construire en paille porteuse

construire en paille porteuse

Un rêve de gosse porté par la paille.

Dans la région parisienne, Anaïs et Côme ont fait construire leur maison avec la paille d’orge de leur propre exploitation. Les énormes ballots forment même à eux seuls des murs porteurs.

Quelques jours avant notre rencontre, Côme moissonnait l’orge de son champ. Perché sur son tracteur, cet exploitant agricole repensait à la dernière fois qu’il avait réalisé cette opération sur cette parcelle, trois ans plus tôt. « Cette fois-ci, la paille ne servira pas à construire une maison ; elle ira aux vers de terre. Ainsi, on la laisse au sol pour en réactiver la biologie. Cela évite de devoir mettre des engrais chimiques l’année suivante », explique-t- il.


Personnes âgées en habitat groupé: vieillissons à l’unisson!

Immeuble en paille habitat groupé pour personnes âgées Chamarel à Vaulx-en-Velin. Crédit: Gwendal Le Ménahèze

[VIDEO] Pour mieux vieillir, le troisième âge se partage. A l’instar des coopératives d’habitants, de plus en plus de personnes âgées ou vieillissantes optent pour l’habitat groupé. Comme Chamarel, à Vaulx-en-Velin, près de Lyon.

« Je m’assois, je suis épuisée, lâche Marcelle Arnould. Les déménageurs ont tout posé mais maintenant, il faut déballer les cartons. » Sans compter la découverte d’un trou dans le sol d’une coursive. Et quelques robinets sans eau chaude. Ainsi qu’une prise sans courant dans la salle commune… Rien d’extraordinaire pour la mise en route d’un bâtiment. Si ce n’est que le chantier a été mené par des personnes âgées ou vieillissantes de 55 à 74 ans. Elles ont été accompagnées par les architectes d’Arkétype Studio et l’association Habicoop.

Cette « utopie un peu barge » a germé lors d’une promenade entre trois amis. Finalement, a poussé un immeuble en paille partagé par seize « personnes vieillissantes ». Patrick Chrétien se souvient: « On s’est aperçus qu’on n’était pas seuls à se questionner sur comment attaquer une dernière partie de vie. »

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Habitat groupé : Chamarel à Lyon

chamarel

Chamarel : Vieillissons à l’unisson

“Je m’assoie, je suis épuisée, lâche Marcelle Arnould après quelques minutes de discussion. Les déménageurs ont tout posé mais maintenant, il faut déballer les cartons. ” Sans compter la découverte d’un trou dans le sol d’une coursive, quelques robinets sans eau chaude, une prise sans courant dans la salle commune… Rien d’extraordinaire pour la mise en route d’un bâtiment, si ce n’est que le chantier a été mené par des retraités de 55 à 74 ans.

D’une ” utopie un peu barge ” germée lors d’une promenade entre trois amis a finalement poussé un immeuble partagé par seize ” personnes vieillissantes “. ” On s’est aperçus qu’on n’était pas les seuls à se questionner sur comment on allait attaquer une dernière partie de vie “, se souvient Patrick Chrétien.

 


Rénovation low-tech

renovation low-tech

Sur le terrain des matériaux, c’est le brut !

Katia et Jean voulaient rendre ce pavillon citadin des années 1950 économe et confortable. Pour lui donner une splendeur moderne sans grever l’environnement, ces adeptes du low-tech ont souhaité laisser apparents les matériaux bruts.

De retour en métropole après cinq ans sur l’île de la Réunion, Katia, Jean et leurs quatre fils avaient besoin de lumière et de chaleur. « On n’allait même pas visiter les maisons si elles n’avaient pas une bonne exposition », se souvient Katia, En effet, Jean rêvait d’une maison sans chauffage, mais « je suis très frileuse, il fallait qu’il me confirme que j’aurais 22 °C ». Finalement, un poêle de masse constitue l’unique moyen de chauffage pour les trois niveaux de cette maison exposée sud-est.


Écorénovation : la maison des mille et une vies

rénovation écologique en paille et récup'

[VIDÉO] Pour leur écorénovation en pays gascon, Élisabeth et Loïc n’ont utilisé presque que des matériaux naturels. Le plus souvent on ne peut plus locaux et parfois chargés d’histoire(s). Bienvenue dans la maison aux multiples passés.

Il paraît que les chats ont sept vies. Mais difficile de savoir combien en a eu la maison qu’Élisabeth et Loïc ont restaurée dans le Gers. Ni combien elle en aura encore, puisqu’elle est presque entièrement biodégradable. La partie centrale du bâtiment date de 1797. Un bois de colombage gravé à l’extérieur révèle qu’une extension a été réalisée en 1813. « Cette maison aurait été construite avec les restes d’une métairie d’une ferme voisine qui avait brûlé, explique Loïc. Ici, c’est ce qu’on appelle une borde, la maison des ouvriers. Elle mesurait à peine 100 m2 au sol, dont une étable pour mettre un ou deux animaux. Les frais étaient minimisés, ils ont fait avec du bois de récup’. » Voilà pour les trois premières vies – au moins.

 

Techniques d’écorénovation bouillonnantes

Le chantier de Loïc et Elisabeth s’est étalé sur 5 ans. Durant cette période, ils ont travaillé à 50% sur leur maison et à 50% en dehors. Et avec un petit budget de 53000 €, ils ont remis en état la maison, isolé les murs avec un mélange de terre-paille allégé (25 cm) ou, selon les parois, de la laine de bois. Le couple s’est également essayé aux fondations en chaux et bambou, au béton de paille et chaux, aux adobes (brique de terre crue) en haut de mur et même à l’isolation en laine de mouton brute, lavée, cardée, séchée et traitée sur place ! Enfin, grâce à un chantier-école de l’association Pierre et Terre, ils ont autoconstruit leur chauffage : un poêle de masse avec banquette…

« Faire soi-même permet d’expérimenter ce qu’on veut, apprécie le couple. Et de savoir ce qu’on ne refera pas, comme le travail sur la laine de mouton brute ! »

Vous voulez en savoir plus ? Retrouvez notre reportage complet sur cette rénovation dans le magazine La Maison écologique n°102. En kiosques jusque fin janvier 2018 ou sur commande ici.

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choisir ses matériaux pour construire

choisir ses matériaux pour construire

Bien choisir ses matériaux pour construire.

Les réglementations thermiques successives ont rendu nos maisons bien moins gourmandes en énergie. Cependant, l’énergie nécessaire pour construire un bâtiment, dite énergie grise, reste constante, si bien qu’il faut environ 60 ans pour que la consommation en chauffage égale l’énergie grise d’une maison RT 2012 ! Pour qu’une maison soit écologique, il ne suffit donc pas de diminuer ses consommations : le choix des matériaux qui la constituent est essentiel.

Règle n°1 : choisissez-les locaux, peu transformés et facilement recyclables.

Nombreux sont les matériaux écologiques à pouvoir constituer des murs porteurs : terre (crue ou cuite), bois, paille, pierre, béton cellulaire…Il faudrait un, voire plusieurs livres entiers pour décrire toutes les techniques existantes. Mais ce dossier a été pensé et conçu pour donner un aperçu des solutions les plus fréquentes en écoconstruction. Quels critères peuvent guider votre choix vers tel ou tel système constructif ?


Enquête matériau : le terre-paille

le terre-paille

Le terre-paille prend du galon

Très apprécié pour ses qualités thermiques, environnemental et sociales, les terre-paille a le vent en poupe. Grâce aux efforts des acteurs de la filière, les derniers freins réglementaires sont en passe de tomber. Un nouvel horizon s’ouvre face à ce matériau.

Bizarre autant qu’étrange, mais notre nouveau Président n’a toujours pas abordé un sujet porteur, à la croisée de l’économie, de l’environnement et du social. Une méthode de construction écologique qui permet de produire des logements sains et confortables tout en préservant le climat et l’emploi : le terre-paille ! Et pourtant, cette technique moderne est en train de franchir des étapes décisives pour sa reconnaissance institutionnelle.


Territoire : école en paille à Montreuil

école en paille

Une école en paille aux portes de Paris

La paille s’invite désormais dans les bâtiments publics. Écoles, crèches, salles des fêtes, etc., les expériences se multiplient un peu partout en France. Longtemps réservée aux autoconstructeurs, la paille est sortie de la confidentialité en 2012 avec la publication des Règles professionnelles ; document technique « officiel » reconnu par les professionnels du bâtiment, par les autorités ainsi que par les assureurs.

« Pour les maîtres d’ouvrage publics, la publication de ces règles professionnelles a été un vrai encouragement, estime Coralie Garcia, du Réseau français de la construction en paille (RFCP) Ils peuvent s’appuyer sur des textes officiels pour aller négocier avec les bureaux d’études et les assureurs…

 


Autoconstruire en bois et paille

autoconstruire en bois et paille

Autoconstruire en bois et paille

Réflexion intense, préparation minutieuse et adaptation des mises en oeuvre, voici ce qui nous a fait choisir le projet d’autoconstruction en bois et paille de Jérome Paul.

“Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu l’envie de construire mon habitation. Après la naissance de mon premier enfant et mon retour en Dordogne, le projet devenait de plus en plus présent. Je pense avoir pris fermement la décision d’autoconstruire à ce moment-là. Naturellement orienté vers une construction aux performances thermiques optimales, je penchais à l’époque pour l’utilisation de la brique monomur.”

La maison forgée dans la paille de Lucie et Claude

Autre chantier qui a retenu notre attention parmi les témoignages de nos lecteurs.

“C’est à La Motte-en-Champsaur, dans les Hautes-Alpes, que nous avons décidé de construire un bâtiment pour notre maison et notre atelier-école de forge (Toutomarto). En 2007, nous avons rencontré Tom Rijven. Son concept de construction paille « cellule sous tension » nous a inspirés. J’ai ensuite suivi un stage « construction paille, ossature bois » au Gabion (05).”