation a lancé Jetfib duo, isolant thermique à souffler en comble perdu fabriqué dans son usine vendéenne. Composé à 95 % d'un mélange de fibres textiles effilochées (70 %) et de chanvre de Vendée (30%), il est particulièrement léger (10 à 20 kg/m3) et peu sensible à l’humidité (µ < 2). Il se met en œuvre à la cardeuse sur plancher bois, béton ou plaques de plâtre et sans frein-vapeur. Avec un lambda de 0,050 W/(m.K) et un déphasage thermique de 8 à 10 h, une épaisseur soufflée de 36 cm permet d'atteindre une résistante thermique R = 6 m2.K/W. Compter 36 sacs de 10 kg (37,70 € TTC/sac) pour 100 m2. Disponible chez les négoces de matériaux.
Apprendre en s'amusant autour du réemploi
Récup’ Il pleut depuis trois mois de nouvelles aides ludiques pour apprendre à lever les freins assurantiels, sécuritaires ou encore temporels de la récup’ et du réemploi. Chez Noria formation (44), c’est un kit gratuit à télécharger pour jouer en équipe à Matéria, un jeu apprenant qui comprend 10 missions de 20 min. Envirobat Occitanie (31 et 34) et AI environnement (93) fusionnent quant à eux leurs moocs sur le sujet, mettant ainsi à jour leur contenu (informations et inscriptions jusqu’au 3 avril sur la plateforme mooc-bâtiment-durable.fr). Un dernier module fait le lien entre réemploi et qualité de l’air intérieur, reprenant les conclusions du récent projet Circul’air, initié par Envirobat Occitanie, dont les fiches pratiques sont à retrouver sur son site envirobat-oc.fr.

Un calculateur pour construire son dôme en superadobe
OUTIL Vous connaissiez le calculateur de Maxime Craipeau pour autoconstruire un dôme géodésique en ossature bois (lire La Maison écologique n°149) ? Vous pourriez bien apprécier le nouvel outil développé par 3 000 Ecomen, formateur et accompagnateur dans la construction de dôme en sacs de terre, les superadobes. S’il n’est pas gratuit (29 €) ni ne dispense d’être accompagné afin de sécuriser le chantier, il offre néanmoins en amont une belle rapidité de calcul des volumes de terre, chaux et enduits allégés à prévoir ainsi que des épaisseurs de fondations, sol, soubassements, murs, correction thermique et enduits de finition.
32,5 %
de la consommation nationale d'électricité ont été couverts en 2025 par les énergies renouvelables, d'après le nouveau baromètre d'Observ'ER. Un nouveau record suite aux 31,3 % de 2024. La puissance raccordée n'a de même jamais été aussi élevée, avec 7 GW de plus que l'année précédente, soit 89,1 GW fin 2025. En figure de proue de cette dynamique, le solaire photovoltaïque bondit en tête des puissances installées avec 30,7 GW, détrônant l'hydroélectricité (26 GW) qui se fait aussi doubler par l'éolien (26,3 GW) mais qui reste la première source d'électricité renouvelable produite en 2024 (71,8 TWh contre 23,6 pour le solaire et 50,4 pour l'éolien).

Terreux et terreuses, sortez du bois !
ENQUÊTE Le Projet national terre qui regroupe, depuis 2019, 43 partenaires issus de la recherche et de la construction vient de lancer un questionnaire pour mieux connaître la dynamique des projets en cours. Il s’adresse à tou·tes les praticien·nes, professionnel·les ou autoconstructeur·rices, qui mettent en œuvre de la terre sous forme d’enduits, briques, mélanges, etc. depuis plus d’un an. Ouvert jusqu’au 30 juin (https://caracterre.limesurvey.net/135592), ses résultats seront publiés en ligne en octobre sur projet-national-terre.univ-gustave-eiffel.fr
La performance réelle des rénovations énergétiques évaluée
ÉTUDE Poursuivie de juillet 2022 à juin 2025, l’étude Perf in Mind 2, menée sur une cohorte de 106 maisons, révèle que la rénovation BBC en une seule fois « atteint systématiquement les objectifs de consommation et classe les logements en A ou B » (les plus économes du diagnostic de performance énergétique) et alerte sur « les projets partiels [qui] présentent des résultats incertains en raison de travaux incomplets (notamment l'absence de ventilation) et de défauts d'exécution fréquents », mais aussi sur les « lacunes » des outils de conception des logements entraînant un inconfort d’été lié à un « pouvoir d’agir » limité des habitants. Côté analyse du cycle de vie des bâtiments, le temps de retour carbone, c’est-à-dire le temps necessaire pour compenser les émissions de gaz à effet de serre liées à leur rénovation grâce aux économies d'énergie qu'elle permet pendant son usage, est systématiquement inférieur à 30 ans (sous les 5 ans dans 74 % des cas), notamment grâce par exemple au recours au chauffage bois ou PAC et à la sortie du statut de passoires thermiques. Le coût reste quant à lui un point noir : les participants insistent sur la nécessité « d’aides financières » conséquentes pour atteindre des performances intéressantes. Le rapport livre aussi des retours sur la réduction radicale des risques de pathologies en isolation par l’intérieur avec des isolants biosourcés (sept maisons) et sur l’efficacité de rénovations effectuées dans le cadre de financements CEE de type Coup de pouce « Rénovation globale » ou BBC par étapes. 1 000 pages de données pour accélérer la transition.

Un nouveau routeur pour piloter votre production solaire
ÉQUIPEMENT FLASHbox de Dualsun fait son entrée sur le marché des routeurs solaires, nouveau sésame du pilotage de sa production photovoltaïque. Compatible avec tout type d’installation électrique, avec ou sans compteur Linky, et tout type de chauffe-eau sans limite de puissance, il permet, d'après son fabricant, d’atteindre 60 à 80 % d’autoconsommation contre 30 à 40 % habituellement. Lui est associée une application pour paramétrer son activation (seuil d’excédent, heure, etc.) et surveiller à distance la production solaire et la consommation électrique de la maison. Le routeur n’est pour l’instant vendu qu’aux professionnels, en association avec des panneaux solaires Dualsun, pour 225 € TTC hors pose et si facturé par un professionnel certifié RGE.
