Billet d’humeur : Le siècle de la Lumière



À l’évidence, les ressources énergétiques du sous-sol – pétrole, charbon, gaz et uranium – seront de plus en plus rares, onéreuses et même cannibales, car nécessitant de plus en plus d’énergie pour produire de l’énergie.

Angoissés, nous imaginons alors que notre avenir ne sera que pénurie d’énergie et conflits pour se l’approprier. Or, c’est faux : nous avons de l’énergie en abondance ! Et pour découvrir la source de ce trésor, c’est tout simple : il suffit de lever les yeux.

Notre angoisse repose en effet sur une erreur de vision : la Terre est certes une sphère aux ressources finies, mais elle n’est pas toute seule dans son système thermodynamique… Prenons un peu de hauteur, un zoom arrière à partir de notre position. À 100 000 km d’altitude, la Terre entière nous apparaît, jolie petite boule flottant dans l’espace, bleue comme une orange. Poursuivons quelques millions de kilomètres. Apparaît alors le système thermodynamique dans lequel nous baignons : la Terre, le Soleil et l’espace sidéral.

Toute la vie sur notre planète repose sur les échanges d’énergie de ce trio : le Soleil, dont la surface est à 6 300°C, arrose en permanence la Terre d’un flux constant d’énergie. Ce rayonnement est réfléchi ou absorbé dans l’atmosphère, les océans, les sols, capté par les plantes ou les masses d’air. Puis, la Terre rayonne à son tour vers les confins de l’espace où ne subsiste que le rayonnement diffus cosmologique, dont la température est de - 272°C, juste au-dessus du zéro absolu. Tous ces échanges radiatifs, entre 6 300°C et - 272°C, maintiennent la Terre à 15°C en moyenne.

Le Soleil est donc l’infatigable moteur de ce trio et la Terre, l’heureuse bénéficiaire, miraculeusement tempérée, de ce système thermodynamique. Un moteur extraordinaire : il vivra encore 4,5 milliards d’années, 15 000 fois le temps qui nous sépare des premiers Homo sapiens. Chaque seconde, il rayonne mille fois l’équivalent de l’énergie consommée sur Terre durant un an. Et il gère tout seul et gratis ses propres déchets nucléaires.

Or, de jour en jour, se confirme une excellente nouvelle, peut-être la plus importante pour la survie de notre espèce depuis le début de ce millénaire : nous savons maintenant capter massivement l’énergie de ce moteur. En seulement 10 ans, le prix moyen du photovoltaïque a été divisé par 5,5. L’éolien est devenu une énergie non carbonée deux fois moins chère à la production que l’EPR. Et le gaz renouvelable offre des possibilités de stockage massif de l’énergie.

Aucune pénurie énergétique n’est donc à craindre pour les siècles des siècles : notre bon vieux Soleil y pourvoira ! Mais à deux conditions. Que l’on cesse au plus vite nos addictions aux énergies extractives du sous-sol. Et que l’on ne se laisse pas de nouveau piéger par le mirage de l’abondance : sobriété et efficacité sont des préalables impératifs.

Le XVIIIe siècle fut celui des Lumières. Les deux suivants furent obscurcis par les matières extraites du sous-sol, générant l’illusion d’une toute-puissance énergétique avec son cortège d’inégalités, de pollutions et de conflits sans fin. Arrêtons de courber l’échine vers les énergies du sous-sol. Levons la tête vers le Soleil, le remerciant pour sa générosité. Faisons de notre siècle le siècle de la Lumière.


Energie : Faire la lumière sur l’éclairage

l'éclairage

Concevoir l’éclairage intérieur, c’est associer confort et consommation énergétique réduite. Et adopter des solutions spécifiques pour chaque pièce, dans un marché désormais dominé par la technologie des Led.

Privilégier la lumière naturelle reste bien entendu une des priorités lors de la conception de la maison; l’énergie la moins polluante est celle que l’on ne consomme pas. Une fois cet adage bien en tête, une autre priorité consiste à optimiser le confort des occupants en adaptant l’apport de lumière à leurs besoins. À chaque pièce correspond un éclairage en fonction de la destination de celle-ci, de sa surface et de sa configuration, mais aussi de l’ambiance souhaitée (détente, intimité,travail, etc.). Ainsi, la cuisine et la salle de bains requièrent un éclairage puissant pour les plans de travail, l’îlot central, l’évier, le lavabo, etc. L’endroit où l’on prend les repas, tout comme l’entrée, l’escalier ou l’espace de jeu ou de devoirs ont besoin d’une luminosité bien plus importante que celle de la chambre parentale.

Pour quantifier l’éclairage nécessaire, on se réfère communément à des fourchettes d’éclairement lumineux (voir tableau p. 50), exprimées en lux, l’unité de mesure qui décrit le flux lumineux reçu par unité de surface. L’intensité lumineuse que doivent fournir les lampes dépend donc de la surface à éclairer. Pour la déterminer, plus question désormais de raisonner en watts, comme c’était le cas avec les lampes à incandescence ou les halogènes, mais en lumens (unité de mesure du flux lumineux). En effet, le rendement lumineux des ampoules à économie d’énergie est non seulement meilleur, mais il varie selon la technologie. Quant à la formule de calcul, les distributeurs conseillent de multiplier le nombre de mètres carrés par le nombre de lux attendu. Ainsi, pour une chambre de 15 m², les besoins portent
sur une fourchette de 375 à 750 lumens, à répartir entre plusieurs points lumineux, comme le souligne Bruno Lafitte, ingénieur Ademe expert en éclairage : « Cela évite d’avoir un point central sur lequel il faudra davantage de puissance pour éclairer les zones éloignées. » Pour les pièces en L, il est recommandé de traiter l’espace en deux rectangles distincts.

Le blanc, chaud ou froid ?

Un autre critère pour le choix des ampoules : la température de couleur de la lumière, exprimée en degrés Kelvins (°K). Elle détermine l’ambiance produite par la source lumineuse. De reposante avec une température basse (2 000 à 3 000°K, ou blanc chaud) à dynamique (à partir de 4 000°K pour le blanc neutre et au-delà de 5 000°K pour le blanc froid qui tire vers le bleu).

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Décoration : fabriquer un abat-jour en boîtes d’oeufs

abat-jour en boites d'oeufs

Un abat-jour en pulpe de papier

Le papier est un matériau noble, fabriqué à base de fibres naturelles. Il est en outre facilement réutilisable et peut être transformé presque indéfiniment. D’une grande souplesse, la pulpe de papier permet de produire manuellement toutes sortes d’objets. Petite soeur du papier mâché, la pulpe de papier est fabriquée à partir de boîtes d’oeufs ou de carton de calage, eux-mêmes constitués de matériaux recyclés. Les boîtes d’oeufs sont des emballages en cellulose moulée, réalisés à partir de papiers et de cartons recyclés. Née il y a un siècle dans les régions forestières des États-Unis, la cellulose moulée est un matériau écologique qui sert également à protéger du matériel médical, des fruits et des légumes, de l’électroménager, des repas à emporter, etc.


Rénover : la maison passerelle

la maison passerelle

La Maison passerelle.

Prendre le temps de rénover dans le respect du bâti ancien, tout en travaillant sur la lumière et en optant au maximum pour la récupération, voilà le pari (réussi) de Diane et Pierre. Visite de leur maison passerelle.

Achetée fin 2009, cette maison brétillienne* du siècle dernier avait malheureusement été rénovée à grand renfort de ciment. En effet, le rez de- chaussée de 60 m2 était rustique mais « habitable ». Idéal pour un couple avec une femme enceinte de cinq mois. L’aventure commençait ! Nous avons investi le rez-de-chaussée le temps de refaire l’étage, puis nous nous sommes installés provisoirement à l’étage afin de tout casser en bas. Ainsi, cette contrainte nous permet de profiter aujourd’hui d’une passerelle donnant un accès direct aux chambres de l’étage depuis le jardin.

D’autres chantiers qui ont retenu notre attention parmi les témoignages reçus pour ce numéro anniversaire…

Particuliers et professionnels alliés pour rénover.

Un magnifique projet réalisé dans le Morbihan et proposé par l’un des artisans protagonistes, Sébastien Bodin, accompagnateur en écoconstruction. Une rénovation de 120 m2, sur une ancienne ferme en pierre et bauge.

La nouvelle vie du séchoir fait un tabac.

Avec 75 000 € pour leurs travaux, Odile et Alain, accompagnés d’une amie architecte, ont transformé ensemble un séchoir à tabac – grange en pierres.


Extension

maximum de lumière extension paisible

Un maximum de lumière pour une extension paisible dédiée à la lumière.

Les propriétaires souhaitaient un lieu tranquille,  largement ouvert sur l’extérieur où ils pourraient s’installer pour lire. Prévue pour accueillir la bibliothèque, cette extension, qui forme le pied de cette maison en L, répond parfaitement à leur souhait.


Énergie

éclairage led

Remarquables leds plus efficaces et meilleur marché.

Très bonne efficacité énergétique, faible rayonnement thermique, grande flexibilité d’utilisation et durée de vie élevée font que les leds séduisent. Malgré les prix fortement à la baisse, le coût à l’achat reste élevé et les qualités encore très inégales.