Finitions : Poser un spot LED isolé et étanche à l’air



Protection étanche de spot lumineux, un petit chantier pour un grand résultat !

Il se faisait discret, mais le vieux spot halogène de cette buanderie était à la fois un gouffre énergétique pour la consommation électrique d’éclairage (120 W), une source d’inconfort et de surconsommation importante liée à ses fuites d’air et, enfin, un risque de départ de feu ! Autant de bonnes raisons de le changer. 

En place depuis presque 40 ans, on aurait presque pu l’oublier, puisqu’il fonctionnait toujours. Mais lors de travaux d’isolation des combles en ouate de cellulose, le fils de la propriétaire observe que la distance au feu de l’isolant avec le spot halogène a été réalisée avec une chute de gaine de hotte qui traînait dans les combles. Devant ce risque d’incendie, la décision a été prise de changer le spot. 

Le chantier consiste ici à troquer l’halogène contre un spot à  LED (10 W), moins énergivore, à assurer l’étanchéité de son raccord avec la plaque de plâtre, et à garantir un écart au feu sécurisé avec l’isolant. Une protection de spot dédiée à ces usages, ici le Protec’Spot de chez Soprema, sera mise en place.


Cahier pratique travaux : Enduit terre sur support paille en extérieur

-N°129, La Maison écologique, Enduit terre sur support paille en extérieur

Plus fragile que l’enduit à la chaux, la finition extérieure en terre crue est généralement déconseillée, d’autant plus si le mur est soumis aux intempéries. Lorsque l’on souhaite favoriser les matériaux à faible empreinte carbone, la réalisation d’un enduit extérieur sur support paille met souvent en œuvre de la terre locale pour le gobetis (la couche d’accroche) et, en partie, pour le corps d’enduit. La finition s’opérant, elle, à la chaux pour une plus grande résistance aux chocs et aux intempéries. Pour ce chantier, le maître d’ouvrage s’est inspiré du patrimoine bâti local en bauge, en mettant en œuvre la paille pour l’isolation et un enduit terre fibré pour la finition.

Pour appliquer cette finition terre, quelques prérequis s’imposent. Le bâtiment doit être doté d’un débord de toit supérieur à 50 % de la hauteur du mur, afin de limiter l’impact des pluies verticales sans nuire aux apports thermiques solaires en hiver. Toutefois, sur le long terme, l’agression du mur par les rebonds de pluie depuis le sol et les pluies horizontales en cas de fort vent peuvent altérer l’enduit terre. Il faut donc admettre une possible altération dans le temps. Mais, à la différence de la chaux, la terre peut être aisément recyclée pour refaire la finition ! Pour accéder sur ce chantier de professionnel à une garantie décennale sur le clos couvert, le gobetis et le corps d’enduit ont été réalisés à la chaux.

Si la surface à enduire est importante, la location d’un matériel de projection et l’accompagnement par un artisan compétent sont fortement conseillés pour gagner du temps et travailler en toute sécurité. Ici, cinq personnes ont travaillé pendant deux semaines pour réaliser les enduits sur les 170 m2, dont la préparation du support, de la terre locale et des enduits. Compter environ trois semaines de séchage entre le corps d’enduit et la réalisation de la finition.


Finitions : Préparer un support plâtre avant la finition

FINITIONS SUPPORT PLATRE

Préparation des plaques de plâtre Fermacell avant leur mise en peinture ou l’application d’un enduit.

Les plaques de plâtre Fermacell ont beaucoup d’avantages par rapport à leurs cousines du marché (contreventement, solidité…), mais elles ont quelques inconvénients. Outre leur poids élevé qui ne facilite pas leur manipulation, les plaques Fermacell nécessitent plus de préparation avant la pose d’une finition. Leur surface est rugueuse et fibrée. Peindre directement dessus ne suffit pas si l’on souhaite un résultat esthétique et la disparition des « défauts ». Le problème ne se pose pas pour les enduits de finition, car la surface est recouverte et cachée par ceux-ci. Néanmoins, le rebouchage des trous de vis est nécessaire et la pose d’un calicot sur les joints entre plaques est fortement conseillée pour éviter les fissures futures.


Enquête finitions : Parée de ses plus beaux atours

finitions pour maison bois

Finitions pour maison bois

Que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur, de nombreuses finitions sont possibles pour habiller les bâtiments en structure bois. Leur mission : protéger ce matériau végétal et laisser “respirer” le mur. Sans oublier confort et esthétique.

Les finitions, c’est ce que nous voyons. Elles répondent à des critères esthétiques, mais aussi techniques pour assurer longue vie au bâtiment et confort aux habitants. Elles doivent protéger des intempérie, surtout pour une structure en matériau végétal, sans bloquer la permabilité de la paroi à la vapeur d’eau.

Pour l’extérieur, consulter le Plan local d’urbanisme, qui ne peut imposer ou interdire un matériau, mais peut interférer sur la couleur ou l’aspect d’une façade. En secteur sauvegardé, la nature des matériaux peut être réglementée.

“Une structure bois n’impose en aucun cas un bardage bois” s’accordent les professionnels du secteur. C’est souvent l’option choisie, notamment pour des raisons économiques. Il s’agit en général de lames de bois massif ou lamellé-collé. Le premier étant plus écologique, surtout s’il s’agit d’essences françaises compatibles sans traitement avec la classe d’emploi 3 (façade non abritée).

“Lorsque la façade est abîmée et qu’il faut la changer, on peut la déposer et la brûler” vante Dominique Molard, architecte associé du cabinet Archipente.

 

 

 


Finition : Teinter avec du brou de noix

brou de noix

Recettes et finitions pour le bois à base de brou de noix

Le brou de noix permet de confectionner facilement des mélanges pour teinter les bois clairs et leur apporter profondeur et caractère. Petits objets, cadres, lambris ou meubles pourront être patinés et valorisés par la chaude teinte du brou de noix, que l’on utilisera plus ou moins dilué.

Il existe deux types de brou de noix. Le brou de noix que l’on trouve en magasin de bricolage, en bouteille de 1 l, est un pigment naturel à base de Terre de Cassel diluée. C’est une roche sédimentaire récoltée dans les dépôts de tourbe ou de lignite, à l’origine dans la région de Cassel, en Allemagne, appelée indifféremment Terre de Cassel, Brun de Cassel, Brun Cassel, Brun Van Dick. Ce pigment sous forme liquide sert de base lors de travaux de bricolage et de décoration.

Le « véritable » brou de noix

Mais le brou de noix est aussi une décoction obtenue à base d’écales de noix séchées ou de jeunes noix vertes. Cette encre naturelle est utilisée par les artistes et les calligraphes. Comparable à l’encre de Chine, elle est brune, de teinte plus chaude que le bistre et s’emploie en lavis* et en calligraphie. Attention, le véritable brou de noix tache et il est très difficile à faire partir. Pensez à protéger vos mains et vos surfaces.

La recette d’huile teintée mêle de l’huile de lin et de l’essence d’écorces d’agrumes (ou de térébenthine à défaut) avec une proportion variable de brou de noix. C’est cette proportion qui va permettre d’obtenir une huile plus ou moins teintée. On peut utiliser indifféremment du « véritable » brou de noix végétal ou son homologue minéral dilué.


Cuisinons nos finitions

Cuisinons nos finitions

Pour habiller un mur, il existe de multiples recettes pour fabriquer soi-même,
à moindre coût, enduits et peintures. Concoctés à partir de matériaux inertes
ou naturels, ils épargneront bien des pollutions de l’air intérieur.