Leur maison écologique voit la vie en roseau !

Construire une maison saine et naturelle grâce au roseau. © Gwendal Le Ménahèze

Surplombant les roselières de la Brière du Brossais (Loire-Atlantique), la maison de Clémence et Cédric est habillée de roseau. Isolant murs et toiture, ce végétal revêt aussi les façades. Une technique contemporaine qui plie la tradition mais ne la rompt pas.

La large baie vitrée de Clémence et Cédric domine les marais de la Brière du Brossais, parsemés de roseaux. « Quand j’ai découvert la paroi en bois et roseau de la société RizHome, ça a tout de suite fait sens », se souvient Clémence Cazenave, architecte et propriétaire de cette maison de Savenay (Loire-Atlantique) avec Cédric Bassaget, informaticien. « La pose de bottes de roseau en vêture extérieure est pratiquée depuis des années aux Pays-Bas, Suède et Norvège, décrit Mireille Avril, de RizHome. Ils ont une assurabilité et annoncent 80 ans de durée de vie. » Lire la suite


À vos marques, prêts…Bardez !

Bardages

Pour les bardages, la tendance est à un retour en grâce de produits sains et durables, sans laisser de côté la modernité ni l’intégration dans le paysage.

Une vêture très nature

Miser sur les produits naturels pour embellir sa façade en se tournant vers des produits responsables et de qualité permet de conjuguer écologie et audaces architecturales. Audaces de mieux en mieux acceptées par les pouvoirs publics, laissant une plus grande liberté quand vient l’heure de décider de l’aspect extérieur de son logement. Le bois sous toutes ses déclinaisons s’impose comme matériau de référence, tant pour ses qualités esthétiques que pour sa durabilité naturelle.

Bardages naturels ?

Mais si les bardages naturels sont de plus en plus présents sur le marché, des poches de résistance industrielle subsistent, proposant du clin d’épicéa autoclave boosté aux biocides, affublé d’une hideuse teinte verte ou marron. Ce type de produit semble inutile face à des essences naturellement durables qui assurent la pérennité d’une façade sans nécessiter une chimie dévastatrice pour l’environnement. Pour Mathieu Thiberville, gérant de MG-Eco, spécialisée dans la construction bois écologique et bioclimatique, l’utilisation de bois traités ou reconstitués est une hérésie : « Je déteste l’épicéa par-dessus tout. Sa classe d’emploi pour l’utilisation extérieure lui est intégralement conférée par des produits chimiques très nocifs pour l’environnement et c’est un bois d’importation dont le bilan carbone est épouvantable. Je ne l’utilise même pas pour mes contre-lattes(1) ! »

Douglas, mélèze et red cedar, trio de tête

L’entrée de gamme d’un bardage est à rechercher du côté du douglas purgé d’aubier, dont la durabilité naturelle permet une classe d’emploi 3a (utilisation extérieure avec humidification de courte durée), le minimum pour un bardage destiné à durer 50 à 100 ans. Pour Mathieu Thiberville, le douglas est moins intéressant en bardage qu’en structure.

« En local, il est souvent noueux, ce qui est préjudiciable à l’esthétique et à la longévité du bardage. Ou alors il faut trouver des lames issues d’une bille de pied, ce qui est rare et peu pertinent puisqu’il fait alors un très bon bois de structure. »[…]


Matériau : Le bois brûlé ou Shou Sugi Ban

bois brûlé

Le bois brûlé, ténébreux bardage

D’origine Japonaise, le Shou Sugi Ban protège le bois grâce à sa surface brûlée. Efficace et esthétique, cette mise en oeuvre traditionnelle se développe en France.

Le Shou Sugi Ban, appelé aussi Yakusugi, est une technique ancestrale japonaise (18e siècle) de protection du bois qui consiste à créer artificiellement une couche supérieure de bois carboné. Paradoxalement, cette couche a un effet retardateur de flammes ; le charbon, appauvri en oxygène, ne donne que peu de prise au feu. Ainsi traitée, la surface du bois est ignifugée, noircie et endurcie. Aujourd’hui, les agriculteurs et les pêcheurs nippons utilisent toujours le bois brûlé, économique et efficace pour prolonger la durée de vie du bardage de leurs maisons ou de leurs granges


Parement extérieur



Le parement extérieur recouvre la paroi externe des façades, le plus souvent celle des murs porteurs. Son rôle est de protéger les parois contre les aléas climatiques (pluie, vent…) et les chocs. Il doit être perspirant, étanche à l’eau et à l’air.

Voici différentes solutions écologiques pour revêtir l’extérieur de vos murs.

 

Les enduits naturels

Le plus utilisé en extérieur est l’enduit  à la chaux. Appliqué manuellement ou projeté mécaniquement, celui-ci est utilisé aussi bien pour les bâtiments neufs que sur des bâtiments anciens grâce à sa grande perméabilité à la vapeur d’eau. On peut facilement le colorer à l’aide de pigments naturels. Les enduit chaux sont bien connus des maçons traditionnels, mais si vous préférez le faire vous-même, il existe également des formations de quelques jours pour les particuliers qui souhaitent acquérir ce savoir-faire.

 

Les bardages

Bien qu’il en existe en PVC et en matériau composite, c’est bien évidemment le bardage bois que nous privilégierons. Certains bois comme le douglas, le mélèze, le red cedar ou le châtaignier n’ont pas besoin d’être traités. En les choisissant dans une forêt locale gérée durablement, on protège le bâtiment de la pluie et du vent sans augmenter son bilan environnemental. Au gré des intempéries et des expositions au soleil, le bois deviendra entre noir et gris (la couleur dépend de l’essence choisie) avec le temps. Veillez à bien ventiler la lame d’air présente entre le bardage et le pare-pluie pour augmenter la durée de vie du bois.

 

La pierre ou la brique

Ces matériaux sont réputés pour le cachet qu’ils donnent aux façades. Cependant, ce sont également les plus chers ! Si vous avez des pierres naturelles ou une fabrique de briques à proximité, ce peut être une solution. Évitez néanmoins les plaquettes de parements prêtes à poser : elles sont en grande partie constituées de ciment ou de béton qui ne sont ni perspirants, ni écologiques.

Sélection d’articles/dossiers pour Parement extérieur :

Dossier : Bardage et lambris bois
Dossier : Les enduits terre
Dossier : les enduits à la chaux

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Les crédences

credence

La crédence.

Souvent abordés sous le seul aspect esthétique, la crédence, très sollicitée par les projections d’eau ou de graisse autour de l’évier et des plaques de cuisson, doit aussi -et surtout- être aisée à nettoyer. Une grande diversité de matériaux peut endosser ce double rôle.

 


Bardage et lambris bois

lambris teintés ou de panneaux cirés

Il y a une décennie, le bois dans la construction se limitait aux planchers, aux lambris et à la charpente. On le disait peu résistant à l’humidité, on fronçait les sourcils face à son changement de teinte en extérieur. Peu à peu pourtant, l’air de rien, notre oeil s’est habitué aux façades en bois. De nombreux murs intérieurs sont désormais tapissés de belles planches brutes, de lambris teintés ou de panneaux cirés. Le bois sera-t-il le matériau de finition de demain ? Enquête au centre de cette petite révolution silencieuse.


Main à la pâte

Enduit chaux sur plaque de plâtre

Enduit chaux sur plaque de plâtre.

Les plaques de plâtre cartonnées (BA 13, Placo, Fermacell) sont couramment utilisées dans les habitations contemporaines ou en restauration. Faciles à utiliser, elles offrent un résultat net, sans la consistance et la chaleur des murs traditionnels. Pour combler ce manque, il est possible de leur donner du corps, en les parant d’un véritable enduit minéral traditionnel.