Travaux : Des fondations en pieux de bois

Des fondations en pieux de bois

Les fondations en pieux de bois ont le double avantage d’impacter au minimum la vie du sol tout en conférant un caractère facilement réversible à la construction.

Le robinier (ou faux-acacia) est une essence pionnière, importée depuis l’Amérique du Nord jusqu’en France au XVIIe siècle. Hyper robuste, imputrescible et de classe d’emploi 4, c’est-à-dire compatible avec des humidifications fréquentes ou permanentes, avec le contact du sol mais aussi l’immersion, il n’a qu’un seul défaut : il n’existe qu’en petit gisement dans la forêt française et tous ses spécimens ne poussent pas assez droit pour avoir des grumes d’environ 3 m de long, comme recherchées ici. Pour ce chantier, les sections, débardées et stockées chez un scieur, ont séché pendant quatre ans (compter un an de séchage après débardage pour 10 cm de diamètre de grume).

La technique des fondations en bois n’est pas encore réglementée ; impossible donc pour un professionnel de proposer une garantie décennale pour un tel chantier. Mais son utilisation connue à Venise depuis des siècles ou pour les fondations du Grand Palais à Paris en fait une technique éprouvée.

Une étude de sol est toujours indispensable. Elle va déterminer la longueur des pieux à prévoir en fonction de la portance du terrain. Pour ce chantier de création d’un bâtiment au cœur d’une ancienne construction en briques du domaine du Costil, en Normandie, plusieurs techniques impliquant des savoir-faire respectueux de l’environnement direct et puisant dans les techniques et ressources naturelles locales ont été mobilisées. Le soubassement partiellement réalisé en briques de réemploi a accueilli une dalle bois de 25 m2.