Equipement : Installer et entretenir une VMC double flux

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Autoconstructeurs débutants, s’abstenir ! Poser une VMC double flux requiert expérience et précision pour s’assurer une ventilation sécurisée, efficace et non bruyante.

Une VMC double flux a plusieurs avantages

Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux a plusieurs avantages. Elle permet d’évacuer l’humidité excessive ainsi que les polluants contenus dans l’air intérieur de l’habitation, le tout selon un fonctionnement automatique. Terminés les inconvénients thermiques d’une VMC simple flux ou d’un extracteur. Ici, les calories de l’air sortant sont récupérées par l’air entrant via un échangeur.

Il est recommandé aux autoconstructeurs d’être accompagnés

Installer un tel équipement requiert d’être expérimenté. Étant donné la complexité de l’installation et le coût de l’investissement, il est recommandé aux autoconstructeurs d’être accompagnés par un professionnel pour le dimensionnement et le plan du réseau (nombre de bouches par pièce, taille des gaines, débit de ventilation, etc.), puis pour la mise en service si l’on veut obtenir une ventilation efficace et éviter les déboires (soufflerie bruyante consécutive à une vitesse de circulation de l’air trop élevée, etc.).

Un disjoncteur C10 indépendant affilié au caisson de VMC est obligatoire afin d’éteindre la ventilation en cas de départ de feu. Bien entretenue, une VMC double flux peut avoir une durée de vie supérieure à 20 ans (contre trois ans si elle n’est pas entretenue), d’où l’intérêt de choisir une centrale dont les pièces (ventilateur, échangeur) sont facilement réparables. Une maintenance régulière, par un professionnel, tous les deux ans est bienvenue.

Matériel

• Caisson de la VMC

• Gaines semi-rigides

• Coudes

• Réducteurs de section

• Manchettes de bouche

• Bouchons

• Sorties de bouche

• Adhésif d’étanchéité à l’air

• Si isolation du caisson : OSB, vis à bois, laine de bois semi-rigide 80 ou 100 mm

Outils

• Cutter

• Visseuse

• Perceuse

• Débitmètre

• Si isolation du caisson : scie à bois, scie circulaire


Santé : des capteurs pour la qualité de son air intérieur

capteurs

Avec les confinements à répétition, l’enjeu d’une bonne qualité de l’air intérieur s’est à nouveau invité dans les demeures. Le sujet est sensible, car il touche la santé de tout le monde, et délicat car ce type de pollution ne se voit pas. Pourtant, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI(1)) montre que cette pollution est plus importante qu’en extérieur. Il existe d’ailleurs peu de corrélation directe entre les deux. Vivre en rase campagne, au milieu des bois, n’exempte pas d’avoir un air intérieur très vicié. Et cette nuisance augmente ces dernières années : les bâtiments économes en énergie ont une étanchéité à l’air de plus en plus performante, mais les systèmes de ventilation ne fonctionnent pas toujours parfaitement.

Les polluants se classent en trois catégories : chimique (COV, CO, NOx, benzène, etc.), biologique (virus, bactéries, moisissures, allergènes, etc.) et physique (particules, fibres d’amiante, fibres minérales artificielles, radon, champs électromagnétiques, etc.). Si des capteurs grand public ont fait leur apparition, impossible de mesurer les 2 741 polluants intérieurs répertoriés par l’OQAI, dont 254 sont considérés dangereux. Et si ces utiles outils donnent des indications, ils ne dispensent pas de ventiler, ni de faire attention à ses habitudes et ses achats.

Des guides de bonnes pratiques existent

Car mesurer la qualité de son air peut vite se transformer en chemin de croix onéreux. Recevoir des alertes régulières pour certains polluants peut même induire angoisse et stress. Le plus serein reste la prévention, puis d’opter pour un simple appareil de mesure d’humidité relative, température et CO2 à moins de 100 €. Si la qualité faiblit, c’est qu’il est temps de ventiler plus ou d’aérer. Une ventilation efficace et permanente reste la base d’une saine atmosphère. Une VMC double flux bien installée et bien réglée permettra aussi de filtrer l’air entrant. Des guides de bonnes pratiques existent, comme le Guide grand air de Medieco disponible gratuitement
en téléchargement(2).

L’obligatoire et l’indispensable : détecteur de fumée et de CO  

Depuis 2015, les détecteurs de fumée sont obligatoires dans les habitations. Pourtant, il y a plus dangereux que les fumées : le monoxyde de carbone (CO). Le site du Gouvernement le rappelle, ce « gaz incolore, inodore, toxique et potentiellement mortel […] résulte d’une combustion incomplète […] ». Il est responsable d’une centaine de décès annuels en France. Ne pas oublier l’entretien des systèmes de chauffage et posséder un extincteur. Un capteur standard coûte 30 €. Un petit rien pour sauver des vies !

L’incontournable en zone radon  

Le radon, gaz radioactif naturellement présent dans les sous-sols granitiques et riches en uranium, est responsable de 3 000 décès par an.


Cahier pratique : Entretenir sa VMC simple flux

Entretenir sa vmc

Entretenir sa VMC

Une ventilation silencieuse se fait vite oublier, pourtant son entretien est essentiel à son efficacité et à sa longévité.

Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) a pour objectif de renouveler l’air intérieur de l’habitation afin d’en extraire l’humidité excessive, les odeurs ainsi que les polluants. Les modèles à simple flux aspirent l’air des pièces dites sèches (chambres, salle à manger, salon) vers les espaces plus humides (WC, salle de bains, cuisine) jusqu’à l’extérieur, via un caisson motorisé électrique. Tout ce circuit, aérien entre pièces sèches et humides, puis dans des gaines en plastique jusqu’à l’extérieur, doit être propre et bien disposé afin que le flux d’air soit opérant et suffisant.

La vigilance est de mise

Si des traces d’humidité apparaissent dans l’habitation, autour des menuiseries ou au coin des pièces, si l’ambiance devient inconfortable (difficulté à se réchauffer) ou que la VMC émet un bruit de souffle plus conséquent, c’est sans doute que son fonctionnement est altéré. Voilà pourquoi il faut garder un œil et une oreille attentive à cet équipement. En outre, nombre d’incendies dans les combles s’expliquent par un échauffement du moteur de ventilation, dû par exemple à un recouvrement accidentel du caisson.[…]

Ma VMC fait du bruit

En principe peu incommodante si elle est bien installée, devient plus sonore (souffle), plusieurs causes peuvent être explorées. Le nettoyage des bouches et des gaines a-t-il été fait régulièrement ? Les clapets des bouches d’extraction sont-ils coincés en position basse (il existe sur certaines un mode « boost » pour lequel l’ouverture est plus large) ? Un objet est-il tombé sur une gaine réduisant son diamètre ?

Le détalonnage, quésaco ?

Dans le cas où le niveau du sol de certaines pièces a été modifié, il faut s’assurer que l’espace sous les portes reste suffisant pour permettre le passage d’air nécessaire à la ventilation des pièces. Comptez 1 cm dans les pièces sèches et 2 cm à l’entrée de la cuisine.


Énergie

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Inspirez ! Expirez ! La maison aussi a besoin d’air.

Trop souvent négligée, la ventilation est pourtant primordiale pour la santé du bâtiment mais aussi pour la vôtre. À l’heure des économies d’énergie, il faut pourtant savoir la maîtriser car c’est également une source importante de déperdition de chaleur. Vmc simple flux hygroréglables, vmc double flux, derrière ces mots barbares se cachent des équipements indispensables qu’il faut apprendre à connaître.