Vue d’ailleurs : En Belgique, un bâtiment 100% local

bâtiment 100% local VUE D AILLEURS La Maison écologique 128

À Namur, au sud de Bruxelles (Belgique), des entrepreneurs de l’écoconstruction ont érigé un bâtiment 100% local mi-expérimental, mi-totem. Pour encourager le recours à l’ossature bois, l’isolation paille ou aux Techno-pieux, ses concepteurs ont testé des techniques, en se reposant sur des ressources locales.

Un bâtiment 100% local

Son nom : Up Straw. Une référence au projet européen dans lequel s’insère la construction*. Mais surtout, un nom qui sonne comme un appel à faire monter la paille (« straw » en anglais), à l’élever au rang des matériaux incontournables pour les constructions sobres et performantes. « Avec Up Straw, nous voulons faire avancer l’écoconstruction en Wallonie. La faire valoir mais aussi valoriser le travail des entreprises qui existent déjà », explique Caroline Broux, architecte au sein de l’agence Hélium, partie prenante du chantier et cofondatrice du Cluster écoconstruction wallon qui réunit près de 260 professionnels pour sensibiliser et promouvoir la construction écologique. Le nouveau bâtiment, fraîchement achevé en août 2021, accueille l’administration du Cluster ainsi qu’un espace de coworking, et fait office d’avant-garde. Là-bas, les constructions bois avoisinent 12 à 15 % des chantiers neufs. « Si l’on ajoute le critère isolants biosourcés tels que la paille ou l’herbe, alors ce taux doit tomber à 6 ou 7 % maximum », estime Hervé-Jacques Poskin, délégué général du Cluster né en 2003. D’après lui, les clichés ont la peau dure : « En Belgique, on peut dire que les trois petits cochons ont fait du tort à la paille. Le pays a encore la brique dans le ventre. » 

Mais la suite de l’histoire n’est pas encore écrite. Dans le secteur, plusieurs entreprises, comme Paille tech dans la construction paille ou Mobic dans la construction bois, se sont lancées dans l’aventure depuis au moins 15 ans. Des écoles, des supérettes ou encore des maisons individuelles témoignent de l’attrait que l’isolant des champs suscite. Avec Up Straw, l’idée était d’aller encore plus loin en expérimentant des techniques de préfabrication. « Nous avons travaillé avec des bureaux d’études et des entreprises qui travaillent sur des maisons individuelles. Nous avons utilisé et adapté leur savoir-faire pour faire un bâtiment de bureaux, en éprouvant des techniques sur le remplissage paille et l’usage de grumes de bois peu transformées », illustre Caroline Broux.

Pour ce bâtiment, le principe constructif n’est pas totalement nouveau. Mais pour chaque étape, le collectif s’est donné à cœur joie pour tester de nouvelles manières de faire. Première intention : réaliser des caissons 3D, en atelier, et expérimenter une alternative à la paille en bottes pour l’isolation. « À partir de ballots, nous avons utilisé de la paille en vrac…


magazine Collector – La Paille, un écomatériau pas comme les autres

Contenu Collector Paille La Maison écologique

La botte de paille fait ses preuves en construction depuis 130 ans. Et si les trois petits cochons l’avaient mise en œuvre, le loup n’aurait… rien pu faire ! La compression en bottes apporte résistance mécanique et tenue au feu.
« Sous-produit » abondant et renouvelable de cultures céréalières, sain, recyclable et accessible financièrement, la paille est en plus un piège naturel à CO2.

 

Construction paille en France

 

Depuis les débuts de notre magazine La Maison écologique, il y a plus de 20 ans, plus d’une centaine d’articles ont été publiés sur le sujet de la paille. Dossiers, enquêtes, cahiers pratiques, reportages, en construction neuve et en rénovation, autant de belles et sérieuses matières pour vous proposer aujourd’hui cet ouvrage Collector.

 

Botte de paille versus Collector Paille

 

Vous nous avez aidé à lancer ce Collector inédit !

Le contexte économique de la presse papier est aussi tendu que les liens qui compressent les bottes de paille ! Fermeture de nombreux points de vente, désertification des kiosques, hausse considérable des coûts du papier (même 100% recyclé)… Pour un magazine 100% indépendant comme La Maison écologique, seul compte le soutien de ses lectrices et de ses lecteurs. Ainsi, ce projet de Collector a pu voir le jour grâce à vos nombreux soutiens via les pré-commandes. Un énorme MERCIIIIIII au 1291 contributeurs sur la plateforme de financement participatif de la Nef, Zeste !

 

Pour commander notre premier Collector, dédié à la Paille dans la construction et la rénovation, c’est par ici ==>> Collector Paille

 

Ce que vous trouverez dans ce Collector

Curieux, porteurs de projet en autoconstruction ou avec des artisans, professionnels du bâtiment, vous puiserez dans ce Collector des informations pratiques et concrètes pour inspirer et réaliser vos projets :
  • témoignages d’habitants et de professionnels
  • reportages sur des réalisations à des tarifs allant de 330 €/m2 jusqu’à 2200 €/m2
  • avis d’expert.es
  • enquêtes techniques et dossiers
  • cahiers pratiques étape par étape pour faire par soi-même

Parution juste avant la moisson – 192 pages – 500 g d’inspiration – 20 ans d’archives


Ecoconstruire : Une maison paille dans la pente

maison paille

Au cœur du quartier de Pommeil, à Guéret (23), la maison paille de Delphine et Benoît German se fond littéralement dans le paysage. De la route, son toit végétalisé émerge comme un premier plan sur la ligne d’horizon.

Le couple a décidé de poser ses valises sur un terrain fortement en pente en 2017. D’abord pour répondre au projet d’agrandissement familial, mais aussi par désir d’un habitat écologique. « On habitait une maison des années 1950 dans le quartier de Pommeil auquel nous sommes très attachés. Il n’était pas question de faire construire ailleurs. L’idée était aussi de ne pas favoriser l’étalement urbain et de s’insérer dans la vie du quartier », raconte Delphine, 41 ans, fonctionnaire territoriale.

À quelques encablures de chez eux, une parcelle d’environ 1 000 m2, orientée sud-ouest, profitait d’une belle vue sur les toits de Guéret et sur l’arrondi des collines et des puys. « Ce terrain dont la pente est d’environ 20 % (dénivelé de 7 m entre le haut et le bas) était cultivé en potager par un voisin. Je passais à pied devant tous les jours. J’ai contacté le service du cadastre pour connaître le nom du propriétaire, à qui nous avons fait une proposition d’achat », se souvient-elle.

Une maison paille en paliers

Le projet : une maison sobre, en ossature bois isolée en paille et modulable pour l’arrivée du petit troisième, Elzear, qui naîtra quelques jours après l’emménagement en août 2017. « On a cherché des architectes locaux avec la certification pro-paille du Réseau français de la construction paille (RFCP) et le courant est bien passé avec le duo creusois Pierre Barnérias et Charlotte Cornevin », poursuit Delphine. De son côté, Benoît, 43 ans, pense réaliser quelques-uns des travaux tout en poursuivant son travail d’éducateur sportif.

Compte-tenu des pentes du terrain, le projet de construction oscillait entre deux possibilités : construire une maison de plain-pied montée sur pilotis ou bien construire une maison en paliers avec une partie basse en rez-de-jardin et un plateau en partie haute.


Rénover : Un coeur de pierre couvert d’un manteau de paille

rénover une bâtisse en pierre

À Saint-Appolinaire, dans le Rhône, Clément et Emmanuelle ont fait le choix de rénover une bâtisse en pierre partiellement en ruines. En visant une simplicité d’exécution et une faible énergie grise tout en respectant les irrégularités de l’existant, ils ont dû faire preuve d’inventivité.

Le vitrail multicolore réalisé par Emmanuelle et niché entre le mur en pierre du salon et la salle de bain illustre la faculté de Clément et Emmanuelle à réutiliser la matière cassée, usée, délabrée pour ériger du « Beau ». Cette dernière décrit : « Il ne s’agit que de verres de récupération que j’ai taillés, teintés et assemblés avec du silicone liquide entre deux plaques. » Clément ajoute : « On a récupéré des liteaux en chêne pour faire le cadre. » L’arbre de vie qui en constitue le motif chatoie de cyan, de feu et de doré, « en référence à Klimt », un peintre autrichien. Il est vif, irrégulier mais harmonieux, et orne le cœur d’une création plus grande encore : leur maison, autorénovée sur la base d’un bâtiment de pierres, elles aussi cassées, usées ou délabrées.

Auto-rénover une bâtisse en pierre d’un manteau de paille

« Avant notre arrivée en 2016, le lieu était abandonné depuis cinquante ans. Il ne restait que quatre murs en pierre, un toit pourri, cinquante chats et l’odeur qui va avec ! », ironisent-ils. D’après leurs fouilles quasi archéologiques, le bâtiment aurait été « une ferme, puis une maison d’habitation, puis un atelier avec un métier à tisser ». Le terrain de 2 000 m2 était « si arboré qu’on ne le voyait pas de la route en contrebas. De la végétation avait même poussé dans l’éboulis d’un mur ». Mais le charme des vieilles pierres a eu raison de leur première impression. La capacité inertielle(1) des roches et le potentiel bioclimatique du bâti orienté sud, face à l’horizon dentelé du Beaujolais Vert, aussi. Ils se lancent donc dans une autorénovation avec, comme étendard, simplicité d’exécution, faible énergie grise et respect de l’existant.

D’abord, ils divisent le bâtiment d’environ 100 m² au sol en deux parties. Du pignon sud jusqu’au premier mur de refend, ils dessinent la maison à rénover et à augmenter d’une extension largement vitrée. La surface habitable est portée à 170 m² avec un étage, pour loger les cinq membres de la famille. La partie au nord restera un garage et un espace tampon entre les températures extérieure et intérieure. 


La maison aux mille et une vies



Pour restaurer leur maison en pays gascon, Elisabeth et Loïc n’ont utilisé presque que des matériaux naturels, locaux et parfois chargés d’histoire(s). Bienvenue dans un lieu aux multiples passés.

Il paraît que les chats ont sept vies. Difficile de savoir combien en a eu la maison qu’Elisabeth et Loïc ont restaurée dans le Gers. Ni combien elle en aura encore, puisqu’elle est presque entièrement biodégradable. La partie centrale du bâtiment date de 1797. Mais un bois de colombage gravé à l’extérieur révèle qu’une extension a été réalisée en 1813. « Cette maison aurait été construite avec les restes d’une métairie d’une ferme voisine qui avait brûlé, explique Loïc. Ici, c’est ce qu’on appelle une borde, la maison des ouvriers. Elle mesurait à peine 100 m2 au sol, dont une étable pour mettre un ou deux animaux. » Voilà pour les trois premières vies – au moins. Lire la suite


Rénover : Ils ont rénové une maison en paille

rénover une maison en paille

S’approcher des performances passives

Aurélie et Gweltaz ont acheté une maison autoconstruite deux ans plus tôt en bois et paille. Ils l’ont encore améliorée pour s’approcher des performances passives. Vmc double flux et chauffe-eau solaire ont fait chuter les factures et grimper le confort !

Oui, de tels logements ne courent pas les vitrines des agences immobilières. Bioclimatique, alimentée en eau de pluie mais aussi chauffée pour une poignée de bûches, bâtie en bois et isolée en bottes de paille ; Aurélie et Gweltaz achètent en 2016 cette maison autoconstruite dans un quartier de Vitré (35).

Le descriptif a beau être idyllique ; mais ils découvrent quelques lacunes et décident de pousser ses performances. « Les murs en paille avec finition bois ou chaux étant perspirants; certains pensent qu’on peut se passer de ventilation. La vapeur d’eau migre à travers la paroi mais les polluants, eux, ne sont pas évacués. Composés organiques volatils (COV) des peintures et formaldéhydes des colles », cite Gweltaz en toquant contre le plan de travail de la cuisine qui « en dégage pendant deux ou trois ans ». Conseiller info-énergie, il apporte un appareil de mesures du taux de particules fines, mais aussi de dioxyde de carbone (CO2), de COV et d’humidité. « Un logement ne devrait pas dépasser 800 parties par million (ppm). Ici, on ne descendait jamais sous 900 ppm. Avec des invités, on a vite grimpé à 1 600 ppm.


Reportage autonomie : L’autonomie en ligne de mire

autonomie en ligne de mire

Fervente adepte de l’habitat autonome, la famille Glaziou habite cette maisonnette du Tarn depuis dix ans. Travaux, chauffage, alimentation en eau et en électricité, cuisine, l’objectif de “faire soi-même” les suit partout.

Dix années après sa construction, la maison de Sophie, Christophe et Zack n’a pas pris une ride. Au fil des printemps, elle a poursuivi sa croissance. Déjà habité, le premier module de 20 m2 a vu pousser sur son flanc une excroissance qui accueille la cuisine et salle à manger. Puis une autre pour les deux chambres. En pleine fleur de l’âge, le bâtiment a récemment fait peau neuve ; une carapace en bardeaux de bois habille les façades de la cuisine. Tout cela, né des mains de Christophe Glaziou. « Métalleux » de profession, il n’a jamais suivi de formation dans le bâtiment. Pourtant, l’objectif était clair : construction, chauffage, électricité, cuisine, eau, il voulait pouvoir tout gérer lui-même.

Fière comme une coque en paille

L’autonomie dans le viseur, il se retrousse les manches et opte pour un système constructif « simple et accessible à tout le monde : ossature bois, remplissage de paille en vrac tassée ». En sol, murs et toiture, les « caissons » sont garnis de 15 cm de cet isolant biosourcé cultivé et récolté par un voisin. Une épaisseur modeste en termes de performances thermiques, mais « je me suis appliqué à la mise en oeuvre pour que le matériau soit le plus continu possible, évitant les ponts thermiques, donc l’isolation forme une véritable coque en paille ».

Un espace facile à chauffer avec la cuisinière à bois qui a poussé au milieu de la maison il y a deux ans. Avant, la famille utilisait un classique poêle turbo en acier, « avec tous ses inconvénients : beaucoup de chaleur d’un seul coup, de stratification – très chaud au plafond et froid par terre –, de brassage d’air donc de poussière, grosse consommation de bois, combustion peu performante donc qui pollue, qui fume… Et il fallait l’alimenter quasi en continu ». Cette cuisinière poêle de masse moderne « a changé notre vie : une flambée de 1 ou 1,5 h par jour fait rayonner le poêle pendant 10 à 12 h. On compte 1 h d’inertie thermique pour 100 kg de briques ».

Chaleur : le bois fait sa loi

Fini la stratification : « dernièrement, j’ai mesuré 21,7°C au sol et 21,7°C au plafond. Le chauffage ne se fait plus par convection mais par rayonnement, c’est-à-dire qu’il ne chauffe pas l’air mais les masses. Les ondes infrarouges réchauffent les corps, meubles, murs, qui ensuite te renvoient la chaleur. Ce confort est incomparable, la chaleur est homogène, douce ». Une flambée est allumée en fin d’après-midi. Une fois le feu éteint, des clapets d’obstruction du conduit permettent de garder la chaleur plus longtemps dans le poêle. « Il fait encore bon quand on se lève le matin. » […]


Enquête : 100 ans et toute sa paille

maison Feuillette centenaire

À Montargis (45), la maison Feuillette fête son premier centenaire. Le Centre National de la Construction Paille, qui en est le propriétaire, se voue à la faire vivre et grandir.

Entrer dans la maison Feuillette, c’est un peu comme visiter un musée. Mieux, un château. Elle garde l’âme d’un lieu habité sans l’être vraiment, chargé de vécus, voire de légendes, décoré ici ou là de pancartes descriptives. Michel Leclercq, alias Mickey, accueille les visiteurs dans la cuisine. Bouc et cheveux blancs noués, sourire timide, il est en cet antre tel un conteur d’histoire. Celle de la première construction en paille d’Europe, érigée 100 ans plus tôt à Montargis, dans le Loiret, et de son inventeur dont elle porte le nom.

Mickey s’attable et prend en main une antique revue, La Science et la vie, datée de 1921. La reliure craque et les pages sont jaunies. Un seul défaut de délicatesse les ferait toutes voler. « On a ici le seul article complet d’époque trouvé sur la maison Feuillette », s’émerveille-t-il. En 1920, au sortir de la Première Guerre mondiale, l’ingénieur Émile Feuillette cherche un moyen accessible et efficace, tant financièrement que techniquement, de reconstruire des habitats. Il s’inspire d’une technique née un peu plus tôt au Nebraska (États-Unis) où, suite à l’invention de la botteleuse, quelques bicoques en bottes de paille porteuses, pas toujours habitées, sortent de terre.

Pour rendre ce type de construction sommaire plus durable, Émile Feuillette choisit d’incorporer les bottes dans une structure en bois faite de montants en chêne et d’entretoises en peuplier. Il est facile d’en deviner l’aspect, car le hangar disposé sur le terrain possède la même structure. « Ce sont toujours les mêmes morceaux de bois disposés à distance régulière. Comme un motif répété. Pas besoin d’études en charpente, juste d’un bon chef d’équipe », estime Mickey, qui fut autrefois menuisier. À l’extérieur de la maison Feuillette, la paille est enduite d’un mélange chaux-sable. À l’intérieur, elle est recouverte de plâtre (3-4 cm de sciure plâtre et 1 cm de plâtre en finition). « La maison fait 100 m2. Elle a été construite pour 40 % moins cher qu’une maison traditionnelle de l’époque », décrit-il.

Acheter et rénover, une aventure collective

En 1920, l’idée ne convainc pas, reléguant la construction paille au plan confidentiel pour quelques décennies encore. Les propriétaires se succèdent, de la fille d’Émile Feuillette, passant par la famille Gourdet, puis Mme Billou en 1960. Lorsque cette dernière se décide à vendre à son tour, elle contacte le Réseau français de la construction paille (RFCP).


Construire : une maison en paille préfabriquée

maison paille préfabriquée

Une passive en paille préfabriquée

Ils ne se déplacent pour ainsi dire plus qu’à pied ou en vélo. Le projet de la famille Dallet a atteint son objectif : réduire le plus possible une empreinte écologique bien trop grevée à leur goût par des déplacements en voiture fréquents et le fonctionnement d’une maison énergivore sur l’ensemble de son cycle de vie. Jusque là, le couple vivait en effet dans une habitation individuelle excentrée et édifiée avec des matériaux conventionnels. Ils y sont restés 30 ans avant de se lancer dans leur nouveau projet. Ils décident alors de rechercher le terrain idéal il y a trois ans environ.

La quête a abouti à une parcelle proche du centre-ville d’Auray, orientée sud-sud ouest comme l’exige la construction passive. Pas trop grande, d’une superficie de 890 m2 et intime en dépit de la division du terrain initial en deux lots. Le couple proche de la retraite s’est ensuite abondamment documenté, de salons de l’habitat en lectures, sur les qualités des matériaux naturels, la construction passive, le bioclimatisme. Engagée, la démarche de ces militants du réseau Alternatiba(1) se veut globale, jusque dans les moindres détails. Ils ont même mandaté une étude géobiologique afin de repérer les zones de haute énergie qui perturberaient le sommeil.