Rénover : Appartement autorénové au cœur de Marseille



Il y a trois ans, Lola et Morgan ont entrepris la rénovation d’un appartement à Marseille. Un voyage porté par la sobriété, semé d’embûches mais aussi d’apprentissages.

C’est derrière l’imposante façade d’un bâtiment des années 1930, dans le cœur de Marseille, que se sont déroulés les travaux à partir de mars 2019. Un chantier de 14 mois, en autorénovation et chantiers participatifs, auxquels il faut ajouter cinq semaines d’intervention de professionnels. Avec ses 200 m2 de jardin et une partie de ses sols en tomette, l’appartement avait de quoi séduire. Au moment de l’achat, sa conception en brique et pierre et son emplacement au cœur de la ville correspondent à merveille au mode de vie de Lola et Morgan. « Nous n’avions pas de voiture et nous étions heureux au quotidien comme cela. Pouvoir se déplacer facilement et avoir accès à tous les services reste un avantage non négligeable en ville, d’autant que nous sommes juste à côté de la gare Marseille-Blancarde, donc c’est très bien situé », précise Lola Pouchin, 30 ans. 

Autre motivation : mettre en pratique leurs apprentissages et valeurs. Pour le couple, tous deux architectes de formation, la dimension écologique de la rénovation, plus vertueuse que la construction car moins consommatrice de ressources, a été abordée en théorie dans leurs cursus respectifs. « Nous nous sommes dit que si nous ne le faisions pas chez nous, nous n’aurions pas la crédibilité pour le faire chez les autres », relate Lola. De fait, le couple privilégie les matériaux biosourcés, naturels ainsi que l’existant si cela a du sens. Respectueux de l’environnement, ils les jugent aussi inoffensifs pour leur santé, surtout celle de leur bébé Corto, né pendant les travaux. Un « tsunami » heureux qui a confirmé certains choix, comme celui d’utiliser des câbles électriques blindés dans les deux chambres pour se prémunir des champs électromagnétiques durant la nuit (lire p. 29).

Pour cet appartement de 73 m2, le couple se donne plusieurs objectifs. Entre les bruits de la rue, le système de chauffage électrique à changer et l’emplacement du logement en rez-de chaussée, il décide de combiner des matériaux qui leur assurent une bonne isolation thermique et phonique, mais aussi de tenter de réaliser un maximum de travaux par eux-mêmes et en chantiers participatifs. « D’entrée, nous avions une contrainte financière. Pour cette rénovation, nous avions un budget disponible de 40 000 € », se souvient Lola.