Travaux : construire un mur en pierre sèche

construire un mur en pierre seche

monter un mur en pierre sèche pas à pas.

Les murs en pierre sèches sont adaptée pour la construction de murs de soutènement et la réalisation de terrasses. Cette technique repose sur le bon assemblage de pierres, sans mortier ni liant d’aucune sorte.

Historiquement, la pierre sèche répondait à un besoin souvent lié à l’agriculture : dépierrer un champ ou aménager un sol en pente pour en faire une terrasse exploitable. Très robuste, un mur de soutènement en pierre sèche bénéficie d’une longévité qui se compte en siècles. Son secret réside d’une part dans son poids qui lui permet de contenir la poussée de la terre ; d’autre part, dans la relative plasticité de sa structure, qui lui permet d’encaisser les légers mouvements de terrain. L’autre atout de la construction en pierre sèche réside dans les 25 % d’espace libre entre les pierres.

 


Travaux : percer un mur en pierre

percer un mur en pierre

Percer un mur en pierre sans le dénaturer

Dans cette ancienne ferme quercynoise, le mur pignon aveugle de 8 m de haut, crépi d’un enduit à la chaux, est constitué d’un assemblage de pierres calcaires jointées par un mortier d’argile, pour une épaisseur totale de 60 cm environ. Pour créer une porte-fenêtre de belles dimensions,  la tâche semble difficile. En effet, les pierres grossièrement taillées sont irrégulières. Cependant, Pour Laurent Moles, maçon chevronné spécialiste du bâti ancien, c’est presque un jeu d’enfant : « Un mur en pierre est très malléable, il suffit de connaître la pierre et de savoir par où commencer. Le reste vient tout seul. » Mais le déplacement d’un important stock de pierres et l’approvisionnement en matériaux volumineux et lourds imposent de disposer de solides moyens de transport et de levage.


Enquête matériaux : les ciments naturels

les ciments naturels

Retour vers les ciments naturels…

Vous avez dit ciment, ce produit destructeur de nos bâtis anciens ? Provocation ! En effet, depuis 50 ans, l’association Maisons paysannes de France ne cesse de proclamer que le ciment est incompatible avec ces maçonneries de matériaux peu transformés, aux liants tels que la terre ou la chaux naturelle. Mais il existe des ciments « naturels », aux qualités et comportements variés. En parcourant les places ou jardins publics, on découvre parfois des fontaines ou de vieux lavoirs aux couleurs ocrées, des décorations de façades sophistiquées ou des encadrements de maisons plus modestes. Le passant pressé y verra des réalisations en pierre. Mais le curieux observera, dans l’angle d’une cassure ou sous la peinture, des grains de sable et des graviers. Leur vraie nature est révélée : un mortier ou béton de liant hydraulique ancien.


Finitions : Rejointoyer un mur en pierre

Rejointoyer un mur en pierre

Redonner caractère et solidité à un vieux mur

Les murs soutiennent la maison, ils ont besoin d’être solides. Mieux vaut aussi qu’ils soient perméables à la vapeur d’eau. Or, quand les joints de chaux commencent à tomber en poussière, les pierres finissent par se décrocher, réduisant la solidité d’ensemble. Et lorsqu’ils ont été refaits au ciment, ils deviennent trop étanches, l’humidité s’accumule. Il y a risque d’insalubrité. Pareilles situations nécessitent une opération de rejointoiement dans les règles de l’art.


Matériaux : Alternatives à la dalle béton

Alternatives à la dalle beton

Un sol en béton, que dalle !

Le tout-puissant béton armé de ciment a fait de la dalle de sol son pré carré. Heureusement, des alternatives existent, qui sont bien plus pertinentes pour la qualité de vie intérieure. Certaines sont assez simples à mettre en oeuvre.

Une dalle de sol sur terre-plein sans ciment ? Impossible, nous répondent les constructeurs conventionnels, pour qui béton de ciment rime avec  résistance, rigidité et… garantie décennale. Pourtant, le coût environnemental prohibitif du ciment (4 % des émissions mondiales de CO2)
et les conséquences de l’extraction massive de sable marin et de gravier pour la construction (autour de 25 milliards de tonnes par an) remettent largement en cause cette technique pourtant solidement implantée dans les esprits.


Avis d’expert : l’impact environnemental du béton

impact environnemental du beton

Quel bilan environnemental pour le béton ?

Inventé en 1870, le béton de ciment est aujourd’hui le matériau de construction le plus utilisé au monde. Mais sa production affecte dangereusement l’environnement.

Curieusement, silence radio dans les grandes ONG françaises concernant l’impact environnemental du béton, le produit le plus utilisé au monde après l’eau ! Heureusement, il y a les Nations-Unies… Et Pascal Peduzzi ne manie pas la langue de bois : « La production du béton est responsable de 8 % des émissions mondiales de CO2 », alerte le spécialiste. « La demande a triplé en vingt ans sous l’effet de la pression démographique. L’extraction de sables et de graviers épuise la ressource dans les carrières et les rivières les plus accessibles, où elle affecte les nappes phréatiques, les courants, la faune et la flore


Murs porteurs



Un mur porteur est destiné à supporter la charpente ainsi que les planchers du bâtiment. En outre, il évite les déformations par effet de poussée horizontale. Il est généralement constitué d’un élément de maçonnerie (brique de terre cuite, parpaing…), mais on trouve également des versions plus écologiques en béton cellulaire, ossature bois ou encore en terre crue. Il est recouvert d’un parement extérieur, d’un revêtement intérieur et généralement d’un isolant. Il existe aussi des murs porteurs à l’intérieur des maisons, qu’on appelle murs de refend.

Même si les murs sont dans notre pays le plus souvent construits en parpaings, d’autres matériaux bien moins énergivores existent heureusement :

 

Brique alvéolaire

Elle est principalement composée d’argile cuite et d’air. Sa structure lui permet d’être à la fois un élément porteur et un isolant (λ* aux environs de 0,11) grâce à l’air emprisonné dans les alvéoles. On l’appelle aussi parfois brique monomur.

 

Bois massif

Il s’agit de panneaux fabriqués à partir de planches de bois (souvent de l’épicéa) contrecollées et croisées afin de décupler leurs propriétés mécaniques. C’est une façon de construire très rapide (quelques jours suffisent pour l’enveloppe d’une maison).

 

Béton cellulaire

Fabriqué à partir de sable, chaux hydraulique, poudre d’alumine, ciment naturel et d’eau, les blocs sont très aérés. Une fois secs, ils sont très légers et possèdent de bonnes performances thermiques (λ* aux environs de 0,12). On le trouve sous forme de blocs prêts à poser.

 

La terre crue (bauge, pisé…)

Différentes techniques traditionnelles permettent de construire avec de la terre crue et peuvent nécessiter différents adjuvants (fibres végétales, cailloux, eau…), proportions d’argile et moyens de mise en œuvre. On peut extraire la terre argileuse sur place, ce qui permet de faire l’économie du matériau et de son transport.

 

Ossature bois

C’est une structure en bois que l’on vient remplir avec l’isolant souhaité. Attention toutefois, le bois est plus conducteur que l’isolant et peut donc créer des ponts thermiques. Il est ainsi intéressant de doubler l’ossature bois par une isolation extérieure. C’est un mur porteur idéal si l’on souhaite aller vite, car il n’y a pas de temps de séchage et il est possible de préfabriquer les murs en atelier.

 

*λ (lambda) : conductivité thermique d’un matériau en W/(m.K). Plus λ est faible, plus le matériau est isolant. À titre de comparaison, le λ du parpaing est d’environ 1 W/(m.K).

Questions à se poser

Quelle technique choisir ? Votre choix se fera en fonction de vos préférences personnelles pour tel ou tel matériau, la durée du chantier gros œuvre souhaitée, vos savoir-faire, votre outillage…

Souhaitez-vous gérer l’inertie de votre maison via les murs porteurs ? Si oui, choisissez une maçonnerie avec une isolation par l’extérieur. Si non, pensez à l’apporter par un autre biais, comme avec le choix de vos fondations ou de vos cloisons.

Points de vigilance

C’est un lot qui est souvent confié aux professionnels pour bénéficier de leur assurance décennale (très important en cas de revente notamment).

Si vous souhaitez construire vos murs porteurs vous-même, formez-vous : stages par des entreprises ou associations, chantiers participatifs…

Sélection d’articles/dossiers pour Murs porteurs :

Dossier : Construire en bois
Enquête : les murs en paille porteuse
Dossier : Construire en monomur
Dossier: Bien choisir ses matériaux pour écoconstruire


Les femmes et l’écoconstruction



De plus en plus nombreuses à se former aux métiers de l’éco-bâtiment, les femmes investissent les chantiers et collaborent volontiers avec les hommes. Du côté de l’autoconstruction, leurs rangs s’étoffent aussi. Rencontres croisées avec ces nouvelles ouvrières pour parler de leur travail, de leurs projets de maisons, de leurs satisfactions et de leurs doutes…


Monomur, l’isolation répartie



À base de terre cuite, béton allégé ou pierre ponce, les blocs monomurs composent à eux seuls la structure porteuse et l’isolation d’un bâtiment. C’est aujourd’hui une technique constructive rapide d’exécution grâce à l’emploi de blocs rectifiés, posés à joints minces, et qui permet de réaliser un bâti d’une longue durée de vie. Ce système règle radicalement le problème des ponts thermiques, avec l’usage de blocs spéciaux adaptés aux points particuliers de la maison : portes, fenêtres, dalles, angles… Enfin, la constitution minérale du monomur lui confère une bonne inertie thermique, gage d’une maison confortable en hiver comme en été.


Technique

bâti ancien

L’humidité dans le bâti ancien.

Le bâti ancien a mauvaise presse : énergivore, cher à l’achat et onéreux à rénover, dit-on. C’est méconnaître les possibilités offertes par une « restauration » respectueuse qui en fera un mode d’habitat écologique, beau et durable.