Enquête traitement du bois : Le bois traité, maltraité ?

traitement du bois

Les traitements que peut subir le bois de construction font-ils systématiquement partir en fumée les vertus écologiques de ce matériau ? Des alternatives plus vertueuses émergent progressivement face aux produits chimiques biocides.

Les bâtiments neufs doivent être conçus et construits de façon à résister à l’action des termites et autres insectes xylophages. À cet effet doivent être mis en oeuvre, pour les éléments participant à la solidité des structures, soit des bois naturellement résistant aux insectes ou des bois ou matériaux dérivés dont la durabilité a été renforcée, soit des dispositifs permettant le traitement ou le remplacement des éléments en bois ou matériaux dérivés », impose le Code de la construction et de l’habitation. Il est donc possible d’utiliser du bois non traité si l’essence est naturellement durable.

Bien des constructeurs ne se prêtent pourtant pas au jeu.

« Une essence locale et naturellement durable est environ 50 % plus chère qu’un bois d’importation (épicéa, sapin) traité classiquement », confie Yves Mascart, prescripteur à Professions bois. Un bois non naturellement durable peut aussi être utilisé sans traitement tant que l’on peut vérifier son bon état et, en cas d’attaque, le changer ou le traiter. Sinon, il faut le rendre artificiellement résistant grâce à un traitement.

 


Finitions : Cire Naturelle maison

Cire naturelle maison

Recette et mise en oeuvre pour fabriquer soi-même une cire naturelle maison

La cire est un produit naturel incontournable pour entretenir les meubles en bois et leur donner un joli rendu satiné. La recette présentée ici mêle cire d’abeille, huile de lin et essence d’écorce d’agrume. Elle laissera une odeur agréable dans la maison. Fabriquer soi-même la cire en pâte est assez simple. En version neutre, elle est utilisée pour l’entretien courant des meubles en bois. En la personnalisant, avec des pigments, des nacres, des micas ou encore des poudres métalliques, elle apportera une finition originale, un effet patiné (coloré).

 


Avis d’experts : Quelles solutions non biocides pour protéger le bois ?



Quelles solutions non biocides pour protéger le bois ?

Insecte et champignons sont des menaces pour la pérennité de la charpente et des bois extérieurs qu’il faut éloigner au plus tôt. Si des solutions alternatives aux traitements biocides émergent, les professionnels préconisent une meilleure conception grâce à une connaissance plus précise du matériau.

Le renforcement de la réglementation européenne sur l’usage des produits biocides, afin de limiter les risques pour l’homme et l’environnement, a permis d’élargir la palette des solutions alternatives aux traitements chimiques : imprégnation par autoclave, trempage ou badigeon. Non biocides, ces nouvelles méthodes reposent sur la même stratégie : “modifier la structure de base du bois pour le rendre moins hydrophile, plus stable dimensionnellement, en réduisant sa capacité à gonfler ou se rétracter suivant l’humidité extérieure, et moins appétant pour les champignons lignivores (mérules, coniophores…) et selon les cas pour les insectes à larves xylophages (capricornes, lyctus, vrillettes…)”, résume Phillippe Gérardin. On parle ainsi de “nouveaux matériaux”. Parmi eux, les bois THT (traités par haute température), sont obtenus par pyrolyse douce par chauffage entre 160 et 240° en utilisant différents procédés ayant tous en commun de fonctionner en atmosphère pauvre en oxygène, comme l’azote pour la rétification.

Autres solutions, les bois modifiés chimiquement par imprégnation d’un réactif au cœur du bois : l’anhydride acétique (dérivé du vinaigre) dans le processus d’acétylation pour le procédé néerlandais Accoya et l’alcool furfurylique (produit à partir de déchets issus de productions végétales) polymérisé à chaud pour le procédé norvégien Kebony. Si la résistance aux parasites (aussi appelée durabilité biologique) de ces différents bois modifiés à cœur est reconnue par les experts, elle ne bénéficie à ce jour d’aucune certification. Leur usage en extérieur est donc conseillé au maximum pour la classe d’emploi 3 (voir encadré ci-contre) pour les bois THT et pour la classe 4 en ce qui concerne les bois modifiés chimiquement.


Matériau : éviter les termites

termites

Terminus pour les termites.

Le développement de la construction bois donne aux termites un garde-manger de premier choix. Mais pas de panique, leur fringale est contrôlable. On vous explique tout pour éviter les grignotages…

Les termites vivent en colonie au sein de laquelle les individus accomplissent des tâches spécialisées. Ce sont des insectes xylophages (qui mangent du bois), la cellulose constituant l’essentiel de leur nourriture. Pour la plupart totalement aveugles, ils sont aussi lucifuges (ils fuient la lumière), ce qui les rend difficiles à repérer. Parmi les nombreuses familles de termites, deux squattent l’Hexagone : le kalotermes, « termite de bois sec », et le reticulitermes, « termite souterrain ». Le kalotermes vit en petite colonie dans les branches mortes des arbres vivants et ne représente pas une menace pour nos habitats, car ses déplacements sont limités.


Bardage et lambris bois

lambris teintés ou de panneaux cirés

Il y a une décennie, le bois dans la construction se limitait aux planchers, aux lambris et à la charpente. On le disait peu résistant à l’humidité, on fronçait les sourcils face à son changement de teinte en extérieur. Peu à peu pourtant, l’air de rien, notre oeil s’est habitué aux façades en bois. De nombreux murs intérieurs sont désormais tapissés de belles planches brutes, de lambris teintés ou de panneaux cirés. Le bois sera-t-il le matériau de finition de demain ? Enquête au centre de cette petite révolution silencieuse.


Construire en bois

maison bois

Vivre dans une maison bois. Vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir passer le cap et nous nous en réjouissons car c’est un matériau que nous affectionnons. Alors promenons-nous dans les bois, pendant que les chasseurs et les bûcherons n’y sont pas, histoire de vous faire découvrir la filière construction bois en France. Quelles essences, quelles techniques d’édification, quels traitements, quel entretien, quel prix, quel avenir pour les maisons bois ? Autant de questions dont vous trouverez les réponses dans ce dossier qui ne manie pas la langue de bois.


Maisons à ossature bois

maison saine et économe en énergie

Les clés pour vivre dans une maison saine et économe en énergie.

Quatre ans après notre dernier dossier sur la construction bois, il était temps de revenir sur le sujet avec de nouveaux éléments sur les pratiques les plus intéressantes !

Axé sur la technique la plus commune, l’ossature bois, ce dossier souhaite apporter les solutions pour bien choisir son bois (essences, traitements), et concevoir au mieux votre maison (inertie, isolation, étanchéité à l’air). Autant de problématiques qui trouvent aujourd’hui des réponses claires issues de l’expérience de nombreux constructeurs et autoconstructeurs.


Bois

traitement des bois extérieurs

Le traitement des bois extérieurs : le sel de bore, les lasures et laques naturelles. La charpente, les fenêtres, les portes, le bardage, la terrasse, les jeux pour enfants, comment protéger le bois à l’extérieur des champignons et des insectes xylophages ?


Matériau

Charpente sans insecte

Charpente sans insecte.
Techniques et produits contre les attaques d’insectes xylophages.

Vrillettes, capricornes, lyctus, autant de jolis petits insectes que l’on préférerait ne pas voir gambader sur nos charpentes en bois. Mais comment faire pour les empêcher de trouver gîte et couvert sous votre toit ? Existe-t-il des produits sains capables de les faire déguerpir ? Voici des réponses pour appréhender le problème sans angoisser.