Autonomie énergétique grandeur nature

Maison en autonomie énergétique en Bretagne. Crédit Michel Ogier

[VIDEO] Caroline et Hubert vous invitent à pousser les portes de leur maison autonome en Bretagne. Elle a été autoconstruite avec des matériaux biosourcés, voire de cueillette. En outre, elle leur a permis d’atteindre l’autonomie en électricité, en chauffage et en eau.

« En concevant cette maison autonome, notre priorité était de limiter au maximum notre impact environnemental et de vivre avec le minimum de compromis vis-à-vis de cette société de consommation », résument Caroline et Hubert. Finalement, pari réussi avec cette maison de 88 m2 autoconstruite en Bretagne en bois, terre, paille et autres matériaux écologiques et locaux. Ainsi, pour eux et leurs deux enfants, depuis quatre ans, l’autonomie énergétique n’est pas qu’une utopie! Lire la suite


Construire : projet sharewood

projet sharewood

Une maison à partager

Vu de l’extérieur, c’est un seul et unique bâtiment. A l’intérieur, ce sont deux maisons bien distinctes, juste reliées par la charpente. Un projet à l’image des cohabitants, qui souhaitaient vivre ensemble sans se gêner, au coeur du massif des Bauges.

Ce matin, ils sont sept au fond du jardin. Au programme, la construction d’un poulailler pour abriter sept poules ; une par habitant. Marion vérifie les niveaux, Elsa manie la scie circulaire, Paul et Damien dressent les montants de bois. Assis dans l’herbe, Auguste, Lucien et Zélie regardent la “maison des poules” prendre forme. Scène de vie ordinaire dans cet habitat partagé savoyard où vivent deux couples et trois enfants.

 

 

 


Surélévation écologique pour l’amour du bois

surélévation écologique en bois à Rennes en Bretagne. crédit 10i2LA

[VIDEO] Inconditionnels du matériau bois, Dominique et Jean-Yves l’ont sublimé dans leur surélévation à Rennes, en Ille-et-Vilaine. En n’occultant surtout pas les traces de la matière et de son histoire.

« Je me méfie de l’écologie politique, même si je l’ai fréquentée de près. Car elle donne parfois des choses très étonnantes, récupérée par les lobbies technologiques… Mais de manière pratique, il y a des choses à faire », revendique Jean-Yves Cairon, adepte de très longue date de l’écologie pratique. Alors quoi de plus concret que de transformer une maisonnette construite à la va-vite juste après-guerre en une habitation deux fois plus haute, moderne, économe en énergie et constituée de matériaux biosourcés ? « Eh oui, les vieux ont encore des projets ! », rigolent Jean-Yves Cairon, 69 ans, et Dominique Beyot, 60 ans. En outre, ces anciens infirmiers en psychiatrie ont réalisé une grande partie des travaux de surélévation eux-mêmes. Après le montage de la structure isolée préfabriquée en atelier. Cette surélévation a été conçue par les architectes locaux de 10i2LA.

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Territoire : association koad an arvorig le bois d’oeuvre en circuit court

association koad an arvorig

Avec l’ association koad an arvorig. Le bois d’oeuvre roule en circuits (très) courts

Malgré leurs noeuds et leurs troncs parfois irréguliers, les arbres locaux peuvent avoir une valeur en bois d’oeuvre. C’est ce que défend l’association Koad An Arvorig. Créée par des professionnels bretons, notamment charpentiers, rompus à l’usage de ce matériau. « Cela ne fait pas longtemps que l’on fait venir du bois de l’autre bout de la France ou du monde pour monter des charpentes », glisse Jérôme Letur, scieur mobile et charpentier. « Dans la région de Toulouse, les charpentes sont traditionnellement en peuplier noir. Ailleurs, elles sont en chêne ou châtaignier, rappelle Jean-Luc Le Roux, charpentier et co-fondateur de cette association. Aucun trajet en camion ne vient plomber le bilan carbone de nos constructions. »


Autoconstruire un octogone autonome

octogone autonome

Un octogone autonome

Comme la quatrième de couverture d’une vie entière consacrée au respect de l’environnement, la maison autonome de Frans et Irna nous ouvre ses portes. Leçon de construction, histoire de vie.

1973, la crise pétrolière redéfinit les perspectives d’avenir. Irna revit cette prise de conscience avec la même fougue : « AU-TO-NO-MES ! », le mot est lâché. Quarante ans et quelques printemps plus tard, deux bâtiments autoconstruits entre 2004 et 2007 marquent l’aboutissement de cette impulsion. Sur un terrain bordé de chênes typiques du Quercy, la maison principale et l’atelier de Frans possèdent chacun une citerne souple de 20 et 10 m3 pour l’autonomie en eau. Militants anti-nucléaires de la première heure, l’autonomie électrique était une condition sine qua non. « C’est bien de militer mais, concrètement, qu’est-ce qu’on fait pour lutter contre le nucléaire ? », interroge le couple, qui utilise une installation solaire minimale (1 kWc) et fait des choix dans son appareillage électrique.

 


Extension en coque de bateau

extension en coque de bateau

Une nouvelle cuisine renversante.

Accostée sur une île du Morbihan, l’Atypique extension d’Odile, en forme de coque de bateau renversée, navigue entre toiture végétalisée, charpente marine hors normes et une attention aux détails qui file la métaphore navale.

Sans mauvais jeu de mots, cette extension en coque de bateau renversée a fait chavirer mon coeur. Laissez-moi reprendre mon souffle, que je vous présente ma bien-aimée. Elle se niche au creux d’un bois qui plonge tête la première dans une époustouflante vue sur l’océan breton. À mon grand désespoir, le coeur de cette belle insulaire est déjà pris ; elle héberge Odile, dynamique photographe de 63 ans. « La mer, je suis tombée dedans quand j’avais 2 ans et je n’en suis jamais ressortie », sourit Odile. Née en région parisienne, elle a fini par larguer les amarres sur une île du Morbihan. Passée l’immense baie vitrée, on se croirait dans la cale d’un navire.

 


autoconstruire et autonomie

autoconstruire et autonomie

Électricité, chaleur eau, jardin, voiture… Ils disent oui à l’autonomie.

Liberté (de vivre en harmonie avec la nature), solidarité (partage de savoirs), paix (si chacun peut répondre à ses besoins). Telle est la devise de Matthias, un autoconstructeur pas tout à fait comme les autres.

Regarde comme je suis riche ! », s’exclame l’heureux propriétaire en balayant du regard, les bras grands ouverts, les 2 000 m2 boisés et fleuris de son terrain. « La terre alimente l’eau du puits, le ciel déverse l’énergie solaire pour nous éclairer et nous chauffer, les arbres donnent le bois pour le poêle et la cuisine et le sol, des centaines de kilos de nourriture ; noix, prunes, pommes, kiwis, cassis, mûres… Sans oublier les poules. La nature donne tout ! », s’émerveille Matthias. En effet,  l’autonomie – énergétique et alimentaire – est une valeur essentielle pour lui. « En protégeant ce lieu de toute agression polluante, nous vivons ici une relation très douce avec la Création », confie-t-il.

 


Cette maison bois a de l’énergie positive à (re)vendre

Maison en bois à énergie positive à Montreuil. crédit Michel Ogier

[VIDEO] Ancien informaticien, Erick a construit en bois sa maison passive à énergie positive. Le logement consomme moins d’énergie qu’il en produit!

Erick et sa compagne Sylvie cherchaient un terrain situé au sud de Paris. Mais ceux qu’on leur proposait avaient les pieds dans l’eau… Finalement, ils ont atterri sur les hauteurs de Montreuil, à l’est de la capitale. Sur une parcelle d’environ 200 m², joliment exposée au sud. Informaticien devenu charpentier, Erick a tout de suite imaginé une maison passive (et même à énergie positive). Car il avait été séduit par une formation suivie sur le sujet. Membre de la coopérative Alter-bâtir, il pouvait compter sur ses collègues pour le seconder durant ce projet ambitieux.

Quelques thermiciens lui ont également apporté leur aide en approuvant ou modifiant les plans qu’il leur soumettait. « Le gros œuvre nous a occupés pendant un an, retrace Erick. J’y étais à temps plein. Sylvie passait de temps à autre et des collègues étaient présents à tour de rôle. Nous étions toujours deux ou trois sur le chantier. » Le couple rentre dans la maison en mai 2015.

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Matériau : éviter les termites

termites

Terminus pour les termites.

Le développement de la construction bois donne aux termites un garde-manger de premier choix. Mais pas de panique, leur fringale est contrôlable. On vous explique tout pour éviter les grignotages…

Les termites vivent en colonie au sein de laquelle les individus accomplissent des tâches spécialisées. Ce sont des insectes xylophages (qui mangent du bois), la cellulose constituant l’essentiel de leur nourriture. Pour la plupart totalement aveugles, ils sont aussi lucifuges (ils fuient la lumière), ce qui les rend difficiles à repérer. Parmi les nombreuses familles de termites, deux squattent l’Hexagone : le kalotermes, « termite de bois sec », et le reticulitermes, « termite souterrain ». Le kalotermes vit en petite colonie dans les branches mortes des arbres vivants et ne représente pas une menace pour nos habitats, car ses déplacements sont limités.


Autoconstruction en bois et monomur

autoconstruction en bois et monomur

Bois et monomur en pleines formes.

Cette maison originale est une  autoconstruction en bois et monomur, fabriquée en deux phases. Celle du temps nécessaire à la maturation du projet et celle de la découverte de la construction écologique.

À Campestre-et-Luc (Gard), la maison d’Olivier Arrazat et Cora Boutin se décline en deux bâtiments réunis en un. Le passage de la première partie érigée en monomur à la seconde faite de poteauxpoutres en bois illustre leur cheminement. 200 000 € et cinq années plus tard, leur projet n’a plus grand chose à voir avec leur philosophie de départ.

Olivier, géomètre de métier, connaissait bien le milieu du bâtiment conventionnel.