Mobilier : Tiroirs à la mode récup’

Tiroirs à la mode récup'

Fabriquer des rangements à partir de plaques d’isorel récupérées.

Si vous ne connaissez pas les plaques d’Isorel, sachez qu’elles sont utilisées par les professionnels notamment pour faciliter les activités de logistique (intercalaire de palette), mais aussi pour des aménagements divers (plaquage, coffrage léger, fond de meuble, etc.). D’une épaisseur de 3 mm, on peut en récupérer auprès des commerces d’alimentation en format d’environ 80 x 120 cm (elles servent à caler les marchandises). Pour des plaques plus grandes d’environ 1 x 2,75 m, il faut se tourner vers les négoces de matériaux et les enseignes de bricolage.

L’Isorel est constitué de fibres de bois dures, obtenues par polymérisation sous pression et chaleur, mais sans adjonction de colle synthétique. Les panneaux présentent une face lisse, d’aspect moucheté assez esthétique, et une face granuleuse. Ce matériau est flexible, dense et résistant. Il se découpe facilement au cutter. La seule restriction pour l’Isorel, comme pour le carton, est que l’utilisation ne doit se faire qu’en milieu sec, excluant l’extérieur ou l’exposition à l’humidité.

Léger mais néanmoins solide, l’Isorel se prête volontiers à la création de boîtes, de tiroirs, de séparateurs de tiroirs, de mini-rangements… Ce qui se révèle bien pratique pour finaliser l’aménagement d’un dressing, d’une buanderie, d’un cellier ou encore d’un coin bricolage.


Se chauffer grâce au biogaz

Se chauffer grâce au biogaz

Se chauffer avec nos déchets

Nos poubelles débordent, pourquoi ne pas utiliser nos déchets pour nous chauffer ? Si le concept est séduisant, il reste complexe à concrétiser à l’échelle individuelle, sous les latitudes françaises. Mais pourquoi pas en collectif…

Recycler ses déchets et se chauffer. En théorie, ces deux notions se complètent bien grâce à la méthanisation. Les biodéchets sont placés dans une cuve (méthaniseur) qui, en l’absence d’oxygène, produit un gaz inflammable, essentiellement composé de méthane. On pourrait donc se servir de nos déchets fermentescibles (épluchures, restes alimentaires, tonte de pelouse…) pour chauffer l’eau de nos radiateurs.

C’est l’esprit du système Jean Pain qui, quant à lui, consiste à emmagasiner du compost humide et récupérer la chaleur qui s’en dégage, sans production de gaz. Pierre1911, un bloggeur touche-à-tout engagé dans l’autonomie, l’a testé. Il a collecté 20 t de bois vert(1) autour de chez lui (environ 30 m3) et les a broyés. Il en a ensachés, puis disposés en cube, en plein air dans son jardin. Au centre, il a ensuite alterné les couches de broyat et les tuyaux d’eau et a ajouté du fumier de chèvre pour accélérer le processus. Les tuyaux ont été raccordés au système de chauffage central. Le réacteur est monté à plus de 50°C et a permis de chauffer trois pièces à 18°C durant quatre mois d’hiver.

 


Rencontre en Uruguay

Ecole en Uruguay

Un vaisseau autonome pour les mômes.

À Jaureguiberry, en Uruguay, se trouve la première école 100 % durable d’Amérique Latine. Construite selon le principe des earthships (vaisseaux de terre), elle est composée principalement de matériaux recyclés et est autonome en énergie.


Rencontre à l’horizon

Récupérer, réutiliser, recycler

Récupérer, réutiliser, recycler au Québec.

Caroline L’Archevêque pédale de chantiers en chantiers pour découvrir la multitude d’écohabitats qui parsèment son pays. Elle a posé guidon et truelle pour nous emmener voir comment nos cousins québécois appliquent la fameuse règle des 3R.