Construisez votre autonomie avec Nerzh Nevez

stages autonomie énergie avec Nerzh Nevez

Avec Nerzh Nevez, libérez les énergies pour devenir autonome

de Marie-Emmanuelle Grignon en partenariat avec le magazine Eco-Bretons (web média des transitions écologiques en Bretagne)

Adeptes du DIY et de l’autonomie, participez aux stages organisés par Nerzh Nevez. Au programme, fabrication de butaphone avec une bouteille de gaz, de Rocket Stove (réchaud à bois) ou encore d’éolienne domestique de type Pigott en chantier collectif.

Apprendre à fabriquer une éolienne domestique de type Pigott ? Un « Rocket Stove » (foyer à bois efficient) ? Un « butaphone » (instrument de musique à partir de bouteilles de gaz recyclées) ? C’est possible grâce à Nerzh Nevez. Cette auto-entreprise bretonne propose toute l’année des stages, dont l’objectif est « d’apprendre en faisant », explique Laurent Aubertin, le fondateur de la structure. Ce passionné d’autonomie énergétique organise ainsi de nombreuses formations dans des lieux de transitions écologiques, comme par exemple à l’Ecocentre du Tregor (22), ou encore au Bois du Barde à Mellionnec (22). Il intervient également en tant que formateur pour certaines entreprises, ou encore à la demande chez des particuliers, pour des chantiers participatifs par exemple.

 

Butaphone, éolienne Pigott et fabrication de Rocket Stove © Nerzh Nevez
Fabrication de Rocket Stove, éolienne Pigott et Butaphone  © Nerzh Nevez

 

Apprendre à devenir autonomie

En suivant un des stages proposé, chacun peut repartir avec un objet qu’il a fabriqué. Mais également apprendre, découvrir ou perfectionner des techniques qui pourront être utiles pour devenir plus autonome. C’est le cas notamment lors des sessions de maintenance d’éolienne Pigott, qui ont lieu chez des particuliers qui en possèdent une. « Cela permet aux personnes intéressées de venir sur place voir comment ça se passe, et trouver réponses à des questions sur le bruit, les relations de voisinage, l’entretien de l’éolienne… », précise Laurent Aubertin. Les sessions sont accessibles à tous, moyennant finances. Comptez par exemple 140 € pour un stage de deux jours autour du butaphone (que vous emporterez à la fin), ou encore 350 € pour quatre jours de fabrication de Rocket Stove.

« Le public qui participe est très varié. On a par exemples des parents qui font l’école à la maison et qui viennent avec leurs jeunes enfants, des artisans qui veulent se former aux énergies renouvelables, des bricoleurs qui veulent souder, des personnes intéressées par l’objet en lui-même… Et les femmes sont largement représentées ! », note Laurent.


Rénover : Une rénovation partagée avec les artisans

Rénovation partagée avec les artisans

Acquérir ne nouvelles compétences auprès des artisans tout en rénovant leur maison, tel est le pari relevé par Carine et Hoai-An dans la Vienne. Et la bâtisse vieillotte devint chaleureuse, faisant honneur à son majestueux poêle de masse.

En quête d’une maison adaptée à leur mode de vie, Carine et Hoai-An craquent fin 2013 pour un terrain arboré de 3 000 m2 en plein quartier-village de Châtellerault (86). Une maison des années 1960, n’ayant jamais connu de transformation si ce n’est l’ajout d’une véranda. « Au rez-de-chaussée, les volumes étaient répartis en petites pièces cloisonnées, la distribution manquait d’air et de luminosité, les revêtements de sol étaient démodés… C’était en plus une vraie passoire énergétique », résume Carine. Réfection de toiture, décloisonnement, création d’ouvertures, isolation thermique par l’extérieur (ITE), poêle de masse… Carine et Hoai-An, éligibles à de nombreuses aides (voir encadré p. 32), engagent une rénovation énergétique, épaulés par des artisans talentueux de la région. L’enjeu : rendre la maison plus économe en énergie et améliorer le cadre de vie. Six ans plus tard, la maison affiche une chaleureuse simplicité avec finitions naturelles en bois, chaux et terre.

Une rencontre décisive

Le fil conducteur de cette rénovation ? La lecture de J’attends une maison, de François Desombre (éd. de la Pierre Verte). Le couple y découvre le poêle de masse, alors que les radiateurs en fonte de leur maison ont disparu avec les précédents propriétaires ! Par le biais d’une amie, ils font la connaissance de Hans Hinrichs (Feu Vivant), spécialisé dans la construction de poêle à inertie. « Le poêle de masse nous a séduits par sa simplicité de fonctionnement, sa facilité d’entretien et sa longévité. Il nous a paru le plus adapté pour notre maison à étage de format carré », souligne Hoai-An. Ainsi de cette rencontre naît une prise de conscience tournée vers plus d’autonomie.

 


Cahier pratique : fabriquer une cuisinière de masse

fabriquer une cuisinière de masse

Mitonner une cuisinière de masse

Une des applications du poêle rocket permet de combiner les fonctions de cuisson et de chauffage. Alors pourquoi ne pas envisager de passer agréablement la saison froide autour du fourneau ? Voici pas à pas comment fabriquer une cuisinière de masse.

Le poêle de masse rocket est un concept de poêle économe en bois, qui assure une combustion très propre. Il transforme presque tout le bois en chaleur (rendement de 95 %) et peut stocker une grande partie des calories produites pour les restituer durant plusieurs heures. En fonctionnement, le son qu’il émet rappelle celui d’une tuyère de fusée, ce qui lui a valu son nom de rocket stove.

En dix ans, les évolutions de ce type de poêle ont permis de s’affranchir de certaines limites de sa jeunesse. Il dispose maintenant d’un chargement horizontal plus traditionnel et d’une vitre permettant de contempler le feu. Et même d’un four et d’une plancha pour les modèles cuisinières. Aussi plus puissants et plus compacts, les nouveaux poêles rocket s’intègrent plus facilement dans une pièce existante.

 


Autonomie et chauffage au bois

chauffage au bois

Le bois, champion de la chaleur renouvelable

Energie écologique, facilement disponible et bon marché, le chauffage au bois est une des meilleures solutions. Poêle de masse, poêle bouilleur ou cuisinière… la palette des équipements est large. Comment se repérer parmi toutes les options pour devenir le plus autonome possible ?

Le chauffage, l’eau chaude sanitaire et la cuisson représentent 80 % des besoins énergétiques d’un foyer(1). Une ressource renouvelable, locale et économique peut répondre à ces trois postes : le bois. Même si le coût des appareils est parfois plus onéreux que celui de solutions fossiles, le prix du combustible et sa stabilité entraînent des retours sur investissement rapides : 4 ans pour un poêle bouilleur autoconstruit, jusqu’à 8-10 ans pour une chaudière à bois déchiqueté. Pour le bois bûche (50 cm), compter 3,5 c€/ kWh de PCI(2), contre 8 c€/kWh pour le fioul et 16 c€/ kWh pour l’électricité(3). Les granulés (7 c€/kWh) conviennent à qui cherche le confort de l’automatisation ou possède un petit espace. En outre, pour l’autonomie, mieux vaut éviter produits manufacturés et appareils nécessitant un apport électrique. Et disposer d’un endroit sec pour stocker le bois et d’huile de coude pour la manutention.

Alors, poêle à convection, à hydro-accumulation dit « bouilleur », de masse, rocket stove, chaudière, quel appareil choisir ?

 

 


Bardage en bois brûlé et matériaux bruts pour cette rénovation écologique en ville

Rénovation écologique en ville à base de bardage en bois brûlé et matériaux bruts, à Vannes. Crédit: Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] Le bardage en bois brûlé de cette rénovation en fait craquer plus d’un. Katia et Jean voulaient rendre ce pavillon citadin des années 1950 économe et confortable. Pour lui donner une splendeur moderne sans grever l’environnement, ces adeptes du low-tech ont laissé apparents les matériaux bruts.

Après cinq ans à la Réunion, Katia, Jean et leurs quatre fils voulaient lumière et chaleur. « On ne visitait pas les maisons si elles n’étaient pas bien exposées », se souvient Katia. En outre, Jean rêvait d’une maison sans chauffage. Mais « je suis très frileuse, il fallait qu’il me confirme que j’aurais 22 °C ». Finalement, un poêle de masse suffit à chauffer les trois niveaux de la maison. « On peut aller partout dans la maison sans ressentir de changement de température. C’est extrêmement agréable », apprécie-t-elle. Les six mois de travaux ont été assurés en autoconstruction et par des entreprises (SARL Guyot, etc.). Originalité qui intrigue les voisins: une façade est bardée de bois brûlé.

Une nouvelle jeunesse pour cette maison du centre-ville de Vannes (Morbihan). Quand elle l’achète en 2013, la famille Guêné-Bruneau ne tombe pas sous le charme des vieilles moquettes. Ni du carrelage démodé et des façades « moches ». Ni du chauffage au gaz et de l’organisation antibioclimatique. D’abord, cuisine et salle de bains au sud avec de toutes petites fenêtres. Ensuite, pièces de vie ouvertes sur le nord… Pas question pour autant de faire table rase du passé. « On voulait laisser la maison le plus possible en l’état, donc garder les matériaux bruts », insiste Jean.

Pour en savoir plus, retrouvez notre reportage complet sur cette maison rénovée dans le magazine La Maison écologique n°103. En kiosques jusqu’à fin mars 2018 ou sur commande ici.

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Écorénovation : la maison des mille et une vies

rénovation écologique en paille et récup'

[VIDÉO] Pour leur écorénovation en pays gascon, Élisabeth et Loïc n’ont utilisé presque que des matériaux naturels. Le plus souvent on ne peut plus locaux et parfois chargés d’histoire(s). Bienvenue dans la maison aux multiples passés.

Il paraît que les chats ont sept vies. Mais difficile de savoir combien en a eu la maison qu’Élisabeth et Loïc ont restaurée dans le Gers. Ni combien elle en aura encore, puisqu’elle est presque entièrement biodégradable. La partie centrale du bâtiment date de 1797. Un bois de colombage gravé à l’extérieur révèle qu’une extension a été réalisée en 1813. « Cette maison aurait été construite avec les restes d’une métairie d’une ferme voisine qui avait brûlé, explique Loïc. Ici, c’est ce qu’on appelle une borde, la maison des ouvriers. Elle mesurait à peine 100 m2 au sol, dont une étable pour mettre un ou deux animaux. Les frais étaient minimisés, ils ont fait avec du bois de récup’. » Voilà pour les trois premières vies – au moins.

 

Techniques d’écorénovation bouillonnantes

Le chantier de Loïc et Elisabeth s’est étalé sur 5 ans. Durant cette période, ils ont travaillé à 50% sur leur maison et à 50% en dehors. Et avec un petit budget de 53000 €, ils ont remis en état la maison, isolé les murs avec un mélange de terre-paille allégé (25 cm) ou, selon les parois, de la laine de bois. Le couple s’est également essayé aux fondations en chaux et bambou, au béton de paille et chaux, aux adobes (brique de terre crue) en haut de mur et même à l’isolation en laine de mouton brute, lavée, cardée, séchée et traitée sur place ! Enfin, grâce à un chantier-école de l’association Pierre et Terre, ils ont autoconstruit leur chauffage : un poêle de masse avec banquette…

« Faire soi-même permet d’expérimenter ce qu’on veut, apprécie le couple. Et de savoir ce qu’on ne refera pas, comme le travail sur la laine de mouton brute ! »

Vous voulez en savoir plus ? Retrouvez notre reportage complet sur cette rénovation dans le magazine La Maison écologique n°102. En kiosques jusque fin janvier 2018 ou sur commande ici.

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Enquête : poêles de masse autoconstruits

poêles de masse autoconstruits

Poêles de masse autoconstruits, satisfaction ou désillusion ?

Efficace, propre, agréable, le poêle de masse a ses adeptes. Son autoconstruction se répand, mais à l’usage, le résultat est-il à la hauteur ? Retours d’expérience…

Le poêle de masse a la classe. Lors d’une flambée de deux heures, ses matériaux lourds stockent une grande partie de la chaleur, puis la restituent pendant 12 à 24 heures. Un système à haut rendement. Mais cette oeuvre de maçonnerie coûte cher. Une des raisons qui poussent nombre d’autoconstructeurs à se lancer. Plusieurs structures proposent des stages pour apprendre à les réaliser : Oxalis, Feu vivant, L’Éco-maison, La Maison en paille et autres artisans poêliers. Mais à l’usage, sont-ils satisfaits de leur poêle de masse PDM pour les intimes) fait maison ?


Chauffage au bois : les poêles de masse

les poêles de masse

Une chaleur douce à coup de masse.

Les poêles de masse permettent de concilier chaleur agréables, combustible économique et corvées de recharge de bois peu fréquentes.

Le poêle de masse, tout le monde en rêve ! Alimenté par des bûches, il fonctionne non pas par convection mais majoritairement par rayonnement. Il ne chauffe donc pas l’air mais des masses (murs, sols…) capables de conserver la chaleur et de la restituer sur le long terme. Conséquences : il procure une chaleur douce, constante, homogène, sans « courants d’air » pendant 12 à 24 heure. Il est en outre très économe en bois.

Mais si tous les amateurs de chauffage à bûches n’ont pas leur poêle de masse, c’est que l’investissement de départ est important.

 

 


Habitat léger: une yourte écologique en toute autonomie

yourte écologique

[VIDEO] La yourte de Marion et David est une mini-galaxie peuplée de sobriété, d’autonomie et de douceur de vivre. Cet habitat léger est un micro-système très solaire qui limite son impact sur la Terre.

Quand Marion et David vous ouvrent les portes de leur habitat léger, c’est une invitation à explorer une galaxie. Un micro-système autonome, circulaire, en mouvement permanent. Le soleil y occupe une place centrale. « Dans aucun autre habitat je n’ai trouvé autant de lumière, s’enthousiasme la jeune maman. Grâce à la baie vitrée plein sud entourée de deux châssis fixes. Mais aussi au dôme en plexiglas. Ils offrent un rapport direct avec l’extérieur, même en hiver. »

La faiblesse de l’isolation phonique des yourtes y participe aussi. « On entend les chouettes le soir et s’il tombe une goutte, on le sait. » La première fois qu’elle entre dans une yourte, Marion tombe sous le charme. « C’était harmonieux et beaucoup moins engageant en termes de chantier, de durée, de budget… » Un mois et demi de travaux avec L’Atelier de la Frênaie et 15 000 € plus tard, les voilà propriétaires d’une yourte de 38 m2. Lire la suite