Atteindre la basse consommation en rénovation, un rêve accessible
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Par Géraldine Houot
Publié le 30 juillet 2026
Avoir des performances énergétiques proches du neuf quand on rénove, c’est possible. Mais atteindre une basse consommation requiert parfois des compromis.
Avis d'expert·es
Passer son besoin d’énergie sous 111 kWhEP/m2.an, c’est aussi possible en rénovation. Même dans le bâti ancien. Fin mars 2026, en France, 11 713 maisons rénovées et 431 285 logements collectifs ont atteint ces performances en décrochant le label Bâtiment basse consommation énergétique (BBC rénovation). Créé en 2009, le label s’est aligné en 2024 sur la méthode de calcul utilisée pour le diagnostic de performance énergétique (DPE), la méthode 3CL(1). « Mais l’atteinte de l’équivalent d’une étiquette A ou B ne suffit pas », insiste Sébastien Lefeuvre, responsable de l'Observatoire BBC et responsable financier de l'association Effinergie (34) à l’origine de ce label. Les déperditions thermiques globales du bâtiment doivent être très limitées et un test d’étanchéité à l’air doit attester qu’à l’issue des travaux le débit de fuite est ≤ à 1,20 m3/h.m2, quand la RE2020 que doit respecter la construction neuve exige une valeur inférieure ou égale à 0,6 m3/h.m2 pour les maisons individuelles et inférieure ou égale à 1,0 m3/h.m2 dans le collectif. « C’est un niveau relativement exigeant sauf à remettre le gros œuvre à nu », estime Clément Daval, gérant du bureau d’études thermiques et contractant général BE&CO. « Le label nécessite de travailler minutieusement sur l’enveloppe du bâtiment, c’est-à-dire l’isolation, les ponts thermiques et l’étanchéité à l’air, pour réduire les besoins en énergie, avant d’améliorer les systèmes énergétiques », résume Sébastien Lefeuvre.
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