Cahier pratique mobilier : Une chaise en lattes de lit

CP MOBILIER LATTES 139

Réemployer les lattes d’un vieux sommier pour leur offrir une nouvelle vie en tant que chaise ou banc.

En 2020 à Paris, les artisans de La Remanufacture découvrent devant leur agence « des matelas et sommiers jetés sur le trottoir, bloquant le passage, se souvient Alexandre Bouton. Ces dépôts sauvages sont fréquents dans les villes. Or, les lattes de lit sont en tripli très qualitatif, conçu pour une excellente résistance et tenue dans le temps ».

Fort de son expérience de menuisier-charpentier, puis d’architecte, Alexandre invente cet assemblage alternant deux trames en V inversés – l’une formant l’assise, l’autre le dossier – qui constituent une triangulation structurelle. « Le triangle est la seule figure géométrique indéformable. Cette chaise est une synthèse entre les savoir-faire de charpentier, menuisier, ébéniste et architecte. »

« Je saute debout dessus ! »

Développée au sein du Booster de l’économie circulaire, la gamme Klatte se décline en chaise, fauteuil et banc* pour un usage en intérieur. En plus de la récupération de sommiers, La Remanufacture reçoit d’un industriel du lit des lattes comportant des défauts mineurs. Malgré l’alternance de pleins et de vides, l’assise est confortable et « je saute debout dessus pour prouver que c’est solide ! », rit Alexandre.

Visant le réemploi dans l’architecture d’intérieur et le mobilier, essentiellement pour recréer du lien entre des appartements et les besoins de leurs occupants, La Remanufacture est un atelier créé en 2018 qui réunit un architecte-ébéniste, un designeur, deux menuisiers et un apprenti en production. « On pense d’abord le besoin des gens, pour y adapter l’existant du logement en proposant un mobilier ou un agencement qui y répond. Et on maîtrise la chaîne jusqu’à la fabrication et la pose », précise Alexandre, qui veut « réinventer le métier d’ébéniste en faisant de l’artisanat avec des déchets du bout de la rue plutôt que des bois précieux de l’autre bout du monde ».

*Vendus à la boutique parisienne ou par livraison : chaise 300 €, banc 1 000 €.


Mobilier : Fabriquer une étagère sans clou ni vis

MOBILIER ETAGERE SANS CLOU NI VIS

Mobilier en bois de récup pratique, esthétique et écologique.

Pour fabriquer une étagère suspendue 100 % en bois de récupération sans utiliser d’autres ressources, l’association À Travers fil a sa technique sans clou, ni vis, voire sans colle. À la fois originale et accessible aux débutants autant qu’aux bricoleurs avertis, elle demande un outillage assez courant. Le plus dur sera de scier droit !

Réalisée sans clou ni vis, elle emprunte aux assemblages traditionnels de la menuiserie bois : queue d’aronde et mi-bois. Des mesures et tracés précis sont la garantie d’un rendu impec-
cable. Ces étapes ne doivent donc pas
être négligées.

L’étagère présentée ici a été réalisée par À Travers fil, un atelier de menuiserie associatif et solidaire à Paris. Né en 2015, ses membres proposent des cours de menuiserie à l’année, des stages la durée d’un week-end, un partage d’atelier et une activité de menuiserie pour le grand public, mais aussi les professionnel·les avec quatre menuisières et menuisiers salarié·es. L’association propose également la réalisation de cette étagère lors de stages d’initiation.


Dossier : Local ou naturel, Sur la piste du mobilier écolo

DOSSIER MOBILIER ECO

Du mobilier français, fabriqué avec des matériaux locaux, naturels ou recyclés, affublé de finitions vertueuses, c’est possible !

Mais pas toujours simple à dénicher ou à identifier. En France, des artisans et des fabricants de mobilier peaufinent leur savoir-faire. Passage en revue (non exhaustif) pour équiper son logement pièce par pièce et repérer les plus verts des meubles en un coup d’œil.

Avec une centaine d’essences, la forêt française n’a pas à rougir. Avoir son meuble en bois massif reste possible, à condition d’y mettre le prix. Locales, recyclées ou accompagnées, les solutions écologiques se renouvellent.

Meubles fabriqués à partir de bois massif ou de panneaux de particules recouverts de feuilles de stratifié ou mélaminé, le marché de l’ameublement français en bois se porte bien. D’après la veille économique mutualisée de la filière forêt-bois, son chiffre d’affaire s’élève à 1,2 milliard d’euros en 2020. Difficile en revanche de connaître la part de bois massif dans cette jungle même si, du fait de son prix, il reste un marché de niche peu conséquent en volume.

« Jusque dans les années 1990-2000, les gens avaient l’habitude d’acheter leurs meubles en bois massif, car il y avait une production française spécialisée et adaptée au marché. Mais ensuite, la mondialisation s’est mise en marche et une certaine harmonisation des goûts, à travers des gros acteurs comme Ikea, a bousculé le marché. Les meubles constitués de bois reconstitués ont pris la place du massif, car le mobilier a alors eu une valeur d’usage – avec l’idée qu“on achète et on jette” – plutôt que patrimoniale que l’on garde de génération en génération », retrace Dominique Weber, dirigeant de Weber industries (fabricant de meubles) et ancien président de L’Ameublement français (organisation professionnelle des acteurs de la fabrication d’ameublement).

Relancer la filière du hêtre massif

Heureusement, « d’irréductibles Gaulois » résistent encore et toujours à la mondialisation et à la facilité du panneau de particules, dont la provenance de la matière première -largement imbibée de colle, reste floue. C’est le cas de La Compagnie du hêtre, entreprise fondée par les acteurs des forêts des Pyrénées afin de relancer la filière de fabrication de meubles en bois massif dans les années 2000. « Le marché du hêtre s’était écroulé. L’essence était envoyée en Chine pour y être transformée. Notre objectif est de la revaloriser à travers la filière meuble en travaillant en circuit court de l’exploitation au sciage et à la transformation. Nous avons créé une ligne de meubles fabriqués par des menuisiers locaux », détaille Michel Castan, président de La Compagnie du hêtre et conseiller municipal de Tardets-Sorholus (64). Sur le site Internet se vendent des tables, bureaux ou chaises à prix accessible (à partir de 347 € la table). « Cette initiative permet aux artisans de se positionner à nouveau sur le marché du meuble alors que cette industrie a disparu en France », ajoute Irène Senaffe, responsable administrative et financière de l’entreprise.

À plus petite échelle, des ébénistes, menuisiers, artisans d’art résistent aussi et réalisent des meubles en bois massifs, locaux, non traités et aux finitions écologiques, comme l’Atelier Griffon, dans la Loire, Minimuma dans le Calvados ou L’Atelier Hugo Delavelle en Haute-Saône. « Oui, la filière est suffisamment solide en termes de ressources en France, qui compte plus de 100 essences différentes : 70 % de feuillus, dont une abondance de chêne et de hêtre, et 30 % de résineux. Nous avons sûrement la forêt la plus fournie du monde », soutient Dominique Weber. À chaque essence ses particularités. « Je travaille beaucoup le frêne olivier, qui apporte un rendu esthétique différent en termes de fibres, de cernes, de couleur. Le hêtre est rosé, le frêne est blanc, le chêne est plus brun », développe Arthur Moreaux, artisan du bois installé dans un des espaces de travail de l’atelier partagé Gueule de bois, à Nantes.


Cahier pratique Finition : Osez sculpter vos escaliers et mobilier

66 CP FINITIONS SCULPTER

Avec un torchis traditionnel alsacien appliqué sur de l’osier tressé façon vannerie, optez pour un intérieur au fondant garanti !

Après la maison pain d’épices du conte d’Hansel et Gretel, pourquoi pas une maison guimauve à Strasbourg ? Quand l’association l’Orée 85 a pris ses quartiers dans une ancienne écluse en plein cœur de la ville afin d’y créer un tiers-lieu, elle envisageait un intérieur « à la grecque ». Avec des murs pas vraiment lisses et enduits de chaux. Mais l’utilisation de torchis traditionnels (lire encadré p.68) sur du mobilier en bois et en osier tressé, comme la remarquable rampe d’escalier, éveille autant la mémoire des gourmands que des voyageurs. Pour aller au bout de son engagement, l’Orée 85 a sou-haité utiliser des matériaux locaux et au maximum issus de réemploi. Les boiseries proviennent de la matériauthèque strasbourgeoise BOMA ; les rameaux de saule, d’une friche de la ville. La réalisation, elle, est signée Maurine Koeberlé, artisane connue pour ses réalisations organiques à l’atelier Lowarchitech, épaulée par une centaine de volontaires en chantier participatif. Chantier qui a duré quatre mois, contraint par la date d’ouverture du tiers-lieu. Pourtant, « environ six mois de séchage sont habituellement nécessaires pour un torchis », rappelle Maurine. « On a appliqué l’épaisseur minimum, soit 3 cm, et un déshumidificateur à filtres a tourné toutes les nuits », justifie-t-elle. En autoréalisation, respecter les délais recommandés et s’entourer d’une bande d’ami.es. Car comme le conseille l’experte : « c’est un travail créatif qu’il vaut mieux partager. »


Mobilier : L’art de faire, ensemble ou par soi-même

Comme un établi

Au nord de Rennes, en Bretagne, un ancien hangar industriel accueille Comme un établi, un atelier partagé regroupant une vingtaine d’artisans.

Des machines professionnelles et portatives sont aussi à disposition des amateurs de menuiserie.

Dans une ancienne zone industrielle aujourd’hui investie par une salle d’escalade, un espace de vente Emmaüs, des ateliers de reconditionnement de l’entreprise d’insertion Envie 35 et l’association de promotion du compost et du jardinage urbain Vert le jardin, des bruits de découpe de bois et de métal sortent d’un hangar de tôle. Sur la façade nord, le long d’une avenue passante, de grands sacs de copeaux attendent d’être récupérés. « Les copeaux partent vers des associations ou des particuliers qui ont besoin de litières pour leurs toilettes sèches. Cela nous permet de valoriser tous les déchets de bois produits dans les ateliers. Nous essayons d’aller au bout d’une démarche d’économie circulaire dès que c’est possible », explique Benjamin Danjou, responsable du développement et cofondateur de Comme un établi, un espace partagé par des artisans et des bricoleurs qui viennent y utiliser des machines et puiser du savoir-faire.

Une coopérative pour être solide

Depuis cinq ans, Comme un établi a rejoint la jeune famille des ateliers partagés qui émergent dans plusieurs villes françaises. La Baleine à Quimper, L’Atelier partagé à Dignes-les-Bains, La CoFabrik à Lille, Les Copeaux d’abord à Grenoble. Pour modèle économique, ils ont choisi de se constituer en Scic pour faire converger plusieurs dynamiques vers un même lieu. La société coopérative d’intérêt collectif compte ainsi quatre collèges : artisans, salariés, partenaires publics ou privés, usagers du lieu. « Après quelques années de voyage, Edvin [le second cofondateur] et moi avons eu envie de créer un lieu de travail hybride. Les 1 200 m2 sont occupés en grande partie par les ateliers des artisans, mais nous proposons aussi des sessions destinées aux bricoleurs », explicite cet ancien ingénieur géologue qui a toujours été passionné par le travail manuel en général et celui du bois en particulier. Son compère, ingénieur en construction bois, a quant à lui exercé le métier d’ouvrier charpentier avant de se lancer dans l’aventure.

À ce jour, 25 professionnels ont leur atelier dans les locaux de Comme un établi, dont 11 menuisiers, ébénistes ou charpentiers, deux artisans travaillant le métal, huit œuvrant dans le textile, un cabinet d’architecture, un luthier. « Le loyer d’un atelier ici est plus abordable que s’ils étaient seuls et devaient trouver un espace dans la métropole rennaise. Et le partage des machines qui sont à disposition est aussi important  », résume Benjamin. Dans l’espace voisin, une scie à format, une toupie pour réaliser des moulures, une scie à ruban, une dégauchisseuse, une raboteuse et des machines dédiées à la fabrication de patères, de mobilier ou de garde-corps en métal sont disposées dans 500 m2. « L’investissement s’élève à environ 80 000 € et les machines sont évidemment aux normes, avec une attention particulière à l’aspiration des poussières pour garantir de bonnes conditions de travail aux artisans », indique-t-il.


Cahier pratique Mobilier : Un bureau en bois aux lignes contemporaines

CAHIER PRATIQUE MOBILIER-N°129, La Maison écologique, bureau en bois triangulaire

Comme le porte-vêtement présenté dans un précédent cahier pratique (La Maison écologique n°127), le bureau en bois à structure triangulée a un faible empiètement. Pratique pour les habitats sobres en espace, il convient aux travaux des adultes comme aux études des plus jeunes. Très fonctionnel, leur table de travail permet d’étaler quelques cahiers et livres. Une petite lampe avec pince s’installera facilement sur l’un des montants latéraux. Quant aux deux étagères supérieures, elles pourront accueillir revues et livres, maintenus grâce à la structure triangulée.

Pour fabriquer ce meuble dans la joie, la sérénité et la précision, il faut compter une bonne journée de travail. Côté matériaux, les montants latéraux triangulés demandent des bois sans gros nœuds d’épaisseur standard (27 mm). Préférez toujours une essence locale de votre choix achetée directement en scierie. Pour les plans horizontaux, il est possible d’utiliser des restes de plancher rainuré. Pour peaufiner la finition, des baguettes découpées dans la même matière (20 mm maximum) peuvent être collées et chevillées (quatre à cinq chevilles) sur le chant. Des surfaces planes, vieux volets ou portes, feront aussi l’affaire à condition de respecter les cotes indiquées ci-après (p. 68).

Outils de précision

Les coupes des montants nécessitent une grande précision. Si vous disposez d’un combiné avec dégauchisseuse-raboteuse, travaillez directement sur les planches (27 mm ép. dans ce cas) brutes ou issues de poutres, solives ou chevrons de réemploi. Si ce n’est pas le cas, passez chez un menuisier pour dégauchir-raboter les deux faces. Pour le reste du travail, il faudra disposer d’une scie circulaire avec rail de guidage pour des coupes obliques et perpendiculaires très précises.

Matériaux : 

• 14 vis empreinte Torx 4 x 60 mm

• 12 vis empreinte Torx 4 x 40 mm

• 14 chevilles bois diamètre 10 mm ou tourillons bois

• Colle à bois

• 3 plans horizontaux d’épaisseur 20 mm : débit fini à 160 x 680 mm, 270 x 680 mm, 595 x 680 mm

• 2 montants 25 x 55 x 2 100 mm

• 2 montants 25 x 55 x 1 800 mm

• 2 traverses inférieures 25 x 55 x 550 mm (à retailler si besoin en cours de fabrication)

• 6 supports de plateaux 25 x 55 x 700 mm

• 2 baguettes de profil 15 x 15 x 1 500 mm


Cahier pratique déco : Et le volet devint porte-magazines

CAHIER PRATIQUE DECO-N°129, La Maison écologique, et le volet devint porte-magazines

D’anciens volets à persiennes encombrent les greniers, les déchetteries, voire les sites de vente d’occasion entre particuliers, où le modèle présenté ici a été acheté 25 € la paire. Leurs lames ajourées sont idéales pour glisser un peu de lecture à disposition des occupants de vos toilettes ou le courrier près de la porte d’entrée, etc. Le porte-magazines : Un mobilier pratique et original dont l’esthétique désuet offre aussi un voyage dans le temps et l’espace, imaginant les vies antérieures de ces solides volets en bois, autrefois faits pour durer.

Pour renforcer cet effet, vous pouvez réinstaller la quincaillerie des volets pour souligner leur passé. Attention toutefois, car elle est fixée sur la face extérieure des volets, alors que l’inclinaison des lames des persiennes oblige à garder apparent le côté intérieur pour y glisser les magazines du haut vers le bas. Il faudra donc installer les charnières sur la face opposée à leur emplacement d’origine. En cas de formes atypiques des charnières, mieux vaut acquérir ou garder la paire de volets pour intervertir la quincaillerie de l’un sur l’autre. Elle sera ainsi ajustée et dans le bon sens !

Pour retenir les ouvrages glissés dans les fentes, confectionnez des pochettes en tissus de récup’ et variez leur profondeur afin de pouvoir y laisser des formats différents : grands ou petits magazines, prospectus, cartes postales, recettes de cuisine, livres fins, etc. À moins d’être très courts, les ouvrages doivent être assez souples pour se courber derrière le volet.

Temps de réalisation

• Démontage quincaillerie : +/- 10 min

• Ponçage : léger 30 min (si peinture opaque à venir) ou à blanc 2 à 3 h (pour finition transparente ou peinture existante qui s’écaille)

• Aménagement du verso : 30 min

• Peinture : 2 x 10 min

Matériaux : 

• 1 vieux volet à persiennes

• Anti-rouille et peinture

• Quincaillerie de rechange si besoin (charnières, etc.)

• Vieux drap ou housse de couette

• Agrafes

• 4 petites chutes de bois (cales arrières)

Outils : 

• Ponceuse + papier grain 80 et 120 (+ ponceuse multifonction ou delta si la première ne passe pas entre les lattes du volet)

• Brosse à épousseter

• Chiffon

• Pinceau

• Visseuse-perceuse-fraiseuse

• Agrafeuse

• Ciseaux

• Brosse queue-de-morue


Cahier pratique mobilier : Fabriquer un porte-vêtements en bois

porte-vêtements

Inspiré d’une petite échelle à trois barreaux posée contre un mur, ce porte-vêtements est une structure triangulée et menuisée qui forme une étagère en partie basse et permet de décaler ce mobilier du mur. Étiré en hauteur (ici sur 1 m), il occupe peu de place. Un plus pour dégager l’espace dans une chambre.

Pour la matière première, des planches d’une épaisseur standard de 27 mm sont idéales. Préférez une essence de bois locale, de votre choix. Achetez les planches en scierie, dégauchies et rabotées sur les deux faces chez le menuisier du coin. Ce modèle a été réalisé avec des machines portatives dans l’atelier de menuiserie de l’Ésat Croix rouge française de Recoubeau-Jansac (26)(1). D’autres établissements adaptés proposent de réaliser à un coût intéressant ce prétravail sur le bois de scierie(2). Pour la fabrication, il est indispensable de travailler à chaque étape les deux éléments triangulaires en les fixant l’un sur l’autre, afin d’obtenir un résultat final parfaitement symétrique. Les barreaux peuvent être réalisés soit avec un tour à bois à partir d’une essence odorante comme du cèdre ou du genévrier, soit avec de jolies branches choisies dans la nature.

MATERIAUX :

• 12 vis empreinte Torx 4 x 60 mm

• 12 chevilles bois diamètre 10 mm

• Colle à bois

• Pour les deux pieds avant : 2 montants bois 1 300 x 80 mm rabotés quatre faces jusqu’à une épaisseur d’environ 20 mm

• Deux pieds arrière : 2 montants bois 1 000 x 46 mm rabotés quatre faces jusqu’à 20 mm 

• Barreaux : 3 bois tournés ou jolies branches diamètre environ 28-30 mm et longueur 300 à 400 mm

• Dossier : pièce de bois 265 x 120 x 25 mm

• Étagère inférieure : plaque de bois 265 x 270 x 45 mm (possibilité de chanfreiner la partie basse du chant avant)

 

OUTILLAGE :

• Scie circulaire avec rail ou règle alu pour guider les coupes

• Perceuse (à colonne dans l’idéal)

• Ponceuse à bande gros grain/grain fin

• Papier de verre grain fin 100 ou 200

• Rabot

• Visseuse

• Mèches à bois diamètre 4 mm, 10 mm, 32 mm

• Scie à onglet


Mobilier : un sommier en bois à faire soi-même

sommiers en bois

Fabriquer son sommier en bois

Les sommiers en bois sont des meubles relativement simples à fabriquer. La base est très souvent un cadre de bois sur lequel sont greffés des pieds et disposées des lattes de bois droites ou courbes. Pour trouver les différents éléments et le matériel, il suffit parfois de se rendre dans de grandes enseignes de bricolage. Dans certaines villes, des ateliers de fabrication proposent de mettre des machines à disposition pour faire de la découpe. Ici, le cadre est réalisé en planches de chêne de 14 cm de large. Le lattage est constitué de planches de pin régulièrement agrafées sur une double sangle de coton. Ces lattages de sommier peuvent s’acheter prêts à dérouler. Les pieds sont en hêtre.

La taille en détail

Qu’il soit bi-bloc ou monobloc, la taille du sommier doit correspondre exactement à la largeur et à la longueur du matelas qu’il accueillera. Les dimensions les plus courantes sont 90 x 190 cm (une place), 140 x 190 cm (deux places) et 160 x 200 cm comme pour le modèle présenté ici. 

La hauteur du sommier dépend de l’épaisseur du matelas. Compter une hauteur totale (du sol au sommet du matelas) d’environ 50 cm pour un couchage adulte et 40 cm pour un enfant. Dans cette réalisation, les pieds mesurent 15 cm de hauteur et le cadre en chêne, 14 cm. Avec un matelas de 22 cm, on obtient une hauteur totale de  51 cm. Idéal pour bien se reposer après ce chantier !

Matériaux pour un sommier bi-bloc de 160 x 200 cm

• 6 planches de bois (chêne, hêtre, pin…) 2 x 14 (ou 15) x 200 cm (à recouper pour obtenir, 4 planches de 196 cm et 4 planches de 80 cm, conserver les chutes)

• 4 tasseaux en pin 2 x 3 x 200 cm

• 12 boulons poêliers à tête ronde avec écrous de 50 mm de longueur et 6 mm de diamètre

• Un sachet de vis à bois de 50 mm de longueur et 4 mm de diamètre

• 8 pieds cylindriques en bois de hêtre, hauteur 15 cm

• 2 lattages en bois 80 x 200 cm (à scier dans la largeur par la suite)

Outils

• Scie égoïne ou scie à onglet (pour les lattages)

• Équerre

• Serre-joints

• Mètre enrouleur 2 m minimum

• Jeu de mèches à bois (Ø 2 à 8 mm)
pour les avant-trous

• Mèches à bois plates 23 ou 25 mm

• Visseuse

• Clé à douille

• Papier de verre grain 120


Mobilier : Un pouf en carton à réaliser en famille

Pouf en carton a faire soi meme

Une activité à faire en famille

Créer un amusant tabouret en réutilisant des tubes de carton ? Rien de plus simple. Ce pouf en forme de fleur est à la fois solide et léger. Il nécessite, pour sa fabrication, très peu d’outils et de matériel. Ce micro-meuble servira tout aussi bien de marche-pied pour les enfants (qui l’adorent et le transportent de leur chambre au salon, en passant par la cuisine et la salle de bains), de tabouret, de table de nuit, de bout de canapé, etc. 

Où trouver des tubes en cartons ?

Pour trouver les tubes en carton, aussi appelés mandrins, il est possible de les récupérer chez les vendeurs de tissu, de nappes, de posters, chez les imprimeurs (il y a des tubes en carton gris ou marron à l’intérieur des bobines de papier), dans les petites industries qui utilisent des matériaux qui se dévident ou bien dans les entreprises spécialisées dans l’expédition. Ces tubes en carton sont épais (le carton fait près de 5 mm d’épaisseur) et très solides. Les tailles et les diamètres des mandrins sont variables, de 8,5 à 10 cm de diamètre et de 60 à 200 cm de longueur. 

En fonction de la taille des tubes trouvés, on obtient des poufs plus ou moins larges. Quant à la taille des poufs, des hauteurs de 30, 26 ou 22 cm permettront d’obtenir de belles proportions avec des tubes de 8,5 à 10 cm de diamètre. La colle, elle, peut être réalisée à la maison (lire p. 72). Un joli chantier à partager facilement en famille.