Alternatives : En yourte, et en toute légalité

ATERNATIVES YOURTE 139

Après trois ans de négociations, ces trentenaires jouissent enfin de la liberté d’habiter légalement, en contre-bas du village dans lequel ils ont monté leur habitat.

Dans la commune de Saint-Barthélémy-Lestra (42), à l’ouest de Lyon, des yourtes sont désormais inscrites dans le Plan local d’urbanisme (PLU). Résultat de trois ans de démarches menées conjointement par leurs occupants et la municipalité.

C’était leur condition sine qua non : la commune qui accueillera leurs quatre yourtes devra changer son Plan local d’urbanisme (PLU) qui définit notamment quelles zones sont urbanisables, et donc habitables, ou non. « On voulait être déclarés, ne pas craindre d’être expulsés du jour au lendemain parce qu’on se trouve sur un terrain non constructible, pouvoir parler librement de notre mode de vie… C’était même politique : on voulait montrer qu’il est possible de s’installer légalement avec de l’habitat léger », commence Gaëlle, assise dans la lumière du toono, la clé de voûte de la yourte, ouverte sur le ciel. Le Toono est aussi le nom que s’est donné le collectif dont elle fait partie avec Simon, son compagnon, Étienne et Lauriane, Némisko et Rémi.

Après trois ans de négociations, ces trentenaires jouissent enfin de la liberté d’habiter légalement, en contre-bas du village dans lequel ils ont monté leur habitat. La modification du PLU, votée en décembre 2022, sanctifie en effet un secteur de taille et de capacité d’accueil limitées (Stecal) sur un terrain agricole qui permet l’implantation de constructions légères. Leurs yourtes contemporaines à toile beige sont fièrement exposées, entourées de leurs bacs de phytoépuration, d’une centrale photovoltaïque, de leur micro-ferme et de l’atelier de confection de yourtes de Simon(1), le constructeur de la bande. Pour en arriver là, trois conditions ont été réunies : « Être au fait des textes de loi jouant en notre faveur », « le courage politique » de la municipalité et l’« espoir » en horizon pour ne pas se laisser envahir par la peur et le découragement face aux démarches interminables.


Alternatives : Solutions bois pour chauffer un Habitat léger

ALTERNATIVES 137 HABITAT MOBILE

Pas facile de se chauffer au bois en habitat mobile. Taille, poids, émissions, performance, les modèles adaptés sont encore rares.
Pour trouver le petit poêle à bois qui convient aux besoins, quelques critères s’imposent.

Yourte, roulotte, camion aménagé, tiny house… L’habitat alternatif et « léger » séduit. Pour ses usagers, le chauffage au bois est souvent la solution pour concilier efficacité énergétique, confort et maîtrise des dépenses. « Les poêles à bois sont fiables et autonomes par rapport au réseau électrique et au gaz. En hiver, le poêle à bois va aider à gérer le surcroît d’humidité grâce à une chaleur “sèche” qui va rayonner sur les matériaux environnants », résume Vincent Bouhours, cogérant de l’entreprise de construction de tiny house Baluchon.

Mais avant de choisir son poêle à bois, mieux vaut s’interroger sur sa puissance. L’enjeu est de trouver un poêle adapté aux petits espaces, à leur volume de chauffe et au degré d’isolation, « soit environ entre 1 et 2 kW pour la plupart des tiny houses de 15 m2 au sol avec une mezzanine », conseille Vincent. Le ratio classique est en général de 1 kW pour 10 m2.

Sacré Grizzly

À 1 000 m d’altitude, Marie, en télétravail dans la commune des Deux-Alpes (Isère), vit en tiny house en fond de vallée avec peu d’ensoleillement en hiver. « Après avoir fait des recherches sur Internet, le poêle à bois canadien Grizzly 1210 (Cubic Mini Wood Stoves) en acier pour 16 m2 est apparu comme la référence des poêles dans les petits espaces. Je l’ai commandé sur le site Internet de la marque et le fabricant de ma tiny l’a installé. En hiver, je réalimente le foyer en bûche toutes les heures pour garder une température constante d’environ 20°C, sachant qu’en mezzanine, la température peut grimper jusqu’à 25°C. Pour limiter cet écart, j’utilise un ventilateur à effet Peltier. Posé sur le dessus du poêle, ce ventilateur qui s’active grâce à l’air chaud montant est très pratique pour mieux répartir la chaleur, la propulser en avant à l’horizontale avant qu’elle monte tout de suite au plafond. Et ce, sans consommer d’énergie. De plus, en régulant la température, il permet de réduire la consommation de bois de chauffage », explique Marie, qui consomme environ un stère de bois par hiver, qu’elle se fait livrer.

À Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), Guillaume, technicien de bureau d’études, également en télétravail dans sa tiny sur le site du Ty Village créé par Aurélie Moy, utilise aussi ce poêle. « Je voulais un habitat cosy et, après avoir passé un hiver dans ma tiny, le retour d’expérience est plutôt positif. C’est un mode de chauffage agréable, bien moins sec que l’électrique, économe en bois : un demi-stère par hiver, que je me fais livrer sur place. Je débite les bûches de 30 cm en deux bûchettes de 15 cm de longueur adaptées à la taille du foyer », poursuit Guillaume. Pour le fabricant de tiny Vincent Bouhours, « ce poêle à bois en acier est un bon compromis entre puissance, poids (17 kg) pour conserver de l’inertie thermique et prix, sans oublier l’esthétique. De plus, on peut l’accrocher au mur en respectant les distances de sécurité, ce qui permet d’optimiser l’espace au sol ou de réserver un espace de
stockage du bois ».


Micro-chaudière pour habitats légers



Article initialement publié dans le magazine La Maison écologique n° 130

CHAUFFAGE

Assurant à la fois le chauffage et l’eau chaude sanitaire et pouvant même servir à cuisiner, Aezeo a conçu un poêle-chaudière à bûche suffisamment petit pour s’adapter aux micro-habitats et habitats légers ou mobiles qui atteignent difficilement le confort thermique avec des poêles classiques. Avec une faible surface à chauffer et un manque d’inertie des matériaux utilisés, il fait souvent trop chaud durant la flambée et trop froid le matin. La fonction bouilleur (ou hydro) de ce Tinylus apporte même une part conséquente de sa production d’énergie sur de l’eau circulante qui peut être stockée dans un ballon tampon isolé de 150 à 300 l. D’une puissance d’environ 3,5 kW sur l’eau et 2 kW sur l’air, le Tinylus fait appel à des bûchettes de 15 à 20 cm de long et 5 cm de diamètre.
Tarifs : 6 100 € en kit (ballon 150 l) + 960 € stage de fabrication ou 7 200 € monté.
Crédit photo : AEZEO

Autoconstruire : Une famille dans deux tiny houses

tiny houses se nichent sous la verdure AUTOCONSTRUIRE La Maison écologique 128

En plein cœur de l’Hérault, les deux tiny houses se nichent sous la verdure, à l’ombre des arbres. Posées sur une grande terrasse surélevée, se faisant face, les habitations de bois dégagent une grande poésie. C’est ce lieu qui a vu Clara et Corentin Malaud changer de mode de vie. « Je voulais arrêter d’acheter des fruits et légumes bio tout en vivant dans une grande maison avec de grosses voitures et de gros boulots », assume cette convaincue. À l’époque, elle est architecte et lui, informaticien. En 2016, la découverte du documentaire En Quête de sens, de Marc de la Ménardière et Nathanaël Coste, qui traite de l’idée de « faire sa part » et de la sobriété heureuse, ainsi que le déménagement d’une amie vivant en tiny house sont des détonateurs. La même année, Clara dépose un dossier pour un congé individuel de formation avec l’objectif de se lancer dans la construction de sa propre tiny avant d’en faire son métier. L’année suivante, elle se lance dans un BTS Structure construction bois et habitation, tandis que son compagnon passe un CAP Construction maison à ossature bois. En février 2018, tous deux lancent leur chantier d’autoconstruction, qui s’achève en 2019.

Pendant les travaux, la petite famille loue un appartement. « Au début, nous dessinions une tiny pour quatre. C’était beaucoup de contraintes dans 13 m2 et nous tombions dans tous les clichés, notamment celui de n’avoir de la place que pour le strict nécessaire. Or, nous voulions que ce changement de vie soit joyeux. Dans notre famille, il y a les lève-tôt et les lève-tard. Dans un même espace, cela ne pouvait pas fonctionner. Nous avons alors pensé à créer une tiny bruyante et une tiny silencieuse. Une tiny parents, une tiny enfants pour nos garçons qui ont aujourd’hui 12 et 8 ans. En nous disant aussi que nous pourrions en revendre une en cas de déménagement. C’est plus modulable », développent Clara et Corentin. En outre, avec deux tiny, chacun pouvait aussi expérimenter ses idées.

Étape par étape

Première étape : fixer la maison de façon amovible sur sa remorque (lire encadré p. 19). Pour cela, il leur faut construire une ossature bois qui accueillera le plancher. Un cadre en bois est réalisé avec des sections de douglas 45 x 120 mm et fait le tour du plateau de la remorque. À l’intérieur, des chevrons en bois sont fixés tous les 50 cm.

Une fois constituée, cette ossature est retournée sur l’envers pour faciliter la pose d’un pare-pluie (agrafé). Une tôle ajourée est ensuite vissée par-dessus ce dernier pour le protéger. L’ossature est remise à l’endroit et fixée sur la remorque. Pour éviter tout phénomène de corrosion, le couple place des lattes de bois de 2 cm d’épaisseur entre la tôle et la structure de la remorque.

Pour isoler le plancher, les autoconstructeurs posent du Métisse, l’isolant en textile recyclé du Relais, entre les chevrons, agrafent un frein-vapeur et posent un parquet en pin de récupération. « Une fois le plancher installé, nous avons monté une ossature bois classique pour réaliser le squelette de chaque tiny : une lisse basse et une lisse haute horizontales et des montants verticaux de 55 x 95 mm tous les 60 cm, détaille Clara. Nous avons ensuite préparé les quatre façades, au sol, avant de procéder à la levée des murs et de voir chaque maison prendre forme en volume. Les façades sont solidarisées avec le plancher des mezzanines et la toiture. »

Pour le bardage, les autoconstructeurs optent pour du bois de red 


Dossier : Tiny House, le petit habitat qui se pérennise

tiny house

Petit habitat et grandes promesses

Les tiny houses sont de plus en plus nombreuses en France. Et le nombre de fabricants a explosé. Utilisées comme résidences principales, elles promettent une vie simple, légère, tournée vers l’essentiel. Mais ces promesses tiennent-elles la durée ?

Dans la salle de pause qui flaire la franche camaraderie, une carte de France piquée de multiples punaises en bois donne le ton. La plupart d’entre elles sont concentrées dans le nord-ouest et le sud-est. « C’est l’emplacement de chacune de nos tiny houses », éclaire Michaël Desloges. Ici, en Normandie, l’entreprise La Tiny House conçoit sur-mesure ces petites maisons en bois sur châssis de remorque. Elle fut même la pionnière en France, en 2014. Dans l’atelier, les « gars » de Michaël travaillent sur deux nouvelles « tiny ». On reconnaît leur géométrie d’environ 6 m de long, 2 m de large et 4 m de haut.

Une taille standard qui assure, une fois l’aménagement terminé, le respect de la charge maximum réglementaire de 3,5 t. Elles seront les 109e et 110e tiny houses construites ici ; 90 % d’entre elles étant vouées à devenir une résidence principale. « Notre planning n’a jamais désempli. Les clients d’aujourd’hui ont un an et demi d’attente », avoue Michaël. Preuve pour le cofondateur de l’entreprise que les tiny houses ne sont « pas une simple mode, mais un phénomène qui s’installe ».

Célia Robert partage cet avis.

Elle est une des membres fondateurs du Collectif Tiny House, un réseau notable d’échanges et d’entraide entre porteurs de projets, autoconstructeurs, fabricants et habitants de tiny houses, créé en 2016. Sur Facebook, il compte 14 000 membres. « Et ça augmente à chaque médiatisation du sujet », constate Célia. Cependant, le nombre de « tynistes » reste impossible à quantifier. Les études statistiques ne s’y intéressent pas (encore) et leur situation parfois nomade ou non déclarée ne rend pas ce travail aisé. Même les fabricants de tiny houses prolifèrent discrètement. « En 2016, on [les] comptait sur les doigts de la main », se rappelle Célia. Sur la carte interactive du Collectif, ils sont désormais près de 50 à avoir été identifiés. « Mais tous ne s’ajoutent pas systématiquement et certains n’en font pas leur activité principale. Des charpentiers construisent des tiny houses juste parce qu’il y a de la demande. » Si tous ont le même rythme de production que La Tiny House, qui en construit environ 20 par an, un certain nombre de tiny houses se baladent très probablement dans la nature.


Vie de famille à bord d’un bus scolaire



Stéphanie, Arnaud et leurs quatre enfants vivent dans un ancien bus. Matériaux naturels ou de récupération l’ont mué en logement itinérant. Attachez vos ceintures, la maison démarre !

La maison de Stéphanie, Arnaud et leurs quatre enfants a jadis arpenté les routes du Calvados, puis de Vendée pour effectuer le ramassage scolaire. Jusqu’à ce que les nouvelles normes interdisent à ce bus de 1998 de circuler. En 2016, ils le débusquent sur un site d’enchères des services publics. Arnaud et Stéphanie décident de le rénover pour en faire leur habitat avec des matériaux sains, naturels et une bonne dose de récup’. Lire la suite


Alternative : Entrez dans la sphère de la serre géodésique



À la découverte de la serre dôme

Avec sa forme ronde futuriste et ses multiples facettes triangulaires qui captent la lumière du soleil, la serre dôme se fait remarquer au potager. Au-delà de ses qualités esthétiques, c’est un équipement précieux pour les semis et les plantes friandes de chaleur.

Pour obtenir des semis prêts à être mis en terre au prin-temps ou pour cultiver des plantes avides de chaleur, la serre géodésique propose une alternative originale aux tra-ditionnels tunnels. « Je l’ai découverte dans un livre anglais, Geodesic Greenhouse, se souvient Rémi Kulik, permaculteur et Youtubeur fondateur de l’association du Jardin d’Emer-veille (81).

Sa forme peu commune et son esthétique m’ont immédiatement séduit. Elle a toute sa place dans un potager géré en permaculture. » Un avis que partage Romaric Lesaint, chargé de coordination pour Ecos, qui réalise des instal-lations d’écologie urbaine à Nantes et emploie plusieurs serres mutualisées.

« La serre géodésique est même devenue l’emblème de notre association. Elle s’est vite imposée comme un outil indispensable pour créer du lien social grâce à son aspect visuel. Indispensable aussi pour ses qualités horticoles.» Elle offre une montée en température rapide et homogène, dès que le soleil perce à l’horizon. «C’est un petit espace, un cocon, la chaleur y est très bien conservée en période hivernale et en intersaison », poursuit Romaric Lesaint. «Sa forme sphérique fait que la serre est toujours bien exposée par rapport à la course du soleil, confirme Rémi Kulik. J’ai aussi ins-tallé une serre tunnel et en hiver, elle ne monte en température qu’en fin de matinée alors que la serre géodésique chauffe dès le lever du soleil. »


Alternatives : Autoconstruire sa tiny house dans un atelier partagé

Alternatives tiny house dans un atelier partagé

Tinyland, « l’association des mini-maisons mobiles»,

Au cœur de la Drôme, l’association propose un grand hangar-atelier aux autoconstructeurs de tiny house. Un nid à débrouil­lards solidaires et créatifs. La tôle du hangar renvoie le chant mécanique de la scie sauteuse de Fabien. Emmitouflé dans son anorak, il ajuste les lames de douglas non délignées qu’il a choisies pour le bardage de sa tiny house en forme d’ancienne locomotive. À côté, celle d’Agathe et Anton, plus linéaire, s’est récem­ment parée de menuiseries. Mais la porte d’entrée coince encore. «Je peux emprunter ton tournevis Fabien?», demande Agathe tandis qu’elle se dirige vers l’établi. Plus loin dans le hangar, trois autres tiny hou ses sont en cours de réalisation, celles de Bérangère, d’Arthur et de Stéphanie. Entre Valence et Crest, dans la Drôme, ce grand local est mis à disposition par l’association Tinyland ; afin d’offrir un havre d’entraide et de créativité aux autoconstructeurs de tiny houses.

« Pour poser la fenêtre du haut on s’y est mis à cinq. Heureu­sement que les autres étaient là, raconte Anton. Le fait de ne pas être seuls donne envie de venir bosser ».  D’autant plus en ces jours d’hiver, dans cette plaine encerclée à l’est par le Vercors et au sud par le Mont Miéry.  «On se demande souvent conseil on s’influence », apprécie Fabien. Des mots qui émeuvent Nathalie, à l’origine de cet atelier partagé.


Portfolio : habitat atypique

habitat atypique

Les copeauXcabana

Les copeauXcabana, en Dordogne, inventent des formes et créent des espaces originaux, poétiques et organiques. Portés par le désir de travailler « les arbres d’ici » et lassés par les matériaux standardisés, ils réactualisent des techniques traditionnelles.

La charpente dite Philibert Delorme

La charpente dite « Philibert Delorme » offre une forme atypique à ce bâtiment

La tiny house

Cette tiny house (micro-maison sur remorque) est isolée en Métisse (vêtements recyclés broyés) et bardée de douglas mixé avec du polycarbonate ondulé noir.

Le colombage

Un beau jour, Jean-Marie Bechtold, vigneron près de Strasbourg, passe devant une maison alsacienne en cours de démolition. Il interrompt la pelleteuse et démonte la structure traditionnelle à colombage.

Le zome

Le zome est un assemblage de losanges en bois. Nul besoin de sections importantes, celles-ci étant plutôt dictées par l’épaisseur d’isolant.

Bâtir en palettes

Ancien chauffeur poids lourd pour un recycleur de palettes en bois, François a réemployé plus de 500 palettes de 2,10 x 5 à 8 m pour construire en Haute-Garonne l’ossature de sa maison, une charpente traditionnelle, du bardage, une terrasse…

Les écailles de bois

Les écailles de bois ondulantes et le conduit de poêle aux allures de corne donnent une apparence reptilienne à cette extension.

Le dôme arrondit les angles

Conçu et construit par Loïc Chérigie, ce dôme de la Drôme est habillé d’un bardage en planches de 8 mm posées encore humides pour être cintrées  facilement.


Travaux : Construire un habitat nomade

Construire un habitat nomade

Construire un habitat nomade en 15 étapes

Un habitat léger, réalisable en quelques semaines de A à Z, accessible, écoresponsable et démontable. C’est le pari qui a mené Yves Desarzens à la conception d’une maison nomade.

Si la première « maison nomade » est aujourd’hui dans un écovillage du Sud-Ardèche, le hameau des Buis, elle a pris forme dans le jardin d’Yves Desarzens, dans le Pays de Gex. Il s’agit de son quatrième montage- démontage. Elle est mise à disposition des Hameaux légers, une association accompagnant la création de lieux de vie collectifs. Un autre exemplaire se balade en Bretagne, assemblé par un particulier. Les contraintes liées à la rénovation de maisons anciennes, domaine dans lequel Yves a fait carrière, l’ont poussé à concevoir un habitat accessible, facile à mettre en oeuvre et qui utilise le moins de matières premières possible. Une recherche de simplicité qui a abouti en 2012 après un an de gestation.