Territoire : Apala, incubateur libre pour solutions low-tech

APALA solutions low-tech

L’arrivée dans les locaux d’Apala est un condensé de la vie urbaine contemporaine. Avant de les atteindre, il faut naviguer dans la circulation chargée de l’ancienne Cité des Ducs de Bretagne, s’engouffrer dans la zone portuaire de l’île de Nantes devenue une florissante friche industrielle et pénétrer sous les anciennes serres du marché aux fleurs reconverti en Agronaute, un espace de cotravail. 

S’ouvre alors un décor dans lequel se côtoient agriculture urbaine, entrepôt de plantes verdoyantes, atelier de céramique, fabrication de compost, confection de meubles en bois, textile d’occasion, bistrot associatif et espaces de réparation. Au-milieu de la nuée, l’association connue depuis 2013 sous le nom né de l’acronyme « Aux petits acteurs l’avenir » dévoile certaines de ses réalisations, de pots de parmesan végétal, cuisiné et vendu par ses soins pour diminuer la dépendance aux produits issus de l’élevage, jusqu’à l’exposition de vélos fraîchement remis en état. « Nous avons intégré l’Agronaute en 2021. Au départ, nous sommes tous intéressés par le développement des énergies renouvelables et nous voulions agir pour soutenir des solutions pour la transition », raconte Jonathan Gueguen, l’un des fondateurs.

Changer les pratiques dès l’école

Le credo d’Apala : miser sur la multiplication des initiatives portées par de petites structures à la fois créatives et réactives et sensibiliser le public. Incubateur et lieu de recherche-développement, plusieurs projets y ont fait leur nid. Pour l’École centrale de Nantes, ses membres viennent par exemple d’achever la construction d’un dôme géodésique pour que les étudiants s’essaient en situation réelle à la recherche de la bonne hygrométrie pour le bon usage, en jouant sur la conception des ouvrants. « Il existe de nombreuses solutions industrielles toutes faites. Nous voulons en créer de nouvelles. Faire entrer la transition dans l’enseignement grâce à la pratique, c’est aussi changer les choses », affirme Jonathan.

Démocratiser des solutions low-tech et reproductibles.

Autre ambition de l’association, démocratiser des solutions low-tech et reproductibles. « La découverte du rocket stove, de Ianto Evans, et de son succès dans le milieu alternatif nous a inspirés. Nous avons eu envie de proposer quelque chose de plus calibré et nous nous sommes lancés dans l’autoconstuction de poêles de masse dont nous voulons à terme livrer les plans en libre », relate-t-il. Mais pas seulement. Après plusieurs autoconstructions, les membres d’Apala ont l’intention de faire certifier leur modèle autoconstructible auprès du CSTB(1). « C’est une entrée dans les méandres de la certification, mais ce serait une avancée supplémentaire pour favoriser la réplication de cette solution », précise Jonathan.


Énergies renouvelables, quand les citoyens entrent dans la danse

Les Clés de la rénovation, émission de mars 2018 sur les énergies citoyennes renouvelables

«Énergies Renouvelables et moi et moi et toi…» Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les projets participatifs et locaux de production d’ énergies citoyennes renouvelables… et pourquoi pas vous impliquer dans une action près de chez vous!

Thomas Le Bris, fondateur de l’association CoopaWatt, et Michel Leclercq, président de l’association Énergie Partagée, vice-président de l’association Éoliennes en Pays de Vilaine, ont répondu aux questions des internautes concernant les énergies citoyennes renouvelables dans l’émission des Clés de la rénovation du mois de février 2018.

Minutage des questions
  • Quand on entend parler d’énergie renouvelable, on pense plutôt l’énergie du vent (l’éolien) ou l’énergie du soleil pour produire de l’électricité (photovoltaïque). Quelles sont les autres sources d’ énergies citoyennes renouvelables ? (4’50)
  • Que répondez-vous à ceux qui disent que la transition énergétique, c’est du greenwashing ? Est ce qu’il est possible de faire de grands projets solaires citoyens ou finalement on ne parle que de tout petits projets sans impact notable à l’échelle du territoire ? (6’40) En quoi participe exactement la participation des citoyens ? Simple investissement ou plus ? (10’15 ) Quels sont les différentes possibilités pour (s’)investir dans un projet d’énergies renouvelables participatif ou citoyen ? (15′)
  • Pourquoi développer des projets citoyens et quelles sont les plus-values d’un projet citoyen pour un territoire? Ne faut-il pas plutôt laisser cela à des professionnels de l’énergie, comme des groupes de BTP ou des grands fournisseurs d’énergie ? (22’20)

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Billet d’humeur : la transition énergétique

la transition énergétique

Le monde balbutiant de la transition énergétique et des énergies renouvelables.

Et oui, déjà cent numéros de l’irremplaçable magazine mitonné tous les deux mois avec autant de passion que de talent par l’équipe de rédaction. Cent numéros, donc, et bientôt 17 ans d’âge. Or, depuis le génial Rimbaud, on sait bien que l’on n’est pas sérieux quand on a 17 ans…Au moment de la naissance de la revue, en février 2001 (un collector), où en était le monde balbutiant de la transition énergétique et des énergies renouvelables ?

Amusons-nous un moment d’un retour vers le passé.

En février 2001, la réglementation thermique RT 2000 venait tout juste d’entrer en vigueur, le 1er janvier de cette année-là. Elle n’était pas très éloignée de celle de 1982 et les consommations de chauffage des constructions neuves, de l’ordre de 100 à 150 kWh/m2. Aujourd’hui, les habitations peuvent être 10 fois plus performantes. Et à tel point qu’avec le niveau passif (15 kWh/m2) on peut désormais résoudre le problème du chauffage… en s’en passant, tout simplement !

Depuis 2001, la consommation moyenne d’un réfrigérateur a été divisée par 4 : l’étiquette A-G, instaurée en 1995, ne suffisant plus, il a fallu inventer les classes A+, puis A++ et enfin A+++ ! Lors de la sortie du n° 1 de La Maison écologique, la France n’était équipée que de 39 mégawatts (MW) de puissance éolienne, soit environ un demi-watt éolien par français. Fin 2016, la puissance installée était de 11 670 MW, soit 299 fois plus. Et il s’installe sur la planète 170 éoliennes… par jour ! En 2001, le solaire photovoltaïque était alors presque confidentiel, émergeant tout juste des satellites et des calculatrices.

Au niveau mondial, la puissance installée n’était que de 1 428 MW. Elle est aujourd’hui de… 178 400 MW ! Le dragon chinois, qui ne carburait qu’au charbon, a réalisé un spectaculaire grand bond en avant…
Retrouvez de brefs « tweets d’humeur » en suivant @ThierrySalomon


Avis d’expert

compteur Linky

Compteur Linky, quel apport à la transition énergétique ?

D’ici 2021, 35 millions de foyers français seront équipés de nouveaux compteurs communicants linky, selon la loi de transition énergétique adoptés en 2015, pour un coût évalué à 5 milliards d’euros.


Court-métrage – L’éolienne en papier

L'éolienne en papier

Depuis six ans, le concours de courts-métrages CLER Obscur récompense chaque année des films courts sur le thème de la transition énergétique. En 2015, 21 films étaient en compétition. Durant deux semaines, les internautes ont pu choisir leurs films préférés sur le site internet du concours. Quatre d’entre eux ont été primés le 8 décembre dernier lors d’une remise des prix organisée au cours de la COP 21 à Paris. Le gagnant du Prix du Jury 2015 est L’éolienne en papier de Maxence Jamet.

Bravo à lui et aux autres lauréats.