Dossier : Eau du robinet, qualité, filtration : quoi de neuf ?

filtration de l'eau

La seule chose que nous ne faisons pas avec l’eau potable, c’est de la boire », plaisantait avec justesse Franck Lepage dans la conférence gesticulée Incultures 2, un spectacle militant à mi-chemin entre une conférence et un one man show créé en 2010. Il souligne ainsi l’une des nombreuses aberrations du marketing qui réussit à faire croire qu’il faut boire de l’eau en bouteille plutôt que de l’eau du robinet. Un tour de force !

Pourtant, plus de 98 % des Français.es disposent aujourd’hui d’une eau conforme à la réglementation, selon la 4e étude de l’UFC-Que choisir sur la qualité de l’eau en France, co-écrite avec Générations futures et publiée en 2021. Et la confiance règne sur la capacité des cycles naturels de l’eau à fournir une eau de qualité. Près de 65 % des eaux proviennent de captages d’eaux souterraines. « Elles ont une protection naturelle que n’ont pas les eaux de surface. Mais […] comme en région parisienne où les nappes souterraines ne sont pas suffisantes pour alimenter toute la population, les eaux de surface sont aussi largement utilisées », explique Sylvie Thibert, ingénieure qualité de l’eau et gestion des risques sanitaires au Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif). Avec près de 780 000 m3 distribués chaque jour à près de 4,7 millions d’habitants, le Sedif est le plus grand service public d’eau en France et l’un des tout premiers en Europe. 

La région parisienne est ainsi majoritairement alimentée par les eaux des fleuves et rivières : Seine, Marne et Oise. Cette eau captée « brute » est classée dans la catégorie A3, à savoir une eau de surface de qualité médiocre mais qui peut être utilisée pour produire une eau potable (voir tableau p. 39). Le Code de la santé publique impose une filière de traitement capable de couvrir toutes les situations, des polluants agricoles et industriels jusqu’à ceux issus de la sphère domestique.

Potable oui, mais salubre ?

Si la production d’eau potable est souvent assimilée à l’usage de produits chimiques, dans les faits, elle repose principalement sur des processus naturels ou biologiques : filtrations, décantations, utilisation des capacités des populations bactériennes naturelles. La chimie sert essentiellement à désinfecter par le chlore ou par l’ozone. « Tamisage, coagulation, filtration, adsorption sur charbon actif, chloration, les étapes successives des filières conventionnelles traitent un très large spectre de polluants, précise l’ingénieure du Sedif. D’autres usines (minoritaires et plutôt destinées aux eaux de surface, ndlr) ont recours à la filtration membranaire, c’est-à-dire la nanofiltration ou l’osmose inverse basse pression. C’est alors une barrière physique qui retient les contaminants. » 


Enquête : Autonomie en cuisine, allumez le feu… de bois

Cuisine au bois

La cuisine au bois revient au goût du jour

Comme moyen de cuisson autonome ou grâce à une ressource locale et renouvelable. Cuisinière, poêle ou rocket stove, tous les appareils sont permis pour cuisiner comme un chef !
La cuisine au bois a quelque chose de magique. Une allumette, du bois
sec et voilà un bon plat qui mijote au four, tout en réchauffant la pièce. Elle s’invite également dehors avec le rocket stove, un concentré de récup’ et d’autonomie pour de multiples usages. «Depuis le premier confinement, je croule sous les demandes de rocket stove !», lance Christophe Glaziou, co-concepteur d’un cuiseur (batchblock avec Uzume) et rédacteur du site outils-autonomie.fr. Alors, quels équipements choisir pour une cuisine quotidienne autonome et économe en énergie ?

Dans le commerce, de nombreux modèles de poêles permettent d’inclure un four. Il est alors bienvenu pour les cuissons lentes (max 150°C).
L’entreprise Aezeo, qui propose des formations à l’autoconstruction de poêles, a conçu un modèle bouilleur «troisenun» pour chauffer la maison, l’eau et cuisiner. La moitié de la puissance du Nautilus
sert au chauffage de la pièce d’implantation, l’autre moitié chauffe l’eau sanitaire. Une plaque de cuisson est ajoutée au-dessus de l’échangeur thermique. «Plus l’échangeur sera petit et plus la chaleur de la plaque sera importante. Mais elle ne dépasse guère 120°C», explique Sylvain Faruau, d’Aezeo. Le Nautilus peut aussi intégrer un four. L’entreprise est en train d’en concevoir un nouveau pour limiter les contraintes. «L’ancien ne dépassait pas 150°C, trop juste pour cuire gâteaux et gratins. Et l’été, pas de flambée. Il fallait un autre appareil. Dans le prochain four, nous avons ajouté des résistances électriques.


Cahier pratique : fabriquer une cuisinière de masse

fabriquer une cuisinière de masse

Mitonner une cuisinière de masse

Une des applications du poêle rocket permet de combiner les fonctions de cuisson et de chauffage. Alors pourquoi ne pas envisager de passer agréablement la saison froide autour du fourneau ? Voici pas à pas comment fabriquer une cuisinière de masse.

Le poêle de masse rocket est un concept de poêle économe en bois, qui assure une combustion très propre. Il transforme presque tout le bois en chaleur (rendement de 95 %) et peut stocker une grande partie des calories produites pour les restituer durant plusieurs heures. En fonctionnement, le son qu’il émet rappelle celui d’une tuyère de fusée, ce qui lui a valu son nom de rocket stove.

En dix ans, les évolutions de ce type de poêle ont permis de s’affranchir de certaines limites de sa jeunesse. Il dispose maintenant d’un chargement horizontal plus traditionnel et d’une vitre permettant de contempler le feu. Et même d’un four et d’une plancha pour les modèles cuisinières. Aussi plus puissants et plus compacts, les nouveaux poêles rocket s’intègrent plus facilement dans une pièce existante.

 


Les maisons écologiques en kit

construction écologique en kit

Les maisons écologiques en kit.

Rapidité et facilité de montage, possibilité de concevoir et de construire soi-même tout ou partie de sa maison, les attraits de la maison en kit ne manquent pas. La Maison écologique explore l’offre de bâtiments en kit dont le concept déjà ancien se modernise avec l’intégration de la RT 2012, des isolants biosourcés et des outils numériques. Mais trouver des propositions écologiques dans ce secteur n’est pas chose facile.


Les crédences

credence

La crédence.

Souvent abordés sous le seul aspect esthétique, la crédence, très sollicitée par les projections d’eau ou de graisse autour de l’évier et des plaques de cuisson, doit aussi -et surtout- être aisée à nettoyer. Une grande diversité de matériaux peut endosser ce double rôle.

 


L’agencement, pourquoi-comment ?

Agencement cuisine

L’agencement, mais pour quoi faire ?

Conserver, préparer, cuire les aliments ; laver, ranger la vaisselle… tout est question d’organisation. En ligne, en U, en L, en îlot, en bandes parallèles ; selon l’espace disponible et les besoins, dès l’étape de conception, l’essentiel est de se poser les bonnes questions. Partage d’expériences.