Territoire : Des villes au rythme du bien-vivre.

Bien-vivre urbain

Des villes au rythme du bien-vivre.

Créé en Italie il y a 20 ans, le label Cittaslow séduit bien au-delà de la péninsule. Plus de 200 villes y ont adhéré de par le monde, dont neuf en France.

Un escargot orange portant un village sur sa coquille. En entrée de ville, ce logo informe le visiteur qu’il se trouve dans l’une des neuf communes françaises du réseau international Cittaslow (ville en italien et lente en anglais), qui compte actuellement 244 villes adhérentes, réparties dans 29 pays, sur les quatre continents. Né en 1999 en Italie et inspiré du slowfood (lire
encadré p. 13), ce mouvement prône une philosophie du bien-vivre urbain, basée sur le respect des saisons, la préservation de l’environnement, des patrimoines architectural, naturel, culturel et gastronomique, des traditions et savoir-faire locaux… « La richesse d’un pays ne se résume plus aujourd’hui à son PIB, explique Pierre Beaudran, président du réseau français Cittaslow et maire de Mirande, labellisée depuis 2011. Il faut prendre en compte le BES, c’est-à-dire le bien-être équitable et soutenable de ses habitants. »

Un label pluriel

Pour obtenir la certification, valable cinq ans et réservée en principe aux villes de moins de 50 000 habitants, les prétendantes doivent répondre a minima à la moitié des quelque 72 critèresque comporte la charte, dont certains obligatoires.

« On n’est pas sur un label monochrome, basé sur les produits du terroir, mais sur une reconnaissance transversale de la qualité de vie d’une commune, avec la prise en compte également de l’urbanisme, des services, de l’économie, de la mobilité, de l’intergénérationnel, de l’éducatif, etc. », souligne Colette Laurichesse, référente Cittaslow et adjointe au cadre de vie de Segonzac, pionnière du mouvement en France, en 2010. Si chaque commune se distingue par son terroir – le cognac à Segonzac ou la nature en zone périurbaine à Valmondois, au coeur du Parc naturel régional du Vexin –, toutes boudent le terme de « ville lente » […]

 


Avis d’expert : le label bâtiment à énergie positive et réduction carbone E+C-

label bâtiment à énergie positive et réduction carbone

Un label pour des bâtiments plus performants.

En mars 2017 a été lancé le référentiel E+C-  pour label bâtiment à énergie positive et réduction carbone. Sera-t-il plus ambitieux que la réglementation thermique RT 2012 ?

Comme le label BBC a préfiguré la RT 2012, E+C- sera la base de la réglementation thermique 2020. En effet, elle définira les performances que devront alors atteindre les bâtiments neufs. Il fait depuis l’objet d’une expérimentation, avec des retours de maîtres d’ouvrage volontaires qui partagent leurs expériences de constructions neuves conçues pour présenter un impact carbone réduit.

Une convention d’accompagnement de 20 millions d’euros a été signée avec les organismes HLM. Ainsi 6 000 logements sociaux répondant au nouveau référentiel devraient être construits.