Extérieur : Bélier Hydraulique, Capter l’eau sans électricité

Capter l'eau de pluie sans électricité

Capter l’eau de pluie sans électricité

J‘ai découvert il y a peu le fonctionnement du bélier hydraulique. J’ai été stupéfaite par son efficacité et par ce mécanisme qui ne nécessite aucune énergie électrique, s’enthousiasme Chloé Dapsanse, habitante de l’écohameau Interval, en Dordogne, qui dispose d’un bélier en fonte du XIXe siècle. Nous avons pu faire une réserve d’eau d’environ 120 m3 pour irriguer notre potager de 1 500 m2 à partir de la résurgence d’un ru(1). »

Le bélier hydraulique, inventé par Joseph Montgolfier, permet de capter de l’eau située en aval en utilisant l’énergie du mouvement, dite cinétique. « C’est une machine élévatrice, ce n’est pas une pompe », précise Didier Nébréda, un passionné de béliers qui en fabrique et en répare depuis les années 2000.

Un bélier, comment ça marche

Pour installer un bélier, vous aurez besoin d’un point d’eau et d’un dénivelé d’un minimum de 40 cm entre la source et le système de captage(2). À noter que l’utilisation d’eau provenant d’une source est soumise à une déclaration en mairie.

« Le bélier capte l’eau qui s’écoule vers lui via une pente. Sous l’effet de la vitesse, un premier clapet, appelé clapet de choc, se ferme brutalement et crée le fameux coup de bélier, poursuit le passionné, qui a créé un site Internet et une chaîne Youtube(3) sur le sujet. L’eau sous pression monte dans le corps du bélier (voir croquis page 68). Cette dernière pousse un second clapet (clapet de non retour, ndlr), très sensible, qui s’ouvre alors et envoie l’eau dans un réservoir situé plus haut. Ce mouvement se reproduit environ une fois par seconde. C’est la hauteur de chute entre le point d’eau initial et le bélier qui détermine la hauteur de remontée d’eau, qui sera dix fois supérieure à la hauteur de chute. »

Très utilisés avant les années 1950, les béliers ont perdu de leur intérêt avec l’arrivée des pompes électriques. Walton est la dernière entreprise française à en produire. Ce fabricant, basé à Bordeaux, propose sept modèles de sept tailles différentes selon le débit de la source et le besoin des acheteurs. « S’il n’y a que 20 l par minute à la source, un numéro 2 suffit, quand il faudra un numéro 6 si le débit est de 100 l/min », précise Richard Walton, le patron de l’entreprise, qui vend entre 30 et 50 béliers par an.

Le bélier remonte environ 15 à 20 % de l’eau qu’il utilise pour fonctionner. Le reste est renvoyé dans le cours d’eau. Le rendement est faible, mais suffisant. « Le numéro 7, par exemple, peut remonter jusqu’à 40 000 l d’eau en une journée. Il est essentiellement envoyé en Afrique, en Amérique du sud, à Cuba, en Martinique, en Guadeloupe, en extrême Orient, au Laos où il alimente des villages entiers », poursuit Richard Walton. Les prix varient


Eau de pluie: pour que la consommer coule de source!

Vidéos épisodes 170 et 171 de L'Archi Pelle sur l'eau de pluie avec Pierre L'écoleau

VIDÉOS. Collecter, traiter et consommer l’eau de pluie légalement.

Si le sujet vous intéresse, nous vous invitons à visionner ces deux vidéos. L’Archi Pelle les a publiées en juillet 2020 (épisodes 170 et 171).

Dans ces deux vidéos publiées par L’Archi Pelle, vous suivrez Pierre l’écoleau. En effet, militant de longue date pour l’eau de pluie, il est un expert reconnu de l’autonomie en eau. Lire la suite


Autonomie face au Monopoly

Hors-série n°12 du magazine La Maison écologique consacré à l'autonomie en eau et en chauffage

Et si on renversait la table ? Vu de sous la nappe, le point de vue pourrait être bien différent de celui véhiculé par le vacarme ambiant. Loin d’un repli sur soi, loin d’une vie en marge de la société, loin d’un refus de l’altérité et du vivre-ensemble, loin de l’égoïsme qu’on leur prête volontiers, loin de la petite goutte insignifiante dans cet océan de torpeur, les foyers autonomes que nous avons visités et les habitant.e.s que nous avons rencontré.e.s pour alimenter ce tome 2 de notre hors-série sur l’habitat autonome nous laissent entrevoir une autonomie joyeuse.

La fierté de produire sa propre énergie renouvelable pour chauffer son habitation et d’utiliser l’eau dont la nature nous fait directement cadeau, le soulagement de faire disparaître les factures, l’émerveillement de travailler de concert avec le soleil, les arbres, la pluie, les cours d’eau et le vent pour limiter nos impacts sur la planète… Une fois la table retournée et les pages de ce magazine grand ouvertes, le paysage paraît bien moins sombre.

Qu’elle concerne nos consommations électriques et nos manières de bâtir – que détricote le tome 1 paru à l’automne dernier – ou qu’elle s’attelle au chauffage de nos logements, à nos usages de l’eau et à la gestion des déchets que nous rejetons au quotidien – qu’explore ce nouvel opus –, l’expérience de l’autonomie amène à nous réapproprier nos vies tout en les ouvrant à ce qui nous entoure ; éléments, animaux, végétaux, humains. Et à conquérir une indépendance dont les grands groupes industriels ont voulu nous persuader que nous étions incapables.

Les sirènes de la surconsommation et du capitalisme débridé semblent alors bien dérisoires face à la douceur de vivre. Simplement.

Le gros lot ne se gagne pas en jouant au Loto, mais à l’autonomie.

Éditorial publié dans le hors-série n°12 du magazine La Maison écologique, “Cap sur l’autonomie – Tome 2”.


Eautonomie : pomper et filtrer l’eau

pomper et filtrer l'eau

Pomper et filtrer l’eau jusqu’à boire la tasse

Une fois l’eau captée et stockée, reste à l’acheminer jusqu’à chez soi et la filtrer suivant les usages souhaités. Plongée dans le monde merveilleux de l’autonomie aquatique.

Capter l’eau, c’est fait. La stocker, c’est fait. Maintenant, il va falloir pomper ! Rares sont les cas où l’eau arrive par gravité dans toutes les pièces humides de la maison comme c’est le cas pour Côme et Gwendoline Dessaux. Pour les projets d’autonomie en eau, l’arrivée d’eau principale du logement est souvent alimentée par une pompe électrique immergée, qui refoule l’eau jusqu’au bout du conduit, ne provoque aucun bruit dans l’habitation lors de la mise en route et évite le risque de gel. « Une pompe de surface, quant à elle, aspire l’eau avant de la refouler et n’est pas à l’abri d’un désamorçage », commente Emmanuel Toitot, installateur gérant de Toitot maison autonome et vivante. Si c’est l’option choisie, la pompe doit être placée dans un local technique, où elle entraînera des nuisances sonores. Avantage : son accessibilité facilite l’entretien. Ces pompes sont moins chères mais d’une durée de vie moins longue.

Une pompe achetée en magasin de bricolage pour 200 € à 400 € risque de peu durer. Mieux vaut un modèle professionnel (pompe-direct.com par exemple ou magasins spécialisés) qui coûtera 600 € à 700 €.


Eau : gestion de l’eau dans ma cuisine

gestion eau cuisine

Gestion de l’eau.

De l’usage écologique de l’eau dans la cuisine découle une approche plurielle : la consommation d’eau non polluée au moyen d’une éventuelle filtration, la récupération d’une eau naturelle (pluie ou puits) au plus près de son lieu de consommation, les économies d’énergie et les énergies renouvelables pour la production d’eau chaude.


Eau de pluie, un don du ciel

magazine La Maison écologique - Récupération de l'eau de pluie

EAU DE PLUIE un don du ciel. Au jardin, dans les toilettes, pour laver le linge ou la vaisselle, sous la douche ou même dans votre verre, l’or bleu qui tombe sur votre toit fait des miracles écologiques, mais aussi sanitaires et sociaux. D’une centaine à plusieurs milliers d’euros pour une autonomie complète, La Maison écologique vous présente diverses solutions pour récupérer et utiliser l’eau de pluie chez vous.


Eau de pluie: la récupérer pour être autonome

Récupération et utilisation de l'eau de pluie en Bretagne. Crédit Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] L’eau de pluie est un don du ciel! Jardin, toilettes, linge, vaisselle, douche ou même boisson, l’or bleu qui tombe sur votre toit fait des miracles. Des miracles écologiques, mais aussi sanitaires et sociaux. Une installation coûte entre une centaine et plusieurs milliers d’euros pour une autonomie complète. Le magazine La Maison écologique présente diverses solutions pour récupérer et utiliser l’eau de pluie. Dossier spécial à lire dans La Maison écologique n°97.

Découvrez dans cette vidéo tournée en Bretagne comment Françoise et Hubert Cherré sont devenus autonomes en eau grâce à la récupération de l’eau de pluie. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne Youtube!


Autres témoignages, comparatifs des solutions de récupération et d’utilisation de l’eau de pluie au jardin et dans la maison, conseils de professionnels à retrouver dans le magazine La Maison écologique n°97, disponible en kiosques jusqu’au 29 mars 2017 ou sur commande en cliquant ici. Également en version digitale enrichie en téléchargeant notre application sur l’App Store ou Google Play.