Cahier pratique : Un fauteuil canadien à autoconstruire



Un siège en bois ultra-confortable à construire pour une pause au jardin ou au balcon.

Le fauteuil Adirondack est« une ins­titution au Canada, un art de vivre. On en voit sous le porche devant chaque maison et lors des soirées autour du feu de raconte Michel Mouillé, amou­reux camp», de ces lointaines contrées, « dont on retrouve l’accueil et la convivialité dans ce fauteuil». Son dossier incurvé et les courbes de l’assise donnent l’impres­sion d’être emmitouflé dans le confort d’un cocon, propice à la détente. « Les premiers ont été faits dans les montagnes Adirondack, aux États-Unis, par un char­pentier qui voulait se relaxer dans sa maison de vacances, retrace Michel. Au Canada, il est appelé fauteuil Muskoka, du nom d’un lac »sur les bords duquel il fait bon se prélasser dedans. Le Canadien Phil Barley propose les plans de divers modèles sous forme papier (fastidieux) ou de fichiers DWG que Michel a entrés dans une machine à commande numé­rique DXF pour couper ses gabarits au laser au Fablab de Chemillé (49). « Si vous n’avez pas de tels ateliers partagés près de chez vous où emprunter ce type d’outil, créez-en un!», conseille Michel. Ce bri­coleur passionné estime que ce modèle mérite une modification de la forme des accoudoirs pour élargir l’écart entre les deux et faciliter le passage des posté­rieurs épanouis. Il est aussi possible d’y ménager un trou dans lequel caler un verre ou une bouteille. Santé ! 


Reportage : Pour aménager leur jardin, ils s’emballent pour le local



Vive le local !

Dans le Maine-Et-Loire, la famille Mouillé a transformé ce jardinet tristounet en un véritable espace de vie ; pour eux comme pour la faune et la flore. Ainsi agréments, cultures nourricières, aménagements, équipements et mobilier extérieurs mettent à profit des matériaux, végétaux et savoir-faire locaux.

Ainsi, lorsque Michel et Evelyne achètent ces 703 m2 de terrain en 2004, ne s’y dressent qu’une maison, un cerisier, une haie de thuyas et un vieil abri de jardin. Mais « Petit à petit, on l’a aménagé pour le rendre plus agréable et y favoriser la biodiversité », retrace Michel Mouillé. En se bardant de croûtes d’arbres brutes, l’abri se mue en atelier et poulailler. Les thuyas sont retirés et la famille plante « des végétaux locaux, comme le noisetier et un pommier patte-de-loup, dont les fruits arborent comme une griffure de loup quand ils se fendillent au mois de juin. C’est une variété locale, créée à Beaupréau», à quelques kilo­mètres du bourg de Roussay (49) où vivent le couple et ses trois enfants.


Mobilier : Tiroirs à la mode récup’

Tiroirs à la mode récup'

Fabriquer des rangements à partir de plaques d’isorel récupérées.

Si vous ne connaissez pas les plaques d’Isorel, sachez qu’elles sont utilisées par les professionnels notamment pour faciliter les activités de logistique (intercalaire de palette), mais aussi pour des aménagements divers (plaquage, coffrage léger, fond de meuble, etc.). D’une épaisseur de 3 mm, on peut en récupérer auprès des commerces d’alimentation en format d’environ 80 x 120 cm (elles servent à caler les marchandises). Pour des plaques plus grandes d’environ 1 x 2,75 m, il faut se tourner vers les négoces de matériaux et les enseignes de bricolage.

L’Isorel est constitué de fibres de bois dures, obtenues par polymérisation sous pression et chaleur, mais sans adjonction de colle synthétique. Les panneaux présentent une face lisse, d’aspect moucheté assez esthétique, et une face granuleuse. Ce matériau est flexible, dense et résistant. Il se découpe facilement au cutter. La seule restriction pour l’Isorel, comme pour le carton, est que l’utilisation ne doit se faire qu’en milieu sec, excluant l’extérieur ou l’exposition à l’humidité.

Léger mais néanmoins solide, l’Isorel se prête volontiers à la création de boîtes, de tiroirs, de séparateurs de tiroirs, de mini-rangements… Ce qui se révèle bien pratique pour finaliser l’aménagement d’un dressing, d’une buanderie, d’un cellier ou encore d’un coin bricolage.


Mobilier : La Menuiserie solidaire

la menuiserie solidaire

Quand la menuiserie participe à l’insertion des personnes en situation de handicap et des demandeurs d’emploi avec, cerise sur le gâteau, la valorisation de bois de récupération… Rencontre avec Laurent-Stéphane Tardy, à l’origine de la menuiserie solidaire.

Derrière La Menuiserie solidaire se cache une belle aventure humaine et sociale initiée par Laurent-Stéphane Tardy, dont la vie a basculé en 2006. À la suite d’un accident de deux-roues qui le laisse handicapé, c’est le déclic. « Si je ressortais vivant de l’hôpital, il fallait que je puisse être utile aux autres », se souvient Laurent-Stéphane, alors directeur des opérations dans un groupe international à Vélizy. Deux ans plus tard, en 2008, il créé La Menuiserie solidaire, une association d’aide aux personnes en situation de handicap et aux personnes en réinsertion sans emploi avec, pour dénominateur commun,  le goût de la menuiserie. Le projet : répondre à des enjeux à la fois sociaux, économiques et artisanaux en valorisant le bois recyclé à travers la fabrication de mobilier.

Du déchet à la matière

L’association emploie 18 personnes (dont 12 en situation de handicap et 2 à 6 en réinsertion) réparties sur deux sites. À Magnanville, dans les Yvelines, l’atelier menuiserie de l’Établissement et service d’aide par le travail (Esat) où œuvrent 12 personnes en situation de handicap travaille à la production de pièces en bois recyclé en fonction des commandes ; boîtes aux lettres, tables de pique-nique, carrés potagers, nichoirs à mésanges…

Les sources d’approvisionnement du bois sont multiples : planches et chevrons (sapin, pin, hêtre) issus de chantiers de démolition ou de construction et palettes industrielles (pin, sapin, chêne…) provenant des emballages d’un cuisiniste local. « Cela leur évite de payer la mise à la décharge. C’est un circuit vertueux sur la base d’une économie circulaire. Ce qui n’est pas utilisé par l’un est réutilisé par l’autre », poursuit Laurent-Stéphane. Au total, 20 m3 de bois sont recyclés chaque semaine.

« Rien ne se perd, tout se transforme »

Démontage manuel des planches (retrait des clous, vis et cerclages d’un usage passé), préparation (classement du bois par lots ou par séries), découpe et conditionnement… Le bois brut est aussi préparé à l’Esat pour être acheminé à l’atelier de menuiserie de Dreux en vue de son réemploi.

Dans l’atelier de menuiserie-production de 240 m2, au centre de Dreux (quartier Sainte-Ève), rien ne se perd, tout se transforme. Deux à six personnes en réinsertion, éloignées de l’emploi, sont formées par Laurent-Stéphane et le chef d’atelier Virgile afin de fabriquer les réalisations sur mesure à destination des particuliers, mais également des entreprises, des associations et des collectivités, comme d’improbables bancs d’église.


Cahier pratique mobilier : La vieille chaise devient banc-coffre

banc-coffre

Transformer une vieille chaise en un rangement dissimulé sous un joli et confortable banc.

Le travail du bois a de tout temps interpelé les hommes, rappelle l’ébéniste alsacien Jean Rapp. Avant le XIVe siècle, les maîtres charpentiers maniaient à merveille la doloire et la bisaiguë pour concevoir et fabriquer les habitats. Puis, au début du XIVe siècle, les huchiers, suivis de près par les menuisiers, armés de leurs rabots, de leurs scies et autres ciseaux, commençaient à fabriquer du mobilier. À cette époque, on confectionnait surtout des coffres, et même des bancs-coffres. Déjà pratiques à transporter, ils étaient utilisés pour y stocker de la nourriture et quelques trésors… » Plusieurs siècles plus tard,
ce mobilier s’adapte parfaitement aux usages d’habitants en quête de sobriété spatiale et d’optimisation de l’espace intérieur. Il constitue à la fois une assise capable d’accueillir plusieurs séants et un rangement discret mais conséquent.

Suivant la philosophie et les habitudes de ce passionné du réemploi, le modèle de banc-coffre que nous allons fabriquer ici fera appel à des matériaux de récupération, « d’une autre époque mais qui correspond toujours à nos modes de vie actuels ». Pour les non coutumiers de ce type de travaux, le professionnel recommande de profiter des nombreux Fablabs et autres ateliers partagés qui apparaissent en France. Espace de travail, outillage et conseils avisés sont ainsi à la portée de tous.


Finitions : Cire Naturelle maison

Cire naturelle maison

Recette et mise en oeuvre pour fabriquer soi-même une cire naturelle maison

La cire est un produit naturel incontournable pour entretenir les meubles en bois et leur donner un joli rendu satiné. La recette présentée ici mêle cire d’abeille, huile de lin et essence d’écorce d’agrume. Elle laissera une odeur agréable dans la maison. Fabriquer soi-même la cire en pâte est assez simple. En version neutre, elle est utilisée pour l’entretien courant des meubles en bois. En la personnalisant, avec des pigments, des nacres, des micas ou encore des poudres métalliques, elle apportera une finition originale, un effet patiné (coloré).

 


Bricolage : Un fauteuil fleuri pour pas un radis.

fauteuil fleuri

Un fauteuil fleuri pour pas un radis

Vite fait et pas cher, le mobilier en récup’ est idéal pour meubler ses extérieurs

Un fauteuil ou du mobilier de jardin en moins d’une heure à portée de toutes les mains. Tel est le défi relevé par le designer Pierre Lota (présenté dans La Maison écologique n° 103) qui publie un nouvel opus de 1 heure, 1 objet, consacré cette fois aux extérieurs. L’ouvrage recèle 30 tutoriels pour des réalisations décoratives et fonctionnelles qui trouveront leur place aussi bien au jardin qu’en terrasse ou sur un balcon. « Ce livre est la preuve qu’il est possible de concevoir des objets élégants pratiques et intemporels en un minimum de temps et avec un minimum d’outils », promet son auteur. Et cela en employant un minimum de matériaux. Ces petits meubles au style scandinave, sobre et épuré, peuvent être réalisés en bois de palettes, agrémenté parfois d’autres matériaux de récupération simples comme des cintres, de la corde ou du cuir, marque de fabrique de Pierre Lota.

Allier esthétisme et côté pratique

Pour allier esthétisme et aspect pratique, pourquoi ne pas tenter cet été le fauteuil fleuri ? Une idée simple et ingénieuse qui permet de végétaliser sans peine son mobilier d’extérieur en
ménageant au niveau du dossier un espace pouvant recevoir des plantes. Ne reste plus qu’à sortir sa caisse à outils (basiques) et mettre la main sur deux ou trois palettes. Si l’assemblage des pièces se fait, certes, en moins d’une heure, leur usinage préalable est à prévoir. Après réalisation, penser à protéger le meuble avec de l’huile de lin, par exemple, pour en profiter encore l’été prochain.

1.

Commencer par l’assise. Visser quatre planches
90 x 450 mm à 3 mm d’intervalle sur les arêtes
de deux planches 90 x 640 mm, à raison
de quatre vis par planches.

2.

Retourner la structure et visser
les planches 90 x 330 mm
qui feront office de pieds,
sur la planche de 90 x 640 mm avec
quatre vis.


Mobilier : mobilier en bambou

mobilier en bambou

Mobilier en bambou entre design et tradition.

Dans la région lyonnaise, l’atelier Déambulons, spécialisé dans la création de structures sur mesure et de mobilier, mise sur la fabrication artisanale réalisée à partir de bambou non traité d’origine française. L’histoire démarre en 2003, en Thaïlande, où Jean-Baptiste Dubois, fondateur de l’atelier, se familiarise avec le bambou. Pendant deux ans, il découvre les rudiments de son
emploi dans l’habitat, la vannerie et les objets du quotidien. Découverte de la plante, apprentissage de techniques ancestrales, maîtrise des outils à main… Cette expérience en immersion au sein de l’ethnie Karen, dans les montagnes longeant la frontière birmane, lui ouvre de nouveaux horizons. De retour en France, il nourrit un intérêt grandissant pour ce matériau naturel et les savoir-faire traditionnels. Ainsi, en 2014, il délaisse le marketing au profit d’un nouveau projet professionnel. Il devient ainsi artisan bamboutier à Villeurbanne, où il crée son atelier.


Mobilier : comment débusquer du bois d’ameublement sain

bois d ameublement sain

Les meubles sont des compagnons quotidiens, qu’il faut choisir avec soin. Ils peuvent vous offrir le meilleur – la chaleur et l’authenticité du bois – comme le pire, en introduisant des polluants dans vote intérieur. Nos pistes pour bien les choisir.

Le premier conseil est celui du bon sens. Privilégier les essences de bois locales, qui vont garantir une empreinte carbone réduite, tout en favorisant une exploitation pérenne des forêts nationales ou européennes (labels PEFC et FSC). Qu’il s’agisse de résineux ou de feuillus, les essences de bois sont nombreuses sous nos latitudes et répondent à tous les besoins en matière d’ameublement.

 


Mobilier : intérieur nature et fantaisie

interieur nature et fantaisie

Un intérieur nature et fantaisie.

Ils sont tous deux amoureux du beau : Kedie, tisserande, et Daniel, photographe et passionné de menuiserie, ont chez eux des meubles uniques tirés de leur imagination et des mains de Daniel. En effet, ici, chaque meuble est une pièce unique reliée à un pan de l’histoire de leur maison. À l’entrée du village de Saillac, près de Brive, en Corrèze, la maison en vieilles pierres s’annonce dès le jardin par des oeuvres d’art immenses et colorées sculptées par Daniel. Les sculptures côtoient de vieux arbres, notamment des noyers. Certains de ces arbres, une fois morts de vieillesse, ont servi à confectionner presque tout le mobilier de la maison. Des meubles anciens chinés dans les brocantes locales ont également été détournés.