Enquête équipement : Menuiseries bois françaises, le retour



Portes ou fenêtres fabriquées dans l’hexagone ? De la conception à la finition, des démarches qualité tendent à améliorer l’offre de menuiserie extérieure en bois française.

Les menuiseries extérieures en bois offrent de nombreux avantages par rapport à leurs rivales en PVC, aluminium ou acier. « Les fiches de déclaration environnementales et sanitaires,  disponibles sur la base Inies mais malheureusement encore trop peu nombreuses, notamment pour les menuiseries bois, permettent de donner une estimation (avec la méthode ACV dynamique utilisée dans la RE2020(1)) de l’impact carbone moyen d’ 1 m² de menuiserie avec vitrage », explique Mathieu Condamin de l’interprofession Fibois 42 qui estime les menuiseries bois à 55 kg équivalent CO2 (75 kg CO2 pour le bois-alu, 83 kg CO2 pour le PVC et 141 kg de CO2 pour l’aluminium, à performance thermique égale). « Le bois a l’avantage d’une faible énergie grise [faibles émissions à la fabrication, ndlr], mais surtout d’une capacité à stocker du carbone. à noter que le vitrage représente un impact non négligeable dans ces résultats, ce qui limite le différentiel entre les différentes menuiseries », poursuit-il.

Leurs performances thermiques font aussi d’elles des alliées pour les écoconstructeurs : le coefficient de transmission thermique (Uf) d’une huisserie bois s’établit en moyenne entre 1,2 et 1,4 W/m².K pour le pin (2,1 à 2,8 pour le chêne), mieux que les 3,4 à 4,9 W/m².K pour l’aluminium et l’acier (avec rupteurs de pont thermique) et les 1,5 à 2,5 W/m².K pour le PVC. « Il est plus simple d’obtenir des menuiseries performantes avec du bois et c’est pour cette raison que les triples vitrages sont généralement associés aux bois », explique Marc Sigrist, du FCBA, l’Institut technologique forêt cellulose bois-construction ameublement. Il souligne par ailleurs les qualités mécaniques du bois qui permettent, contrairement au PVC, des menuiseries grand format. La performance acoustique, elle, dépend essentiellement du vitrage et ne discrimine pas un type d’huisserie.


Travaux: Escalier gain de place, la marche à suivre

Escalier gain de place

Escalier à pas décalés

Confectionner un escalier à pas décalés ou “Japonais”, dont les marches entaillées réduisent l’encombrement.

Les marches d’un escalier à pas décalés ou « japonais » sont entaillées en quinconce, réduisant son encombrement tout en conservant un confort d’usage grâce à des hauteur et profondeur de marche proches de la normale. Mieux vaut toutefois « le réserver aux passages peu fréquents et attention à partir du bon pied ! », prévient Léna Mounier, ingénieure gérante de Luchta Bois (83). Ce type d’escalier nécessite une trémie réduite, qui rogne donc moins sur la superficie utile de l’étage. Avec 250 cm de sol à sol et un passage de tête à 190 cm, la longueur de trémie peut être de 160 cm contre 280 cm pour un escalier classique. L’emprise au sol est aussi réduite de 129 cm.

Léna Mounier conseille de « favoriser les essences dures, chêne, hêtre ou frêne, qui marquent moins que l’épicéa, le pin ou le sapin et sont plus résistantes – mais aussi plus chères. Les panneaux lamellés-collés assurent une bonne stabilité du bois ».

Les bienfaits de la chute

Il existe des panneaux plus petits, mais ici la longueur des limons est de presque 3,15 m. Les chutes peuvent servir à fabriquer des étagères ou un garde-corps (judicieux pour cet escalier assez raide). « On peut utiliser du bois brut, moins cher, mais le chantier nécessitera beaucoup plus de temps et d’équipements pour dégauchir et raboter le bois, voire le déligner, réaliser des collages… »

La pose de l’escalier dépend du contexte. « En général, mieux vaut l’assembler au sol et le lever ensuite. Il est parfois possible de le poser au fur et à mesure dans son emplacement définitif, mais s’agissant d’un escalier gain de place, on dispose souvent de peu d’espace autour et le vissage ou l’encastrement des marches peut vite devenir impossible », avertit Léna Mounier.


Menuiseries intérieures



Les menuiseries intérieures servent à circuler dans les différentes pièces séparées par des cloisons. Contrairement aux menuiseries extérieures, elles n’ont aucun rôle thermique et ne sont pas soumises aux intempéries.

Généralement en bois, on les trouve également en aluminium, en PVC, en composite… Ou encore en verre ! Sous forme de porte vitrée ou de verrière intérieure, ce matériau a le gros avantage de laisser passer la lumière du jour, ce qui peut être intéressant si l’une de vos pièces de vie n’a que peu ou pas d’accès à la lumière naturelle.

 

Concernant les dimensions, on trouve des portes de 63, 73, 83 ou 93 cm de large et dont la hauteur est au minimum de 2m. La taille standard d’une porte est de 2,04m de haut pour 83cm de large, car cette dimension permet de faire passer un fauteuil roulant. Les tailles de vos portes sont à décider dès la conception de votre maison.

 

Avez-vous déjà remarqué cet espace entre le sol et votre porte ? Il s’agit du détalonnage. Cet espace permet de favoriser la ventilation dans votre logement. Sa hauteur, entre 1 et 3cm, dépend de la pièce concernée et du type de ventilation de votre maison.

 

Enfin, il existe différents systèmes d’ouvertures pour vos portes : battantes (très classique), pivotantes (très peu courant avec un style très contemporain), coulissantes et/ou pliantes (idéal dans les petits espaces).

Questions à se poser

Quelles dimensions pour mes menuiseries intérieures ? Les plus petites coûteront moins cher, mais les plus grandes seront plus pratiques. Réfléchissez à vos besoins avant de choisir la taille de vos portes.

Points de vigilance

Les menuiseries intérieures sont une continuité des cloisons : attention à choisir des portes avec un comportement acoustique convenable.

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