Cahiers pratiques DIY : 20 recettes de peintures à faire soi-même

CAHIERS PRATIQUES 20 recettes à faire soi même, La Maison écologique, Hors série 17

Retrouvez 11 cahiers pratiques DIY :

  • Trouver la bonne couleur avec une peinture au fromage blanc

    La peinture au fromage blanc se destine principalement au mobilier et autres supports intérieurs ouverts type bois (idéalement brut), mais s’applique aussi sur des murs poreux de pièces non humides…

  • Un badigeon à la chaux

    Les murs à peindre se constituaient ici de deux matériaux. Celui en pierre enduit à la chaux recevra trois couches de badigeon, car l’épaisseur d’enduit n’est pas homogène et des pierres arrivent presque à fleur de la surface…

  • Une peinture à l’argile et colle de farine

    La plus simple des peintures à l’argile est la barbotine : de la terre et de l’eau. On l’utilise frais sur frais pour qu’elle fusionne avec un enduit terre, afin d’en lisser la finition ou lui donner une autre couleur…

  • Caséine, une peinture tout-terrain

    Produit naturel et économique applicable sur tous types de supports. Protéine du lait, la caséine permet d’élaborer très facilement une peinture saine et à moindre coût…

  • Peindre à la farine et à l’ocre

    Décorative et protectrice, une inspiration suédoise pour l’extérieur et l’intérieur. Une peinture faite maison, économique, qui respecte l’environnement et s’applique facilement, en extérieur comme en intérieur ? Vous ne rêvez pas ! 

  • Une peinture médiévale

    Recette du XIIIe siècle pour réaliser des décors à l’ocre et à la détrempe d’œuf et de colle de peau.  À Guédelon (Bourgogne), passionnés et archéologues bâtissent un château-fort en n’utilisant que des techniques de la fin du Moyen-Âge. 

  • Une laque à l’huile de lin

    Peinture lumineuse et lavable pour extérieur ou intérieur. L’huile étant très collante quand elle sèche, elle fait office de liant en peinture…

  • Finitions au goudron de bois

    Des recettes scandinaves pour protéger et décorer le bois en extérieur. Le goudron de bois est utilisé depuis très longtemps dans le nord de l’Europe pour réaliser des finitions protectrices pour le bois.

  • Une lasure à la bière

    Une p’tite blonde pour lasurer vos supports boisés de la couleur qui vous sied. Lendemain de fête. Vous sortez le pied du canapé, le voilà collé au sol. La tête qui tourne, vous vous appuyez sur la table basse. 

  • Peinture à la pomme de terre

    Simple comme une purée, une finition aux tonalités douces qui donne la patate ! La pomme de terre contient de la fécule. Collante, cette substance que l’on trouve dans d’autres aliments peut servir de liant dans une peinture. 

  • Carnet de recettes

    Chaux-lait – La gouache – Glacis à la colle naturelle – Décorations à la cire d’abeille

    Glacis au vin blanc – Patine à la cendre – Détrempe à la colle de peau – Tempera à l’œuf et à l’huile

    Aquarelle – Le chaulage – La badigeon de base – L’eau forte – La patine à la chaux


Cahier pratique : Un bar-jardinière pour l’extérieur

bar-jardinière bar-balcon CAHIER PRATIQUE, La Maison écologique 128

Souvent étroits, les balcons ne permettent pas toujours d’installer une table et des chaises. Le bar de balcon est la solution idéale. Il autorise un véritable gain de place tout en optimisant cet espace parfois délaissé. Cette tablette à accrocher à la rambarde permet de boire un café, de manger, de lire ou encore de travailler dehors. Elle invite à profiter de l’extérieur et de la vue sur l’horizon… et sur la jardinière où peuvent être plantées des vivaces, des aromatiques ou des fleurs.

Concevoir son bar-jardinière

Ce modèle de bricolage permet de réaliser du sur-mesure et de s’accrocher sur n’importe quelle épaisseur de garde-corps et n’importe quel type de balcon (bois, fer, inox…). En effet, le système d’accrochage s’adapte à toutes les configurations. Il suffit simplement de modifier la largeur d’une des pièces de bois (voir étape 1). La largeur et la longueur de la tablette du bar peuvent également varier. Attention toutefois à ne pas dépasser une largeur de plus de 35 cm ; l’accrochage deviendrait compliqué et le bar serait plus encombrant.

Le bois utilisé ici est une tablette de pin de classe 3 (choisissez toujours des bois de classe 3 ou 4, type Douglas, pour leur résistance aux intempéries) d’une épaisseur de 18 mm, sciée en différents morceaux grâce au service découpe bois du magasin de bricolage. En magasin, pour des raisons de sécurité, les tailles des découpes – qui ne peuvent être que droites – ne peuvent être inférieures à 10 cm, il faudra donc scier vous-même quelques morceaux de bois avec votre scie égoïne ou votre scie sauteuse. Enfin, le système de fixation du bar de balcon a été conçu pour un démontage facile afin de pouvoir le remiser à la mauvaise saison ou remplacer un élément. Sinon, une finition à l’huile dure naturelle protégera le bois. Avant de démarrer, penser à rassembler le matériel et, si besoin, poncer soigneusement chaque morceau de bois pour supprimer les échardes.

Matériaux

• 2 planches de bois de classe 3 ou 4, 30 x 200 cm (épaisseur 18 ou 20 mm) à faire scier en :
> 1 élément de 100 x 30 cm
> 4 éléments de 50 x 10 cm

Conserver la chute d’environ 100 x 10 cm

• 2 éléments de 100 x 11 cm

• 1 élément de 100 x 7 cm (à défaut, 1 latte de palette)

• 2 éléments de 12 x 15 cm

Conserver la chute d’environ 35 x 30 cm

• 2 équerres de chaise 150 mm

• 2 équerres pour console 300 x 250 mm

• 32 vis à bois 5 x 40 mm

• 16 vis à bois 4 x 20 mm

• 2 boulons poêliers 6 x 100 mm avec 4 rondelles
(aux diamètres assortis) ou 1 tige filetée 6 x 1 m
si la largeur de la fixation réalisée à l’étape 1 excède 100 mm.

• Agrafeuse et agrafes


Cahier pratique : L’art du compost de toilettes sèches à litière

toilettes sèches à litière La Maison écologique, 128

Bien gérer le compost de ses toilettes sèches à litière

L’usage des toilettes sèches se démocratise. Bonne nouvelle ! Depuis l’arrêté du 7 septembre 2009, elles sont reconnues et définies par l’absence d’apport « d’eau de dilution ou de transport » et sont réglementées. Ce texte fixe les « prescriptions techniques de l’assainissement non collectif » (ANC) dont elles dépendent. Qu’elles soient ou non l’unique système de toilettes de la maison, leur conformité est contrôlée par le service public inhérent, le Spanc. Du seau qui réceptionne les excréments jusqu’à l’épandage de leur version compostée dans le jardin, il est essentiel de respecter certaines prescriptions afin de ne générer aucune nuisance, ni rejet liquide, ni pollution des eaux superficielles ou souterraines. À ces règles, il faut ajouter des conseils de gestion du compost, pour le mener à bien.

La litière, je gère

L’Écocentre Pierre et Terre, dans le Gers, accompagne les particuliers sur ces deux aspects complémentaires pour tous types de toilettes sèches. Exemple, ici, avec les toilettes sèches individuelles à litière biomaîtrisée (TLB), composée de matière végétale carbonée inhibant les réactions enzymatiques responsables d’odeurs, et avec composteur extérieur. Autrement dit, la forme la plus commune.

Une police des toilettes sèches ? 

Chaque installation ou réhabilitation doit être déclarée avant travaux au Service public de l’assainissement non collectif (Spanc). Celui-ci vérifie la conformité de la conception et la localisation de la zone de compostage des toilettes sèches pour éviter toute pollution. Car si nos excrétas sont naturels, ils ne peuvent pas être épandus directement au potager ou entassés dans un coin de la pelouse. Certes, leurs nutriments et micro-organismes fertilisent le sol, mais ils peuvent aussi polluer les eaux. Seul un temps long de compostage annihile ces risques. « Le plus important est de protéger les bacs à compost contre les intempéries et le lessivage. Fabriqués avec palettes ajourées ou un simple grillage, ils présentent des risques… Il ne faut pas non plus l’installer près d’une source d’eau, ça relève du bon sens », détaille Mathieu Rolland, technicien eau et assainissement de Lorient Agglomération. Il souligne par ailleurs que « même en étant relié au tout-à-l’égout, il est préférable d’avertir le Spanc de son projet, car il peut fournir des informations sur les risques de pollution, notamment ». Par la suite, des contrôles périodiques ont lieu au maximum tous les dix ans. En cas de non-conformité, le Spanc peut exiger une mise aux normes à effectuer sous quatre ans. En cas de vente de la propriété, un état des lieux préalablement réalisé par le Spanc doit être fourni dans l’acte de vente. En cas de non-conformité, les vendeurs ou nouveaux propriétaires ont un an pour la mettre aux normes.


Cahier travaux : Déposer et poser ses fenêtres soi-même

fenêtres CAHIER TRAVAUX La Maison écologique 128

Pour une bonne rénovation thermique, changer ses fenêtres peut faire une vraie différence. À condition de réaliser une bonne étanchéité à l’air. Marche à suivre.

Changer ses fenêtres est souvent la première chose à laquelle pense le particulier pour améliorer le confort thermique de son logement. Pourtant, les ouvertures ne représentent que 10 à 15 % des déperditions de chaleur. Contre 30 % pour le toit et 25 % pour les murs. Le changement des fenêtres doit donc se faire en tenant compte de tous les paramètres thermiques de l’habitat. Le mieux reste de rénover la totalité de la maison en une seule fois. Quand cela n’est pas possible, il faut s’adapter ! C’est le cas dans cette maison de ville des années 1900, située en plein cœur de Tours (37) et dont l’isolation thermique par l’intérieur (ITI) sera réalisée ultérieurement.

Feuillure originelle retrouvée

Le choix des fenêtres s’est porté sur des menuiseries bois (pin) de la marque française Bieber avec un double vitrage phonique et Securit (retardateur d’effraction) 44.2 acoustique/16/8. « Afin de respecter au maximum le cachet de la maison, les clients ont opté pour la gamme Inova mf (monument de France) : les joints de solin sont apparents à l’extérieur, les rejets d’eau sont directement posés sur les traverses basses et la pièce d’appui est traditionnelle (pièce en bois saillante) », indique Raphaël Derré, menuisier spécialisé en écoconstruction. Lors de la rénovation, la feuillure originelle en pierre, comblée lors d’une précédente rénovation avec de la brique, réapparaît, prête à accueillir les nouveaux dormants très épais (68 mm) qui assurent une bonne performance. Les compribandes, elles, garantissent une bonne étanchéité à l’air et à l’eau.

Coûts :

• Fenêtre Bieber phonique, 92 kg (l 1 240 x h 1 790 mm) : 1 345 € HT

• Tapées de persiennes : 110 € HT par fenêtre

• Autres coûts matériaux : 111 €

Outils :

• Disqueuse

• Burineur

• Scie sabre

• Marteau

• Tournevis

• Visseuse-dévisseuse

• Pied-de-biche

• Mètre

• Niveau

• Règle de niveau

• Burin

• Serre-joints

• Scie circulaire

• Pulvérisateur à eau

• Perforateur

• Visseuse à choc pour vis béton

• Spatule de plâtrier

• Fil à plomb

• Truelle ou langue-de-chat

• Bâches de protection

Matériaux : 

• Planches de coffrage bois

• Fenêtre Bieber

• Ciment naturel prompt

• Tapées de persiennes

• Mortier patrimoine à la chaux aérienne

• Mortier adhésif 

• Joint colle

• Peinture

• Compribandes (type Contega Fiden Exo Pro clima)

• Vis béton de 7,5 x 150 mm (sans chevilles possible dans des corps pleins comme
la pierre)

• Vis de 5 x 60 mm bichromatée standard 

• Clé BTR


Cahier pratique mobilier : Fabriquer un porte-vêtements en bois

porte-vêtements

Inspiré d’une petite échelle à trois barreaux posée contre un mur, ce porte-vêtements est une structure triangulée et menuisée qui forme une étagère en partie basse et permet de décaler ce mobilier du mur. Étiré en hauteur (ici sur 1 m), il occupe peu de place. Un plus pour dégager l’espace dans une chambre.

Pour la matière première, des planches d’une épaisseur standard de 27 mm sont idéales. Préférez une essence de bois locale, de votre choix. Achetez les planches en scierie, dégauchies et rabotées sur les deux faces chez le menuisier du coin. Ce modèle a été réalisé avec des machines portatives dans l’atelier de menuiserie de l’Ésat Croix rouge française de Recoubeau-Jansac (26)(1). D’autres établissements adaptés proposent de réaliser à un coût intéressant ce prétravail sur le bois de scierie(2). Pour la fabrication, il est indispensable de travailler à chaque étape les deux éléments triangulaires en les fixant l’un sur l’autre, afin d’obtenir un résultat final parfaitement symétrique. Les barreaux peuvent être réalisés soit avec un tour à bois à partir d’une essence odorante comme du cèdre ou du genévrier, soit avec de jolies branches choisies dans la nature.

MATERIAUX :

• 12 vis empreinte Torx 4 x 60 mm

• 12 chevilles bois diamètre 10 mm

• Colle à bois

• Pour les deux pieds avant : 2 montants bois 1 300 x 80 mm rabotés quatre faces jusqu’à une épaisseur d’environ 20 mm

• Deux pieds arrière : 2 montants bois 1 000 x 46 mm rabotés quatre faces jusqu’à 20 mm 

• Barreaux : 3 bois tournés ou jolies branches diamètre environ 28-30 mm et longueur 300 à 400 mm

• Dossier : pièce de bois 265 x 120 x 25 mm

• Étagère inférieure : plaque de bois 265 x 270 x 45 mm (possibilité de chanfreiner la partie basse du chant avant)

 

OUTILLAGE :

• Scie circulaire avec rail ou règle alu pour guider les coupes

• Perceuse (à colonne dans l’idéal)

• Ponceuse à bande gros grain/grain fin

• Papier de verre grain fin 100 ou 200

• Rabot

• Visseuse

• Mèches à bois diamètre 4 mm, 10 mm, 32 mm

• Scie à onglet


Cahier pratique travaux : Un plancher en quenouilles

quenouilles

Encore visibles dans certains planchers de greniers anciens, les quenouilles sont obtenues en enroulant un mélange de foin, de terre et d’eau autour d’un bâton de bois fraîchement coupé. Elles prennent ainsi la forme de cylindres courts qui, une fois posés de façon serrée sur le solivage, forment un sol.

Le plancher en quenouilles, une alternative intéressante

Les quenouilles sont une alternative intéressante aux planchers en bois. Confectionnées avec des matériaux locaux et bruts, elles constituent un matériau peu énergivore et à très faible coût. Leur application nécessite cependant une main d’œuvre importante, ce qui les destine plutôt à l’autoconstruction et aux chantiers participatifs. En cas d’interruption de chantier, les quenouilles peuvent être remouillées jusqu’à être à nouveau bien collantes.

Si elles ne sont pas destinées à isoler thermiquement un espace chauffé sous des combles non isolés, elles permettent toutefois d’assurer une fonction de pare-feu et une bonne isolation phonique entre deux niveaux.

Revêtements compatibles

Une fois posée, leur finition doit respecter le transfert d’humidité par des parois ou des matériaux perspirants. Par le dessous, elles sont généralement recouvertes d’un enduit terre (qui peut reprendre une partie des matériaux déjà mobilisés pour leur fabrication). Elles peuvent également être recouvertes d’un parquet bois, si elles sont coincées entre des lambourdes, ou recevoir une chape de chaux ou de plâtre, puis un carrelage en terre cuite. Pour être accompagné par un professionnel, prévoir entre 400 et 800 € la journée, suivant son degré d’expertise.

MATERIAUX POUR 1M2

• Terre argileuse : 4 litres

• Branches de bois local (5 à 6 cm de diamètre, 40 cm de longueur minimum), sans nœud, en châtaignier, chêne, hêtre, noisetier robinier faux-acacia ou charme pour 25 à 30 quenouilles

• 6 à 6,5 kg de foin de prairie naturelle ou paille de céréale bio secs

OUTILS ET DUREE

• Petite machette

• Tamis (facultatif)

• Gâchoir, grande poubelle ou grand seau

• Table longue

• Temps de mise en œuvre : 3 à 4 jours pour 27 m2 à 15 personnes


Cahier pratique finition : Enduit terre carton sans sable

enduit terre carton

Grâce à du carton récupéré, réaliser un enduit de finition en terre, sans ajout de sable.

La surexploitation du sable est dorénavant connue*. Majoritairement utilisé dans la confection du béton, le sable est moins présent dans la construction en terre. Certains professionnels cherchent tout de même à le supprimer complètement de leur pratique. C’est le cas de l’architecte Frédéric Denise, de l’agence Archipel zéro, qui a expérimenté un enduit de finition en terre et carton recyclé. Alors que les corps d’enduit peuvent être réalisés à partir de fibres assez grosses (paille hachée, copeaux de bois, etc.), il est recommandé de favoriser la fibre de cellulose, que l‘on retrouve dans le carton, pour la couche de finition. Elle donne à l’enduit une texture de pâte à modeler élastique, très cohésive, qui adhère à tous supports, sauf les mains. Au séchage, elle a l’aspect et la solidité d’une carapace assez dure qui ne farine pas et qui peut s’assimiler à une croûte de cuir. 

5 mm maximum

Fibrer la terre, comme avec du carton, permet d’éviter la fissuration de l’enduit sans y ajouter de sable. Mais attention, cet enduit de finition est destiné à des couches de 5 mm maximum d’épaisseur. Au-delà, il risque de se déformer et de se soulever sur les bords. De plus, pour les recycler dans l’enduit, il faut privilégier des cartons bruts, non colorés, pour éviter toute pollution de l’eau au moment du trempage et toute coloration de la pâte de carton. Habituellement, la proportion de carton est d’environ 3 % du poids sec. Ce qui correspond, en termes de volume, à 1/3 de carton pour 2/3 de terre tamisée. Plus il y a de carton, moins l’enduit se fissure, mais plus il risque de se déformer. Compter 5 l de mélange pour réaliser 1 m2 d’enduit. L’objectif est d’utiliser la terre déjà présente sur le site et du carton récupéré pour le recycler.

 


Equipement : Installer et entretenir une VMC double flux

vmc

Autoconstructeurs débutants, s’abstenir ! Poser une VMC double flux requiert expérience et précision pour s’assurer une ventilation sécurisée, efficace et non bruyante.

Une VMC double flux a plusieurs avantages

Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux a plusieurs avantages. Elle permet d’évacuer l’humidité excessive ainsi que les polluants contenus dans l’air intérieur de l’habitation, le tout selon un fonctionnement automatique. Terminés les inconvénients thermiques d’une VMC simple flux ou d’un extracteur. Ici, les calories de l’air sortant sont récupérées par l’air entrant via un échangeur.

Il est recommandé aux autoconstructeurs d’être accompagnés

Installer un tel équipement requiert d’être expérimenté. Étant donné la complexité de l’installation et le coût de l’investissement, il est recommandé aux autoconstructeurs d’être accompagnés par un professionnel pour le dimensionnement et le plan du réseau (nombre de bouches par pièce, taille des gaines, débit de ventilation, etc.), puis pour la mise en service si l’on veut obtenir une ventilation efficace et éviter les déboires (soufflerie bruyante consécutive à une vitesse de circulation de l’air trop élevée, etc.).

Un disjoncteur C10 indépendant affilié au caisson de VMC est obligatoire afin d’éteindre la ventilation en cas de départ de feu. Bien entretenue, une VMC double flux peut avoir une durée de vie supérieure à 20 ans (contre trois ans si elle n’est pas entretenue), d’où l’intérêt de choisir une centrale dont les pièces (ventilateur, échangeur) sont facilement réparables. Une maintenance régulière, par un professionnel, tous les deux ans est bienvenue.

Matériel

• Caisson de la VMC

• Gaines semi-rigides

• Coudes

• Réducteurs de section

• Manchettes de bouche

• Bouchons

• Sorties de bouche

• Adhésif d’étanchéité à l’air

• Si isolation du caisson : OSB, vis à bois, laine de bois semi-rigide 80 ou 100 mm

Outils

• Cutter

• Visseuse

• Perceuse

• Débitmètre

• Si isolation du caisson : scie à bois, scie circulaire


Mobilier : un sommier en bois à faire soi-même

sommiers en bois

Fabriquer son sommier en bois

Les sommiers en bois sont des meubles relativement simples à fabriquer. La base est très souvent un cadre de bois sur lequel sont greffés des pieds et disposées des lattes de bois droites ou courbes. Pour trouver les différents éléments et le matériel, il suffit parfois de se rendre dans de grandes enseignes de bricolage. Dans certaines villes, des ateliers de fabrication proposent de mettre des machines à disposition pour faire de la découpe. Ici, le cadre est réalisé en planches de chêne de 14 cm de large. Le lattage est constitué de planches de pin régulièrement agrafées sur une double sangle de coton. Ces lattages de sommier peuvent s’acheter prêts à dérouler. Les pieds sont en hêtre.

La taille en détail

Qu’il soit bi-bloc ou monobloc, la taille du sommier doit correspondre exactement à la largeur et à la longueur du matelas qu’il accueillera. Les dimensions les plus courantes sont 90 x 190 cm (une place), 140 x 190 cm (deux places) et 160 x 200 cm comme pour le modèle présenté ici. 

La hauteur du sommier dépend de l’épaisseur du matelas. Compter une hauteur totale (du sol au sommet du matelas) d’environ 50 cm pour un couchage adulte et 40 cm pour un enfant. Dans cette réalisation, les pieds mesurent 15 cm de hauteur et le cadre en chêne, 14 cm. Avec un matelas de 22 cm, on obtient une hauteur totale de  51 cm. Idéal pour bien se reposer après ce chantier !

Matériaux pour un sommier bi-bloc de 160 x 200 cm

• 6 planches de bois (chêne, hêtre, pin…) 2 x 14 (ou 15) x 200 cm (à recouper pour obtenir, 4 planches de 196 cm et 4 planches de 80 cm, conserver les chutes)

• 4 tasseaux en pin 2 x 3 x 200 cm

• 12 boulons poêliers à tête ronde avec écrous de 50 mm de longueur et 6 mm de diamètre

• Un sachet de vis à bois de 50 mm de longueur et 4 mm de diamètre

• 8 pieds cylindriques en bois de hêtre, hauteur 15 cm

• 2 lattages en bois 80 x 200 cm (à scier dans la largeur par la suite)

Outils

• Scie égoïne ou scie à onglet (pour les lattages)

• Équerre

• Serre-joints

• Mètre enrouleur 2 m minimum

• Jeu de mèches à bois (Ø 2 à 8 mm)
pour les avant-trous

• Mèches à bois plates 23 ou 25 mm

• Visseuse

• Clé à douille

• Papier de verre grain 120


Travaux : Mur bois-paille dans les règles de l’art

Mur en botte paille

Pour Autoconstruire en bottes de paille, les recettes ne manquent pas, mais la qualité n’est pas toujours au rendez-vous. pas à pas sur les bonnes pratiques avec un formateur Pro-Paille.

Sur la table de chevet des autoconstructeurs paille trônent souvent les Règles professionnelles de la construction en paille, rédigées par le Réseau français de la construction paille (RFCP). En pratique, le réseau propose également des formations Pro-Paille, destinées aux professionnels ou amateurs dotés de bases solides en construction. Pendant une semaine, les gestes et notions essentielles pour la qualité de la mise en œuvre et la pérennité d’une construction en paille sont passés en revue. Emmanuel Deragne, formateur Pro-Paille et accompagnateur à l’autoconstruction de maisons ossature bois (MOB) et paille, précise : « Les règles de la construction en paille ne proposent pas un modèle défini de mur, mais plutôt un ensemble de pratiques vertueuses qui ont fait leurs preuves, au niveau de la conception
et de l’exécution. » 

Au rayon des vigilances incontournables : conception de l’ossature bois, contrôle et maîtrise de l’humidité en amont, pendant et après le chantier, mise en œuvre de la paille, traitement de l’étanchéité à l’air, gestion des points caractéristiques (menuiserie, étage, etc.), application des enduits intérieurs en terre. Selon ces règles, Emmanuel Deragne propose une méthode financièrement et techniquement adaptée à l’autoconstruction, inspirée de la technique ossature bois plate-forme pour la structure. L’approvisionnement en matériaux locaux est facile et le montage, à la portée de tous. Pour atteindre rapidement le hors-d’eau et traiter l’isolation en paille à l’abri des intempéries, il préconise un bardage extérieur, au lieu d’un enduit.