Equipement : Installer et entretenir une VMC double flux

vmc

Autoconstructeurs débutants, s’abstenir ! Poser une VMC double flux requiert expérience et précision pour s’assurer une ventilation sécurisée, efficace et non bruyante.

Une VMC double flux a plusieurs avantages

Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux a plusieurs avantages. Elle permet d’évacuer l’humidité excessive ainsi que les polluants contenus dans l’air intérieur de l’habitation, le tout selon un fonctionnement automatique. Terminés les inconvénients thermiques d’une VMC simple flux ou d’un extracteur. Ici, les calories de l’air sortant sont récupérées par l’air entrant via un échangeur.

Il est recommandé aux autoconstructeurs d’être accompagnés

Installer un tel équipement requiert d’être expérimenté. Étant donné la complexité de l’installation et le coût de l’investissement, il est recommandé aux autoconstructeurs d’être accompagnés par un professionnel pour le dimensionnement et le plan du réseau (nombre de bouches par pièce, taille des gaines, débit de ventilation, etc.), puis pour la mise en service si l’on veut obtenir une ventilation efficace et éviter les déboires (soufflerie bruyante consécutive à une vitesse de circulation de l’air trop élevée, etc.).

Un disjoncteur C10 indépendant affilié au caisson de VMC est obligatoire afin d’éteindre la ventilation en cas de départ de feu. Bien entretenue, une VMC double flux peut avoir une durée de vie supérieure à 20 ans (contre trois ans si elle n’est pas entretenue), d’où l’intérêt de choisir une centrale dont les pièces (ventilateur, échangeur) sont facilement réparables. Une maintenance régulière, par un professionnel, tous les deux ans est bienvenue.

Matériel

• Caisson de la VMC

• Gaines semi-rigides

• Coudes

• Réducteurs de section

• Manchettes de bouche

• Bouchons

• Sorties de bouche

• Adhésif d’étanchéité à l’air

• Si isolation du caisson : OSB, vis à bois, laine de bois semi-rigide 80 ou 100 mm

Outils

• Cutter

• Visseuse

• Perceuse

• Débitmètre

• Si isolation du caisson : scie à bois, scie circulaire


Finitions : Colorer les peintures naturelles

Colorer les peintures naturelles

Comment utiliser des pigments naturels dans une peinture de fabrication maison ou prête à l’emploi.

L’utilisation des pigments dans la fabrication d’une peinture est la partie la plus passionnante, mais aussi la plus délicate. Les pigments
doivent être soigneusement préparés avant d’être mélangés aux autres ingrédients. Dans une recette de peinture « maison », les pigments peuvent représenter jusqu’à 70 % du poids (le liant ne doit pas passer sous la barre des 30 %). Par contre, l’ajout de pigments dans une peinture prête à l’emploi blanche doit se limiter à 10 % du poids du mélange afin qu’elle conserve ses propriétés collantes. Pour la couleur, il est conseillé de faire plusieurs essais et de bien peser les pigments avant de se lancer dans de grandes quantités.

Il existe deux types de pigments, naturels et artificiels. Les premiers, de couleurs chaudes et douces, proviennent pour la plupart de terres colorées réduites en poudre. Appelées aussi ocres, ces terres sont triées, lavées, broyées et parfois calcinées. Ils conviennent à toutes les techniques (chaux, eau et huile). Mais attention aux pigments calcinés (ocre rouge, terres d’ombre et de Sienne…), qui ont tendance à sécher plus rapidement les peintures. Les oxydes sont des pigments artificiels, de couleurs plus froides et vives. Obtenus par réaction chimique (oxydation de matériaux riches en fer, par exemple), leur emploi est plus complexe que les pigments naturels. Certains ne conviennent pas avec la chaux, qui peut les détruire ou faire « virer » leur couleur. Il est essentiel de s’enquérir de leur compatibilité avec la technique retenue avant l’achat.

OUTILLAGE

• Petit tamis (type passoire à thé)
• Balance ménagère
• Bols et cuillères
• Marbre ou vitre épaisse
• Molette à broyer (une pierre bien lisse
et plate peut faire l’affaire)
• Couteau ou spatule à enduire d’environ
8-10 cm de large

COÛT ET INGRÉDIENTS

• Pigments de votre choix : de 2 € les 200 g
à 5 €/kg pour les pigments les moins
chers et de 20 € les 200 g à 90 €/kg pour
les plus chers
• Huile végétale de préférence crue (lin,
noix, tournesol, chanvre… Pas d’huile
d’olive) : de 2 € les 200 ml à 6 €/l

TEMPS DE RÉALISATION

Pour la préparation d’environ 250 g de pigments
• 5 mn pour les pigments
en poudre
• 15 mn pour les pigments
avec de l’eau
• 30 mn pour les pigments
avec de l’huile

Colorer les peintures naturelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. Après avoir réalisé des essais pour la couleur (sur papier ou carton en mélange
    avec le liant), peser la quantité de pigment nécessaire à la réalisation de la peinture.
  2. Tamiser les pigments, afin de les décompacter, dans un tamis le plus fin possible. […]

Travaux: Escalier gain de place, la marche à suivre

Escalier gain de place

Escalier à pas décalés

Confectionner un escalier à pas décalés ou “Japonais”, dont les marches entaillées réduisent l’encombrement.

Les marches d’un escalier à pas décalés ou « japonais » sont entaillées en quinconce, réduisant son encombrement tout en conservant un confort d’usage grâce à des hauteur et profondeur de marche proches de la normale. Mieux vaut toutefois « le réserver aux passages peu fréquents et attention à partir du bon pied ! », prévient Léna Mounier, ingénieure gérante de Luchta Bois (83). Ce type d’escalier nécessite une trémie réduite, qui rogne donc moins sur la superficie utile de l’étage. Avec 250 cm de sol à sol et un passage de tête à 190 cm, la longueur de trémie peut être de 160 cm contre 280 cm pour un escalier classique. L’emprise au sol est aussi réduite de 129 cm.

Léna Mounier conseille de « favoriser les essences dures, chêne, hêtre ou frêne, qui marquent moins que l’épicéa, le pin ou le sapin et sont plus résistantes – mais aussi plus chères. Les panneaux lamellés-collés assurent une bonne stabilité du bois ».

Les bienfaits de la chute

Il existe des panneaux plus petits, mais ici la longueur des limons est de presque 3,15 m. Les chutes peuvent servir à fabriquer des étagères ou un garde-corps (judicieux pour cet escalier assez raide). « On peut utiliser du bois brut, moins cher, mais le chantier nécessitera beaucoup plus de temps et d’équipements pour dégauchir et raboter le bois, voire le déligner, réaliser des collages… »

La pose de l’escalier dépend du contexte. « En général, mieux vaut l’assembler au sol et le lever ensuite. Il est parfois possible de le poser au fur et à mesure dans son emplacement définitif, mais s’agissant d’un escalier gain de place, on dispose souvent de peu d’espace autour et le vissage ou l’encastrement des marches peut vite devenir impossible », avertit Léna Mounier.


Bricolage : Fabriquer une chaise lama pour enfant

Fabriquer une chaise lama pour enfant

Se réapproprier la fabrication de cet objet du quotidien.

Cette chaise est issue d’une réflexion sur le mobilier menée au sein du CAUE des Côtesd’Armor depuis un peu plus de dix ans. Notre mission d’accompagnement des collectivités nous a amenés à nous questionner sur l’usage, le confort et le mode de production de ce mobilier urbain standardisé, acheté sur catalogue, souvent produit à l’autre bout de la planète et rarement réparable. Nous avons expérimenté de nombreux bancs, tables, chaises et abris conçus selon les besoins exprimés par les collectivités, fabriqués avec les techniciens communaux ou en chantiers participatifs avec les habitants et les écoles. Les techniciens sont capables de réparer facilement le mobilier ainsi construit. Il n’est plus un déchet, au pire il servira de bois de chauffage en fin de vie (ni traitement, ni colle, ni verni).

S’inspirer des designers précurseurs

Nous essayons de partager nos expériences avec le grand public à travers le mobilier intérieur où les mêmes problématiques se posent. Nous nous appuyons sur le travail de précurseurs tels Gerrit Rietveld, architecte et designer néerlandais qui, dans les années 1930, a créé plusieurs meubles qu’il a appelés « Crate » (boîte, caisse en anglais). Sa chaise Zigzag était à l’époque livrée dans des caisses en bois qui, une fois vides, lui étaient renvoyées.

Il a eu l’idée de les démonter pour créer une chaise, un fauteuil et une table basse. Enzo Mari, designer italien, a conçu dans les années 1970 une ligne de mobilier constructible simplement avec une scie et un marteau. Un couple qui emménageait devait être capable de construire sa table à manger, ses chaises, son lit, son bureau et son armoire. Une exposition lui est consacrée en 1974 et ses plans sont distribués à l’occasion. Il est souvent présenté comme le père du « Do it yourself ».

Cette chaise lama, inspirée du design d’Enzo Mari, a été imaginée par une équipe coréenne : le Studio Jungmo Seungyeon. Notre CAUE a apporté quelques modifications et la fabrique avec du bois d’essences locales. Pour le mobilier d’intérieur, nous conseillons le peuplier, clair et léger.


Finitions : Laquer des portes intérieures

Laque végétale

L’art et la manière d’appliquer une laque végétale.

Les portes sont les parties les plus sollicitées d’une habitation. Il faut apporter une grande attention à leur protection. La peinture doit être solide, souple et facilement lavable. Une laque végétale, de préférence satinée ou brillante pour un nettoyage aisé, répond à toutes ces conditions. La laque à l’eau présente l’avantage de sécher plus vite, d’avoir une faible odeur et le matériel est lavable à l’eau. Une version à l’huile est plus couvrante, sèche plus lentement, ce qui lui permet de mieux pénétrer le support, d’être travaillée plus longtemps sans risque de laisser des traces de reprise pour un résultat plus uniforme.

Procéder avec méthode

En rénovation, la laque à l’huile est plus indiquée. Elle dégage plus de composés organiques volatils (COV), mais seulement les premiers jours. Aérer la pièce. En neuf, les deux conviennent. Du point de vue écologique, la laque à l’eau demande plus de transformation à la fabrication pour être miscible à l’eau.

Commencer par lessiver la porte pour éliminer taches et salissures. Rincer à l’eau claire. Gratter les parties abîmées et reboucher les éventuels trous avec un mastic pour bois. Poncer et appliquer une sous-couche (primaire) ou de la laque légèrement diluée sur les parties réparées ou mises à nu. Poncer après séchage pour éviter les différences d’épaisseur.

Si la porte s’ouvre vers l’extérieur, commencer par l’ouvrant et finir par le dormant. Dans le cas contraire, commencer par le dormant côté paumelles, puis l’ouvrant et finir par le reste du dormant. Les couches de peinture doivent être fines. Bien répartir le produit sur une surface assez grande. Puis, croiser la peinture pour uniformiser l’épaisseur. Finir par lisser sans pression sur l’outil pour éviter les traces. Respecter les temps de séchage entre les couches. Le durcissement du film de peinture (l’ensemble des couches) est de sept jours minimum, durant lesquels il faut éviter les manipulations. […]


Travaux : construire un mur en pierre sèche

construire un mur en pierre seche

monter un mur en pierre sèche pas à pas.

Les murs en pierre sèches sont adaptée pour la construction de murs de soutènement et la réalisation de terrasses. Cette technique repose sur le bon assemblage de pierres, sans mortier ni liant d’aucune sorte.

Historiquement, la pierre sèche répondait à un besoin souvent lié à l’agriculture : dépierrer un champ ou aménager un sol en pente pour en faire une terrasse exploitable. Très robuste, un mur de soutènement en pierre sèche bénéficie d’une longévité qui se compte en siècles. Son secret réside d’une part dans son poids qui lui permet de contenir la poussée de la terre ; d’autre part, dans la relative plasticité de sa structure, qui lui permet d’encaisser les légers mouvements de terrain. L’autre atout de la construction en pierre sèche réside dans les 25 % d’espace libre entre les pierres.

 


Vannerie à faire soi-même pour les débutants

La vannerie pour les débutants de Francis Gallée - photo Stuart Anderson

VIDEO Do It Yourself DIY. Une méthode simplifiée pour acquérir les bases de la vannerie et gagner en confiance.

La vannerie est un art difficile. Alors, « si on ne réussit pas du premier coup, il faut essayer encore et encore », suggère un proverbe écossais. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, il existe des alternatives aux techniques traditionnelles de tressage. Lire la suite


Finitions : Rejointoyer un mur en pierre

Rejointoyer un mur en pierre

Redonner caractère et solidité à un vieux mur

Les murs soutiennent la maison, ils ont besoin d’être solides. Mieux vaut aussi qu’ils soient perméables à la vapeur d’eau. Or, quand les joints de chaux commencent à tomber en poussière, les pierres finissent par se décrocher, réduisant la solidité d’ensemble. Et lorsqu’ils ont été refaits au ciment, ils deviennent trop étanches, l’humidité s’accumule. Il y a risque d’insalubrité. Pareilles situations nécessitent une opération de rejointoiement dans les règles de l’art.