S'ouvrir d'autres horizons que le gazon

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Par Christophe Tréhet

Publié le 26 avril 2021

5 minutes de lecture


Diversifier les étendues végétales au profit d’espèces adaptées au contexte local et aux usages des diverses zones du jardin réduit les charges d’entretien et favorise la biodiversité. Sans compter les attraits esthétiques d'un extérieur foisonnant de vie, de couleurs et de volumes.

Avis d'expert.es

D’un vert profond et doux, le gazon s’est imposé dans l’imaginaire collectif comme l’élément clé du plaisir au jardin. Mais ce plaisir coûte cher. Si les emblématiques gazons britanniques sont naturellement nourris de pluies abondantes, en France « l’arrosage d’un gazon nécessite près de 1 000 l/m² par an à Montpellier », prévient Olivier Filippi, pépiniériste spécialiste des plantes pour jardin sec. L’auteur d’Alternatives au gazon(1) précise que les graminées qui constituent les gazons traditionnels, ray-grass anglais en tête, « sont des espèces particulièrement gourmandes en azote ». Autrement dit, en engrais. Par ailleurs, l’obtention d’un couvert dense et ras (bien pauvre en biodiversité) tout au long de l’année implique des tontes régulières, « cinq à dix par an minimum », prévient Lucie Heitz, de l’entreprise Nungesser semences spécialisée dans la création de sites paysagers. De quoi donner envie d’être plus créatif et de changer de regard pour adopter une approche plus écologique.

Première question à se poser, d'après Aymeric Lazarin, enseignant en gestion des espaces naturels et paysagiste(2) : « La pelouse est-elle utile partout ? Autour d’un salon de jardin ou pour jouer au ballon, elle joue son rôle, mais ailleurs ? » Notez les usages prévus pour chaque zone du jardin (passages soumis au piétinement, etc.) pour réserver la pelouse aux espaces qui l’imposent. Dans l’idéal, observez pendant une année les variations d’ensoleillement (talus au sud, zones toujours à l’ombre, etc.) afin de distinguer les « micro-climats ». À partir de là, adoptez une gestion différenciée, qui consiste à « appliquer à chaque espace le mode de gestion qui lui est le plus adapté », précise-t-il. Ainsi, vos aménagements futurs composeront avec la nature tout en répondant à vos besoins. Plus de diversité signifie-t-il plus de travail? « Au contraire, l’idée est de mettre en place des couverts autonomes qui demandent peu d’entretien et permettent de faire des économies ! »

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