Autoconstruire en bois et paille

autoconstruire en bois et paille

Autoconstruire en bois et paille

Réflexion intense, préparation minutieuse et adaptation des mises en oeuvre, voici ce qui nous a fait choisir le projet d’autoconstruction en bois et paille de Jérome Paul.

“Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu l’envie de construire mon habitation. Après la naissance de mon premier enfant et mon retour en Dordogne, le projet devenait de plus en plus présent. Je pense avoir pris fermement la décision d’autoconstruire à ce moment-là. Naturellement orienté vers une construction aux performances thermiques optimales, je penchais à l’époque pour l’utilisation de la brique monomur.”

La maison forgée dans la paille de Lucie et Claude

Autre chantier qui a retenu notre attention parmi les témoignages de nos lecteurs.

“C’est à La Motte-en-Champsaur, dans les Hautes-Alpes, que nous avons décidé de construire un bâtiment pour notre maison et notre atelier-école de forge (Toutomarto). En 2007, nous avons rencontré Tom Rijven. Son concept de construction paille « cellule sous tension » nous a inspirés. J’ai ensuite suivi un stage « construction paille, ossature bois » au Gabion (05).”


Autoconstruction bois et paille

autoconstruction bois paille

Autoconstruire une maison en bois et paille pour moins de 880€/m2, c’est le pari réussi de David.

Éleveur de poules et de vaches à l’herbe en agriculture biologique en Seine-Maritime, David connaît bien le circuit court. C’est ainsi que l’isolation de sa maison ossature bois a été réalisée avec la paille de ses propres champs !

Maison en paille, ça le botte

David Léger avait déjà pratiqué. Entre 2001 et 2003, il rénove une ancienne charreterie à 10 km du village où lui et sa famille vivent aujourd’hui dans le Pays de Caux. C’est à cette époque qu’il a commencé à s’intéresser aux matériaux écologiques. Lui, le fils d’agriculteur, découvre alors le principe de l’isolation avec de la laine de mouton. Dans le même temps, il s’aperçoit progressivement des erreurs faites sur son chantier de rénovation, la maison se révélant notamment trop peu étanche à l’air. Il lui faut à l’évidence se documenter davantage sur les techniques écologiques. Il lit La Conception bioclimatique (éd. Terre vivante, 2006) et L’Isolation thermique écologique (éd. Terre vivante, 2010) de Jean-Pierre Oliva et Samuel Courgey, « des ouvrages que tout autoconstructeur devrait lire ! », estime-il aujourd’hui.

De la rénovation à la construction bois

Abonné à La Maison écologique, David explore avec un grand intérêt le champ de l’écoconstruction. À peine terminées les dernières finitions de sa première maison, il éprouve déjà l’envie de repartir vers un autre projet, qui comporterait moins d’erreurs…
Cette progression vers l’habitat écologique s’opère également sur le plan professionnel. Après avoir travaillé comme conseiller bancaire, David Léger devient en 2006 vendeur de poêles à granulés et de chauffe-eau solaires. Croisant de nombreuses personnes travaillant dans la construction écologique dans les salons auxquels il participe, il continue d’apprendre. Jusqu’à ce qu’il décide de reprendre la ferme familiale et d’y construire une maison en paille. Un parcours dont il nous raconte aujourd’hui les grandes lignes.

Pour lire cet article en intégralité, commandez notre magazine La Maison écologique n°99. Il est également disponible en kiosque pour quelques jours encore, jusqu’au 26 juillet 2017.

 


[Vidéo] La maison écailles… en bardeau de bois

google image bardeau bois maison paille

 

Bardeau en bois.

Pour dompter leur chantier en dépassant ni planning, ni budget, Sabrina et Matthieu ont dressé un plan d’attaque méticuleux et se sont réservé quelques lots en autoconstruction. Leur carapace d’écailles dissimule un bâtiment bois vivant, isolé en bottes de paille et en constante mutation.

Retrouvez le reportage complet sur cette maison dans La Maison écologique n°99.

Sabrina Dumont est architecte à l’agence 10i2LA.


Leur maison sur pilotis marie écologique et moderne

maison sur pilotis

[VIDEO] Dans un village du Gers, à Riscle, Sandrine et Franck ont fait ériger leur maison en zone classée, inondable, dans une région chaude mais face à une banque et des artisans frileux devant leur volonté d’autoconstruire en partie leur maison. Pas de quoi effrayer le couple d’enseignants qui vit depuis 2012 dans cette nouvelle maison avec ses deux enfants de 9 et 12 ans. Dans cette vidéo tournée chez eux au mois de mai par le magazine La Maison écologique, ils vous content l’histoire de cette construction « saut d’obstacles ». Cette maison sur pilotis aux lignes effilées allie modernité du rendu et matériaux naturels : ossature bois, isolation en fibre de bois, bottes de paille et ouate de cellulose (papier recyclé), chaux, terre crue…

Plus de photos et d’informations dans le magazine La Maison écologique n°96, disponible en kiosques ou sur commande en cliquant ici. Également en version digitale en téléchargeant notre application sur l’App Store ou Google Play.

Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne Youtube!


Les futurs architectes touchent enfin à l’écoconstruction

Pour les futurs architectes, atelier écoconstruction à l'Ecole nationale d'architecture de Bretagne, à Rennes.

Des apprentis architectes de l’École nationale supérieure d’architecture de Bretagne (Ensab), à Rennes, participent à un atelier pratique d’écoconstruction. Sur les 80 étudiants de quatrième année à qui ce module innovant a été proposé, 25 ont voulu participer, pour 18 places.

« L’écoconstruction n’est pas enseignée dans les écoles d’architecture. Pourtant, elle ouvre des horizons plus larges. Le béton armé, les étudiants savent faire. Les matériaux biosourcés impliquent un peu plus de complexité et de réflexion sur les connexions entre les matériaux. » Rozenn Boucheron-Kervella, architecte, enseignante à l’Ensab, coordinatrice pédagogique du projet.

Depuis décembre 2015, les étudiants, futurs architectes, construisent dans la cour de leur école d’architecture un bâtiment de 20 m2 en ossature bois, paille, liège, enduits terre ou chaux…

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Rénovation d’une étable en maison passive

Terremite est un projet de transformation d'une étable en bauge en habitat écologique.

Depuis un an près de Rennes, en Bretagne, une étable en bauge de la fin du 19ème siècle se mue petit à petit en une habitation écologique et saine, visant le standard du passif. Isolation thermique par l’extérieur (ITE) en bottes de paille insérées dans une ossature bois, étanchéité à l’air combinant enduits chaux et terre et film frein-vapeur, apports solaires grâce à une baie vitrée orientée sud et VMC double-flux sont au programme de ce chantier d’auto-rénovation. Côté gestion de l’eau, le projet de rénovation prévoit toilettes sèches, phytoépuration, récupération et filtration des eaux de pluie pour la consommation.

Terremite est un projet de rénovation d'une étable en bauge en habitat écologique.

Ce projet a été baptisé Terremite, associant le mot Terre (en référence à la planète à préserver, à la terre nourricière et à celle qui constitue les murs de cette future habitation), la lettre M de “maison” et le sigle ITE correspondant à l’isolation thermique par l’extérieur utilisée. “Termite évoque aussi un insecte social qui bâtit de très jolis abris en terre”, lit-on sur le site Internet du projet.

Terremite est un projet de rénovation d'une étable en bauge en habitat écologique.

Les travaux se font durant la semaine, quand les enfants sont à l’école, grâce à une activité professionnelle réduite à quelques semaines par an. Le chantier doit durer plusieurs années. Mi-mars 2016, les propriétaires autoconstructeurs ont déjà préfabriqué des caissons d’ITE botte de paille pré-enduits à la terre et viennent de percer les ouvertures du bâtiment en bauge. Pour permettre aux internautes de suivre ce chantier d’habitat écologique, les propriétaires autoconstructeurs postent régulièrement des nouvelles de son avancée, étape par étape, sur leur blog.

Crédit photos : Terremite