Cahier pratique : fabriquer une cuisinière de masse

fabriquer une cuisinière de masse

Mitonner une cuisinière de masse

Une des applications du poêle rocket permet de combiner les fonctions de cuisson et de chauffage. Alors pourquoi ne pas envisager de passer agréablement la saison froide autour du fourneau ? Voici pas à pas comment fabriquer une cuisinière de masse.

Le poêle de masse rocket est un concept de poêle économe en bois, qui assure une combustion très propre. Il transforme presque tout le bois en chaleur (rendement de 95 %) et peut stocker une grande partie des calories produites pour les restituer durant plusieurs heures. En fonctionnement, le son qu’il émet rappelle celui d’une tuyère de fusée, ce qui lui a valu son nom de rocket stove.

En dix ans, les évolutions de ce type de poêle ont permis de s’affranchir de certaines limites de sa jeunesse. Il dispose maintenant d’un chargement horizontal plus traditionnel et d’une vitre permettant de contempler le feu. Et même d’un four et d’une plancha pour les modèles cuisinières. Aussi plus puissants et plus compacts, les nouveaux poêles rocket s’intègrent plus facilement dans une pièce existante.

 


Finitions : Laquer des portes intérieures

Laque végétale

L’art et la manière d’appliquer une laque végétale.

Les portes sont les parties les plus sollicitées d’une habitation. Il faut apporter une grande attention à leur protection. La peinture doit être solide, souple et facilement lavable. Une laque végétale, de préférence satinée ou brillante pour un nettoyage aisé, répond à toutes ces conditions. La laque à l’eau présente l’avantage de sécher plus vite, d’avoir une faible odeur et le matériel est lavable à l’eau. Une version à l’huile est plus couvrante, sèche plus lentement, ce qui lui permet de mieux pénétrer le support, d’être travaillée plus longtemps sans risque de laisser des traces de reprise pour un résultat plus uniforme.

Procéder avec méthode

En rénovation, la laque à l’huile est plus indiquée. Elle dégage plus de composés organiques volatils (COV), mais seulement les premiers jours. Aérer la pièce. En neuf, les deux conviennent. Du point de vue écologique, la laque à l’eau demande plus de transformation à la fabrication pour être miscible à l’eau.

Commencer par lessiver la porte pour éliminer taches et salissures. Rincer à l’eau claire. Gratter les parties abîmées et reboucher les éventuels trous avec un mastic pour bois. Poncer et appliquer une sous-couche (primaire) ou de la laque légèrement diluée sur les parties réparées ou mises à nu. Poncer après séchage pour éviter les différences d’épaisseur.

Si la porte s’ouvre vers l’extérieur, commencer par l’ouvrant et finir par le dormant. Dans le cas contraire, commencer par le dormant côté paumelles, puis l’ouvrant et finir par le reste du dormant. Les couches de peinture doivent être fines. Bien répartir le produit sur une surface assez grande. Puis, croiser la peinture pour uniformiser l’épaisseur. Finir par lisser sans pression sur l’outil pour éviter les traces. Respecter les temps de séchage entre les couches. Le durcissement du film de peinture (l’ensemble des couches) est de sept jours minimum, durant lesquels il faut éviter les manipulations. […]


Bricolage : Un fauteuil fleuri pour pas un radis.

fauteuil fleuri

Un fauteuil fleuri pour pas un radis

Vite fait et pas cher, le mobilier en récup’ est idéal pour meubler ses extérieurs

Un fauteuil ou du mobilier de jardin en moins d’une heure à portée de toutes les mains. Tel est le défi relevé par le designer Pierre Lota (présenté dans La Maison écologique n° 103) qui publie un nouvel opus de 1 heure, 1 objet, consacré cette fois aux extérieurs. L’ouvrage recèle 30 tutoriels pour des réalisations décoratives et fonctionnelles qui trouveront leur place aussi bien au jardin qu’en terrasse ou sur un balcon. « Ce livre est la preuve qu’il est possible de concevoir des objets élégants pratiques et intemporels en un minimum de temps et avec un minimum d’outils », promet son auteur. Et cela en employant un minimum de matériaux. Ces petits meubles au style scandinave, sobre et épuré, peuvent être réalisés en bois de palettes, agrémenté parfois d’autres matériaux de récupération simples comme des cintres, de la corde ou du cuir, marque de fabrique de Pierre Lota.

Allier esthétisme et côté pratique

Pour allier esthétisme et aspect pratique, pourquoi ne pas tenter cet été le fauteuil fleuri ? Une idée simple et ingénieuse qui permet de végétaliser sans peine son mobilier d’extérieur en
ménageant au niveau du dossier un espace pouvant recevoir des plantes. Ne reste plus qu’à sortir sa caisse à outils (basiques) et mettre la main sur deux ou trois palettes. Si l’assemblage des pièces se fait, certes, en moins d’une heure, leur usinage préalable est à prévoir. Après réalisation, penser à protéger le meuble avec de l’huile de lin, par exemple, pour en profiter encore l’été prochain.

1.

Commencer par l’assise. Visser quatre planches
90 x 450 mm à 3 mm d’intervalle sur les arêtes
de deux planches 90 x 640 mm, à raison
de quatre vis par planches.

2.

Retourner la structure et visser
les planches 90 x 330 mm
qui feront office de pieds,
sur la planche de 90 x 640 mm avec
quatre vis.


Travaux : L’art de poser un sol

poser un sol

L’art de poser un sol

Pour choisir un revêtement de sol, esthétique, longévité et entretien sont des critères déterminants. Mais pour l’autoconstructeur, la méthode de pose est aussi à prendre en compte. Les quatres sols présentés ici sont faciles et rapides à poser, pour un résultat durable.

Le lino et le liège, mais aussi les tomettes ou les travertins, sont des matériaux sains dont la mise en oeuvre est accessible à tous (lire notre dossier sur les revêtements de sol, LME 110). Leurs avantages ? Une pose sur dalle (de ciment, de chaux, de chaux-chanvre, de terre, etc.), avec au besoin un ragréage léger, une faible épaisseur qui facilite le chantier, une grande résistance aux chocs et aux poinçonnements. Exceptées les dalles de linoléum, les trois autres revêtements peuvent même être placés dans les pièces humides.

Liège et lino, tout beau tout bio

Pour aller vite sans lésiner sur la qualité du sol, le liège et le lino sont des solutions intéressantes avec une pose d’environ 15 m2 par jour et par personne. Leur poids très limité (1 kg/m2 pour le liège, 9 kg/m2 pour le lino Marmoleum Click) s’adapte à tous les types de support et leur manipulation facile permet de les utiliser quel que soit le chantier (rez-de-chaussée, étage, mezzanine, etc.). Issu à 97 % de matière naturelle, les dalles de lino sont très faciles à poser puisqu’elles ne nécessitent pas de collage.

Les dalles de liège, quant à elles, sont 100 % naturelles et on en trouve même de couleur, pour l’aspect déco. Travertin et tomette font place nette Pour ceux et celles qui recherchent la longévité avant tout, tomettes et travertins sont faits pour durer. Le chantier, par contre, ne dure pas 100 ans. Côté travertin, ses grandes dimensions (jusqu’à 60 x 125 cm) permettent un rendement important. Seul bémol, son poids (de 5 à 15 kg par dalle selon dimensions et épaisseur) complique un peu la mise en oeuvre.


Finitions : Le sgraffito

sgraffito

Le sgraffito grattage gagnant.

Employée depuis des siècles partout dans le monde, la technique de décor de surface du sgraffito crée un effet décoratif par le grattage d’une couche de surface pour faire apparaître une couche sous-jacente de couleur ou de texture différente. Très utilisée en architecture pendant la Renaissance, elle s’applique aussi en poterie. Combinant le dessin et la gravure, le sgraffito a néanmoins une contrainte supplémentaire liée à son support, une fine couche d’enduit qui doit être travaillée fraîche.

Donc pas question de laisser le dessin ou la gravure en attente. C’est une technique de chantier qui demande d’avoir du temps devant soi. Il faut enchaîner l’application de l’enduit de finition et la réalisation du décor. Mais, aujourd’hui, plus besoin d’être un artiste spécialisé pour orner les murs de sa maison de dessins en
creux qui jouent avec les changements de lumière. La reproduction d’images est facile et de bons enduits prêts à l’emploi mettent la technique à portée de qui a la main précise.

 


Travaux : construire un mur en pierre sèche

construire un mur en pierre seche

monter un mur en pierre sèche pas à pas.

Les murs en pierre sèches sont adaptée pour la construction de murs de soutènement et la réalisation de terrasses. Cette technique repose sur le bon assemblage de pierres, sans mortier ni liant d’aucune sorte.

Historiquement, la pierre sèche répondait à un besoin souvent lié à l’agriculture : dépierrer un champ ou aménager un sol en pente pour en faire une terrasse exploitable. Très robuste, un mur de soutènement en pierre sèche bénéficie d’une longévité qui se compte en siècles. Son secret réside d’une part dans son poids qui lui permet de contenir la poussée de la terre ; d’autre part, dans la relative plasticité de sa structure, qui lui permet d’encaisser les légers mouvements de terrain. L’autre atout de la construction en pierre sèche réside dans les 25 % d’espace libre entre les pierres.

 


Décoration : fabriquer un abat-jour en boîtes d’oeufs

abat-jour en boites d'oeufs

Un abat-jour en pulpe de papier

Le papier est un matériau noble, fabriqué à base de fibres naturelles. Il est en outre facilement réutilisable et peut être transformé presque indéfiniment. D’une grande souplesse, la pulpe de papier permet de produire manuellement toutes sortes d’objets. Petite soeur du papier mâché, la pulpe de papier est fabriquée à partir de boîtes d’oeufs ou de carton de calage, eux-mêmes constitués de matériaux recyclés. Les boîtes d’oeufs sont des emballages en cellulose moulée, réalisés à partir de papiers et de cartons recyclés. Née il y a un siècle dans les régions forestières des États-Unis, la cellulose moulée est un matériau écologique qui sert également à protéger du matériel médical, des fruits et des légumes, de l’électroménager, des repas à emporter, etc.


Vannerie à faire soi-même pour les débutants

La vannerie pour les débutants de Francis Gallée - photo Stuart Anderson

VIDEO Do It Yourself DIY. Une méthode simplifiée pour acquérir les bases de la vannerie et gagner en confiance.

La vannerie est un art difficile. Alors, « si on ne réussit pas du premier coup, il faut essayer encore et encore », suggère un proverbe écossais. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, il existe des alternatives aux techniques traditionnelles de tressage. Lire la suite


Cahier pratique déco : vannerie

vannerie

La vannerie pour les débutants. Une méthode simplifiée pour acquérir les bases et gagner en confiance.

La vannerie est un art difficile. Alors, « si on ne réussit pas du premier coup, il faut essayer encore et encore », suggère un proverbe écossais. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, il existe des alternatives aux techniques traditionnelles de tressage et certaines astuces permettent de se lancer sans trop prendre de risques. En voici une, imaginée par Francis, 91 ans, agriculteur à la retraite, ancien chef de corps des pompiers à Caulnes (22) et génial touche-à-tout qui s’amuse à confectionner des paniers pour ses amis. Généreux, il a volontiers accepté de partager son savoir-faire.


Finitions : Restaurer un enduit en terre



Restaurer un enduit en terre

Remédier aux trous, griffures, chocs ou autres impacts du quotidien.

L’enduit à l’argile est très certainement l’enduit d finition le plus facile à réparer. Il est constitué de terre crue qui, à l’inverse de la terre cuite(tomette, brique, tuile…), est réversible à l’infini. Une fois sèche et dure, elle peut être remouillée et redevenir liquide autant de fois que nécessaire. De ce fait,les réparations deviennent presque un jeu d’enfant. En théorie, c’est assez simple, il faut boucher le trou avec du mortier (enduit à l’état liquide) qui va se mélanger avec l’enduit du mur qui aura été rendu liquide au préalable. Dans la pratique, c’est un peu plus compliqué.

Réparer le support

Il faut d’abord avoir conservé de l’enduit ou s’en procurer de la même couleur, puis nettoyer la partie à réparer des éventuels matériaux qui se décrochent. Si le trou est profond (plus de 5 mm), il est préférable de commencer par le reboucher avec un matériau de même composition qu le support. Si le support est en plâtre, avec du plâtre ; s’il est en terre, avec de la terre etc.

Ensuite, il faut mouiller la périphérie du trou pour la rendre dans le même état (liquide) que le mortier qui va boucher la cavité. L’enduit du mur ne doit pas être complètement liquide ; si l’ongle de votre doigt rentre, cela suffit. Si l’enduit contient de la cellulose, cette opération peut être un peu plus longue.

Faire preuve de patience

Ensuite, il faut faire preuve de patience et attendre que l’ensemble durcisse avant de lisser pour obtenir un résultat sans trace. Il est possible d’intervenir avant que le mortier devienne complètement dur. Dans ce as, passer les étapes 3 et 4. Les réparations sur les parties planes sont plus faciles, mais ce sont le plus souvent les angles qui reçoivent des chocs. Pour lisser les angles, il est pratique d’utiliser un morceau de plastiquée découpé dans un sac de sable, par exemple. Le plastique doit être épais pour ne pas déchirer et souple pour épouser les formes.