Extérieur : Filtre à broyat de bois, un assainissement low tech

EXTERIEUR BROYAT DE BOIS

Il n’existe pas encore de cadre réglementaire spécifique au traitement des eaux ménagères.

Pour l’écocentre Pierre et Terre, le filtre à broyat de bois ou pédo-épuration est « le système d’assainissement des eaux ménagères le plus écologique, le plus simple à mettre en œuvre et le plus économique ». De quoi s’agit-il ?

D’abord appelé « géo-épuration », puis « pédo-épuration » (c’est-à-dire épuration par le sol), le filtre à broyat de bois (FBB) est un système d’assainissement non collectif des eaux ménagères encore peu connu. Ne traitant que les eaux ménagères, il convient dès lors à ceux qui ont opté pour les toilettes sèches. Ce système « permet un traitement des eaux ménagères dans des tranchées à l’air libre et de faible profondeur, remplies de broyat de bois et alimentées en alternance. Son dimensionnement varie de 1 à 1,5 m² par occupant », explique Aurélien Epstein; qui dirige la société Rhizosphère, dans les Côtes-d’Armor.

« Le but est de rendre l’assainissement productif, pour qu’il revalorise l’eau – à l’opposé du schéma classique de l’assainissement aujourd’hui », précise Christophe Merotto, directeur de l’écocentre Pierre et Terre, dans le Gers, et formateur habitat et assainissement écologique. Il s’agit donc de créer un cycle – en plantant de la végétation ornementale, par exemple – en tirant parti des nutriments contenus dans l’eau qui passe dans le sol après sa filtration dans le broyat de bois.

Épurer sans se ruiner

Le dispositif a le mérite d’être à la fois pas ou peu énergivore (selon l’emplacement de la maison et la topographie des lieux, il pourra nécessiter l’installation d’une pompe de relevage) et écologique depuis sa conception et sa mise en œuvre jusqu’à son utilisation (à condition de n’utiliser que des produits d’entretien naturels ou facilement biodégradables).

Son coût, relativement faible (1 000 à 4 000 €), inclut l’étude d’assainissement par un professionnel – afin d’adapter le procédé au contexte du projet –, l’éventuelle location d’une pelle mécanique pour la réalisation des tranchées, des regards de répartition et, si besoin, une pompe. Constitué de bois d’arbres feuillus de préférence, le broyat absorbe l’humidité et permet aux bactéries épuratrices de se développer.


Low tech : Le tube de l’été

tube solaire et culinaire

Une délicieuse odeur de cuisine envahit le jardin.

Elle provient d’un simple tube en verre. David Szumilo, qui a mis au point ce mode de cuisson alternatif, en explique les principes.

Adepte de la cuisson autonome, David expérimente diverses techniques dans sa cuisine savoyarde. Concepteur d’un poêle de masse facile à construire, puis restaurateur low tech sur des festivals, ce touche-à-tout mitonne ses plats avec les ressources naturelles. « La cuisine au bois convient bien à différentes situations, mais lorsqu’il fait beau, autant profiter du soleil ! », plaide-t-il.

David a d’abord expérimenté les fours solaires classiques. Ces outils requièrent du soleil au bon moment, du temps et de la présence pour réorienter régulièrement l’appareil. Ils nécessitent également plusieurs heures pour monter à des températures suffisantes pour cuire les aliments. Pas facile de cuisiner pour midi ou lorsqu’on travaille toute la journée ! « Le solaire n’est pas encore au point pour la vie de tous les jours. Il faudrait inventer des fours solaires à inertie pour avoir un four chaud à 19 h », estime David, également auteur du site Internet « Du Soleil dans nos assiettes ».


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Alternatives : L’association Low-tech Lab

association Low-tech Lab

Un laboratoire pour les low-tech

L’association Low-tech Lab parcourt le monde à la recherche de technologies simples, économiques, durables qui répondent aux besoins primaires. Et les adapte à notre mode de vie. L’un des tiroirs de la cuisine dissimule un coffre isolé avec du liège en vrac, fermé par un couvercle en bois lui aussi rempli du granulat. « C’est une marmite norvégienne, décrit Clément. On peut y installer une casserole portée à ébullition pour que la cuisson continue, sans autre énergie. Les préparations restent chaudes pendant au moins trois heures. Ça réduit la consommation de gaz. » La « marmite » fait partie des douze technologies dites « low-tech » testées dans une tiny house(1) autoconstruite, au nord de Concarneau (29). Les ingénieurs Clément et Pierre-Alain y ont vécu, chacun une semaine sur deux, pendant huit mois.