Avis d’experts enquête : Réseaux de chaleur : cap sur les renouvelables

réseaux de chaleur

3321 km au total en 2009, 5 964 km en 2019 ! En dix ans, les réseaux de production et de distribution de chaleur se sont considérablement développés en France. Si les premiers ont été construits dans les années 1930 comme des outils de mutualisation énergétique pour alimenter en chauffage et en eau chaude les centres des grandes villes, ils se sont développés dans les nouvelles zones de logements pour participer à une politique urbaine et sociale. Ils investissent également petit à petit les campagnes où ils permettent aux communes une reprise en main de la question énergétique. Contrairement aux réseaux de ville, souvent exploités via une délégation de service public par des entreprises spécialisées et raccordés à des logements collectifs et des bâtiments tertiaires, les réseaux ruraux sont en général exploités en régie par la collectivité qui les porte, faute d’intéresser les opérateurs de réseaux. « Malgré la faible densité de population, ils trouvent leur modèle économique en reliant quelques bâtiments importants, comme ceux des hôpitaux et des collectivités, et éventuellement des particuliers », explique Guillaume Perrin, chef du service des réseaux de chaleur et de froid de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies, la FNCCR.

Du local dans les réseaux de chaleur

Alimentés au départ essentiellement par des énergies fossiles, les réseaux de chaleur deviennent depuis les années 2010 un outil phare des politiques publiques pour décarboner la chaleur. « L’un des principaux arguments en faveur de ces infrastructures est qu’elles mobilisent massivement des gisements d’énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) locales non distribuables autrement, comme la géothermie profonde, le bois dans des chaufferies de forte puissance, la chaleur issue de l’incinération des déchets… Et elles font basculer d’un seul coup de nombreux usagers vers les EnR&R », poursuit Guillaume Perrin. En dix ans, leur utilisation dans les réseaux a doublé pour atteindre 59,4 % (15 TWh) en 2019(1).

Si la géothermie profonde est l’énergie verte historique des réseaux de chaleur, l’énergie issue des Unités d’incinération des ordures ménagères (UIOM) est actuellement la plus représentée. « L’énergie des UIOM, si elle n’est pas valorisée, est perdue. C’est donc l’une des options privilégiées lors de l’étude des possibilités d’alimentation d’un réseau, avec la chaleur fatale industrielle », justifie Arnaud Mainsant, du service Réseaux et énergies renouvelables de l’Ademe, qui subventionne le développement des réseaux de chaleur alimentés à plus de 65 % par des EnR&R. Pour fournir de la chaleur à la ZAC Bordeaux Euratlantique, Bordeaux Métropole a ainsi opté pour un réseau qui devrait, d’ici une dizaine d’années, être couvert à 90 % par l’énergie de l’UIOM de Bègles (complément au gaz).


Pourquoi mon enduit à la chaux a fissuré ?

Enduit à la chaux ©Monique Cerro

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Petit exemple de ce que l’on peut trouver dans cette FAQ technique.

Pourquoi mon enduit à la chaux a fissuré ?

” En extérieur, sur un vieux pignon en argile très dégradé, après avoir tendu un grillage, j’ai procédé à un dégrossi à la chaux et à l’argile. Un mois après, par très beau temps, j’ai appliqué l’enduit suivant : 1 sac de 35 kg de cao HL 5 + 16 pelles de sable + 14 pelles d’argile. Dès le lendemain apparaissaient des fissures, que j’ai rebouchées à la taloche-éponge… En vain. Les jours suivants, le phénomène a continué. Quelles en sont les causes ? Merci. Roland T. ”

Réponse de Monique Cerro, artisane, formatrice et auteure Lire la suite