Cahier pratique : Calade en terre cuite de réemploi



L’art de la calade a de quoi faire son retour.

La multiplication des déconstructions et matériauthèques permet de la remettre au goût du jour. Dans le cadre d’une rénovation, tuiles plates, tomettes ou briques de terre cuite récupérées peuvent être réutilisées pour créer une terrasse à motif. 

Après avoir terrassé l’endroit, un muret de briques périphérique sera monté pour retenir la calade. Il peut être réalisé à niveau de la future terrasse. Le sol sera préparé de manière légère avec gravier et sable. Pas besoin de chape de chaux ni de géotextile sous les pierres. En plus de réemployer des matériaux existants, cette calade a donc l’intérêt de ne pas perturber la vie du sol en n’entravant pas l’écoulement ni le ruissellement des eaux de pluie. 

Le recours aux briques et tomettes traditionnelles, dont les teintes varient souvent d’une pièce à l’autre, permet en outre de créer des motifs à volonté. Les pièces choisies devront être solides et ne pas montrer de signes de porosité qui pourraient compliquer la pose et nuire à la solidité de la terrasse. 

Le choix du motif de la terrasse, en chevrons, a demandé pas mal de calage avant de trouver la bonne méthode de répétition du motif. Certaines briques étaient également émaillées, ce qui leur confère un aspect noir sur les photos. Au total, 800 tomettes et 1 100 briques ont été utilisées pour 17 m2 de terrasse, réalisée en chantier-école dans le cadre de la rénovation expérimentale du Costil, en Normandie.


Cahier pratique travaux : Enduit terre sur support paille en extérieur

-N°129, La Maison écologique, Enduit terre sur support paille en extérieur

Plus fragile que l’enduit à la chaux, la finition extérieure en terre crue est généralement déconseillée, d’autant plus si le mur est soumis aux intempéries. Lorsque l’on souhaite favoriser les matériaux à faible empreinte carbone, la réalisation d’un enduit extérieur sur support paille met souvent en œuvre de la terre locale pour le gobetis (la couche d’accroche) et, en partie, pour le corps d’enduit. La finition s’opérant, elle, à la chaux pour une plus grande résistance aux chocs et aux intempéries. Pour ce chantier, le maître d’ouvrage s’est inspiré du patrimoine bâti local en bauge, en mettant en œuvre la paille pour l’isolation et un enduit terre fibré pour la finition.

Pour appliquer cette finition terre, quelques prérequis s’imposent. Le bâtiment doit être doté d’un débord de toit supérieur à 50 % de la hauteur du mur, afin de limiter l’impact des pluies verticales sans nuire aux apports thermiques solaires en hiver. Toutefois, sur le long terme, l’agression du mur par les rebonds de pluie depuis le sol et les pluies horizontales en cas de fort vent peuvent altérer l’enduit terre. Il faut donc admettre une possible altération dans le temps. Mais, à la différence de la chaux, la terre peut être aisément recyclée pour refaire la finition ! Pour accéder sur ce chantier de professionnel à une garantie décennale sur le clos couvert, le gobetis et le corps d’enduit ont été réalisés à la chaux.

Si la surface à enduire est importante, la location d’un matériel de projection et l’accompagnement par un artisan compétent sont fortement conseillés pour gagner du temps et travailler en toute sécurité. Ici, cinq personnes ont travaillé pendant deux semaines pour réaliser les enduits sur les 170 m2, dont la préparation du support, de la terre locale et des enduits. Compter environ trois semaines de séchage entre le corps d’enduit et la réalisation de la finition.


Cahier pratique Mobilier : Un bureau en bois aux lignes contemporaines

CAHIER PRATIQUE MOBILIER-N°129, La Maison écologique, bureau en bois triangulaire

Comme le porte-vêtement présenté dans un précédent cahier pratique (La Maison écologique n°127), le bureau en bois à structure triangulée a un faible empiètement. Pratique pour les habitats sobres en espace, il convient aux travaux des adultes comme aux études des plus jeunes. Très fonctionnel, leur table de travail permet d’étaler quelques cahiers et livres. Une petite lampe avec pince s’installera facilement sur l’un des montants latéraux. Quant aux deux étagères supérieures, elles pourront accueillir revues et livres, maintenus grâce à la structure triangulée.

Pour fabriquer ce meuble dans la joie, la sérénité et la précision, il faut compter une bonne journée de travail. Côté matériaux, les montants latéraux triangulés demandent des bois sans gros nœuds d’épaisseur standard (27 mm). Préférez toujours une essence locale de votre choix achetée directement en scierie. Pour les plans horizontaux, il est possible d’utiliser des restes de plancher rainuré. Pour peaufiner la finition, des baguettes découpées dans la même matière (20 mm maximum) peuvent être collées et chevillées (quatre à cinq chevilles) sur le chant. Des surfaces planes, vieux volets ou portes, feront aussi l’affaire à condition de respecter les cotes indiquées ci-après (p. 68).

Outils de précision

Les coupes des montants nécessitent une grande précision. Si vous disposez d’un combiné avec dégauchisseuse-raboteuse, travaillez directement sur les planches (27 mm ép. dans ce cas) brutes ou issues de poutres, solives ou chevrons de réemploi. Si ce n’est pas le cas, passez chez un menuisier pour dégauchir-raboter les deux faces. Pour le reste du travail, il faudra disposer d’une scie circulaire avec rail de guidage pour des coupes obliques et perpendiculaires très précises.

Matériaux : 

• 14 vis empreinte Torx 4 x 60 mm

• 12 vis empreinte Torx 4 x 40 mm

• 14 chevilles bois diamètre 10 mm ou tourillons bois

• Colle à bois

• 3 plans horizontaux d’épaisseur 20 mm : débit fini à 160 x 680 mm, 270 x 680 mm, 595 x 680 mm

• 2 montants 25 x 55 x 2 100 mm

• 2 montants 25 x 55 x 1 800 mm

• 2 traverses inférieures 25 x 55 x 550 mm (à retailler si besoin en cours de fabrication)

• 6 supports de plateaux 25 x 55 x 700 mm

• 2 baguettes de profil 15 x 15 x 1 500 mm


Cahier pratique déco : Et le volet devint porte-magazines

CAHIER PRATIQUE DECO-N°129, La Maison écologique, et le volet devint porte-magazines

D’anciens volets à persiennes encombrent les greniers, les déchetteries, voire les sites de vente d’occasion entre particuliers, où le modèle présenté ici a été acheté 25 € la paire. Leurs lames ajourées sont idéales pour glisser un peu de lecture à disposition des occupants de vos toilettes ou le courrier près de la porte d’entrée, etc. Le porte-magazines : Un mobilier pratique et original dont l’esthétique désuet offre aussi un voyage dans le temps et l’espace, imaginant les vies antérieures de ces solides volets en bois, autrefois faits pour durer.

Pour renforcer cet effet, vous pouvez réinstaller la quincaillerie des volets pour souligner leur passé. Attention toutefois, car elle est fixée sur la face extérieure des volets, alors que l’inclinaison des lames des persiennes oblige à garder apparent le côté intérieur pour y glisser les magazines du haut vers le bas. Il faudra donc installer les charnières sur la face opposée à leur emplacement d’origine. En cas de formes atypiques des charnières, mieux vaut acquérir ou garder la paire de volets pour intervertir la quincaillerie de l’un sur l’autre. Elle sera ainsi ajustée et dans le bon sens !

Pour retenir les ouvrages glissés dans les fentes, confectionnez des pochettes en tissus de récup’ et variez leur profondeur afin de pouvoir y laisser des formats différents : grands ou petits magazines, prospectus, cartes postales, recettes de cuisine, livres fins, etc. À moins d’être très courts, les ouvrages doivent être assez souples pour se courber derrière le volet.

Temps de réalisation

• Démontage quincaillerie : +/- 10 min

• Ponçage : léger 30 min (si peinture opaque à venir) ou à blanc 2 à 3 h (pour finition transparente ou peinture existante qui s’écaille)

• Aménagement du verso : 30 min

• Peinture : 2 x 10 min

Matériaux : 

• 1 vieux volet à persiennes

• Anti-rouille et peinture

• Quincaillerie de rechange si besoin (charnières, etc.)

• Vieux drap ou housse de couette

• Agrafes

• 4 petites chutes de bois (cales arrières)

Outils : 

• Ponceuse + papier grain 80 et 120 (+ ponceuse multifonction ou delta si la première ne passe pas entre les lattes du volet)

• Brosse à épousseter

• Chiffon

• Pinceau

• Visseuse-perceuse-fraiseuse

• Agrafeuse

• Ciseaux

• Brosse queue-de-morue


Cahiers pratiques DIY : 20 recettes de peintures à faire soi-même

CAHIERS PRATIQUES 20 recettes à faire soi même, La Maison écologique, Hors série 17

Retrouvez 11 cahiers pratiques DIY :

  • Trouver la bonne couleur avec une peinture au fromage blanc

    La peinture au fromage blanc se destine principalement au mobilier et autres supports intérieurs ouverts type bois (idéalement brut), mais s’applique aussi sur des murs poreux de pièces non humides…

  • Un badigeon à la chaux

    Les murs à peindre se constituaient ici de deux matériaux. Celui en pierre enduit à la chaux recevra trois couches de badigeon, car l’épaisseur d’enduit n’est pas homogène et des pierres arrivent presque à fleur de la surface…

  • Une peinture à l’argile et colle de farine

    La plus simple des peintures à l’argile est la barbotine : de la terre et de l’eau. On l’utilise frais sur frais pour qu’elle fusionne avec un enduit terre, afin d’en lisser la finition ou lui donner une autre couleur…

  • Caséine, une peinture tout-terrain

    Produit naturel et économique applicable sur tous types de supports. Protéine du lait, la caséine permet d’élaborer très facilement une peinture saine et à moindre coût…

  • Peindre à la farine et à l’ocre

    Décorative et protectrice, une inspiration suédoise pour l’extérieur et l’intérieur. Une peinture faite maison, économique, qui respecte l’environnement et s’applique facilement, en extérieur comme en intérieur ? Vous ne rêvez pas ! 

  • Une peinture médiévale

    Recette du XIIIe siècle pour réaliser des décors à l’ocre et à la détrempe d’œuf et de colle de peau.  À Guédelon (Bourgogne), passionnés et archéologues bâtissent un château-fort en n’utilisant que des techniques de la fin du Moyen-Âge. 

  • Une laque à l’huile de lin

    Peinture lumineuse et lavable pour extérieur ou intérieur. L’huile étant très collante quand elle sèche, elle fait office de liant en peinture…

  • Finitions au goudron de bois

    Des recettes scandinaves pour protéger et décorer le bois en extérieur. Le goudron de bois est utilisé depuis très longtemps dans le nord de l’Europe pour réaliser des finitions protectrices pour le bois.

  • Une lasure à la bière

    Une p’tite blonde pour lasurer vos supports boisés de la couleur qui vous sied. Lendemain de fête. Vous sortez le pied du canapé, le voilà collé au sol. La tête qui tourne, vous vous appuyez sur la table basse. 

  • Peinture à la pomme de terre

    Simple comme une purée, une finition aux tonalités douces qui donne la patate ! La pomme de terre contient de la fécule. Collante, cette substance que l’on trouve dans d’autres aliments peut servir de liant dans une peinture. 

  • Carnet de recettes

    Chaux-lait – La gouache – Glacis à la colle naturelle – Décorations à la cire d’abeille

    Glacis au vin blanc – Patine à la cendre – Détrempe à la colle de peau – Tempera à l’œuf et à l’huile

    Aquarelle – Le chaulage – La badigeon de base – L’eau forte – La patine à la chaux


Cahier pratique : Un bar-jardinière pour l’extérieur

bar-jardinière bar-balcon CAHIER PRATIQUE, La Maison écologique 128

Souvent étroits, les balcons ne permettent pas toujours d’installer une table et des chaises. Le bar de balcon est la solution idéale. Il autorise un véritable gain de place tout en optimisant cet espace parfois délaissé. Cette tablette à accrocher à la rambarde permet de boire un café, de manger, de lire ou encore de travailler dehors. Elle invite à profiter de l’extérieur et de la vue sur l’horizon… et sur la jardinière où peuvent être plantées des vivaces, des aromatiques ou des fleurs.

Concevoir son bar-jardinière

Ce modèle de bricolage permet de réaliser du sur-mesure et de s’accrocher sur n’importe quelle épaisseur de garde-corps et n’importe quel type de balcon (bois, fer, inox…). En effet, le système d’accrochage s’adapte à toutes les configurations. Il suffit simplement de modifier la largeur d’une des pièces de bois (voir étape 1). La largeur et la longueur de la tablette du bar peuvent également varier. Attention toutefois à ne pas dépasser une largeur de plus de 35 cm ; l’accrochage deviendrait compliqué et le bar serait plus encombrant.

Le bois utilisé ici est une tablette de pin de classe 3 (choisissez toujours des bois de classe 3 ou 4, type Douglas, pour leur résistance aux intempéries) d’une épaisseur de 18 mm, sciée en différents morceaux grâce au service découpe bois du magasin de bricolage. En magasin, pour des raisons de sécurité, les tailles des découpes – qui ne peuvent être que droites – ne peuvent être inférieures à 10 cm, il faudra donc scier vous-même quelques morceaux de bois avec votre scie égoïne ou votre scie sauteuse. Enfin, le système de fixation du bar de balcon a été conçu pour un démontage facile afin de pouvoir le remiser à la mauvaise saison ou remplacer un élément. Sinon, une finition à l’huile dure naturelle protégera le bois. Avant de démarrer, penser à rassembler le matériel et, si besoin, poncer soigneusement chaque morceau de bois pour supprimer les échardes.

Matériaux

• 2 planches de bois de classe 3 ou 4, 30 x 200 cm (épaisseur 18 ou 20 mm) à faire scier en :
> 1 élément de 100 x 30 cm
> 4 éléments de 50 x 10 cm

Conserver la chute d’environ 100 x 10 cm

• 2 éléments de 100 x 11 cm

• 1 élément de 100 x 7 cm (à défaut, 1 latte de palette)

• 2 éléments de 12 x 15 cm

Conserver la chute d’environ 35 x 30 cm

• 2 équerres de chaise 150 mm

• 2 équerres pour console 300 x 250 mm

• 32 vis à bois 5 x 40 mm

• 16 vis à bois 4 x 20 mm

• 2 boulons poêliers 6 x 100 mm avec 4 rondelles
(aux diamètres assortis) ou 1 tige filetée 6 x 1 m
si la largeur de la fixation réalisée à l’étape 1 excède 100 mm.

• Agrafeuse et agrafes


Cahier pratique mobilier : Fabriquer un porte-vêtements en bois

porte-vêtements

Inspiré d’une petite échelle à trois barreaux posée contre un mur, ce porte-vêtements est une structure triangulée et menuisée qui forme une étagère en partie basse et permet de décaler ce mobilier du mur. Étiré en hauteur (ici sur 1 m), il occupe peu de place. Un plus pour dégager l’espace dans une chambre.

Pour la matière première, des planches d’une épaisseur standard de 27 mm sont idéales. Préférez une essence de bois locale, de votre choix. Achetez les planches en scierie, dégauchies et rabotées sur les deux faces chez le menuisier du coin. Ce modèle a été réalisé avec des machines portatives dans l’atelier de menuiserie de l’Ésat Croix rouge française de Recoubeau-Jansac (26)(1). D’autres établissements adaptés proposent de réaliser à un coût intéressant ce prétravail sur le bois de scierie(2). Pour la fabrication, il est indispensable de travailler à chaque étape les deux éléments triangulaires en les fixant l’un sur l’autre, afin d’obtenir un résultat final parfaitement symétrique. Les barreaux peuvent être réalisés soit avec un tour à bois à partir d’une essence odorante comme du cèdre ou du genévrier, soit avec de jolies branches choisies dans la nature.

MATERIAUX :

• 12 vis empreinte Torx 4 x 60 mm

• 12 chevilles bois diamètre 10 mm

• Colle à bois

• Pour les deux pieds avant : 2 montants bois 1 300 x 80 mm rabotés quatre faces jusqu’à une épaisseur d’environ 20 mm

• Deux pieds arrière : 2 montants bois 1 000 x 46 mm rabotés quatre faces jusqu’à 20 mm 

• Barreaux : 3 bois tournés ou jolies branches diamètre environ 28-30 mm et longueur 300 à 400 mm

• Dossier : pièce de bois 265 x 120 x 25 mm

• Étagère inférieure : plaque de bois 265 x 270 x 45 mm (possibilité de chanfreiner la partie basse du chant avant)

 

OUTILLAGE :

• Scie circulaire avec rail ou règle alu pour guider les coupes

• Perceuse (à colonne dans l’idéal)

• Ponceuse à bande gros grain/grain fin

• Papier de verre grain fin 100 ou 200

• Rabot

• Visseuse

• Mèches à bois diamètre 4 mm, 10 mm, 32 mm

• Scie à onglet


Cahier pratique finition : Enduit terre carton sans sable

enduit terre carton

Grâce à du carton récupéré, réaliser un enduit de finition en terre, sans ajout de sable.

La surexploitation du sable est dorénavant connue*. Majoritairement utilisé dans la confection du béton, le sable est moins présent dans la construction en terre. Certains professionnels cherchent tout de même à le supprimer complètement de leur pratique. C’est le cas de l’architecte Frédéric Denise, de l’agence Archipel zéro, qui a expérimenté un enduit de finition en terre et carton recyclé. Alors que les corps d’enduit peuvent être réalisés à partir de fibres assez grosses (paille hachée, copeaux de bois, etc.), il est recommandé de favoriser la fibre de cellulose, que l‘on retrouve dans le carton, pour la couche de finition. Elle donne à l’enduit une texture de pâte à modeler élastique, très cohésive, qui adhère à tous supports, sauf les mains. Au séchage, elle a l’aspect et la solidité d’une carapace assez dure qui ne farine pas et qui peut s’assimiler à une croûte de cuir. 

5 mm maximum

Fibrer la terre, comme avec du carton, permet d’éviter la fissuration de l’enduit sans y ajouter de sable. Mais attention, cet enduit de finition est destiné à des couches de 5 mm maximum d’épaisseur. Au-delà, il risque de se déformer et de se soulever sur les bords. De plus, pour les recycler dans l’enduit, il faut privilégier des cartons bruts, non colorés, pour éviter toute pollution de l’eau au moment du trempage et toute coloration de la pâte de carton. Habituellement, la proportion de carton est d’environ 3 % du poids sec. Ce qui correspond, en termes de volume, à 1/3 de carton pour 2/3 de terre tamisée. Plus il y a de carton, moins l’enduit se fissure, mais plus il risque de se déformer. Compter 5 l de mélange pour réaliser 1 m2 d’enduit. L’objectif est d’utiliser la terre déjà présente sur le site et du carton récupéré pour le recycler.

 


Mobilier : une sommier en bois à faire soi-même

sommiers en bois

Fabriquer son sommier en bois

Les sommiers en bois sont des meubles relativement simples à fabriquer. La base est très souvent un cadre de bois sur lequel sont greffés des pieds et disposées des lattes de bois droites ou courbes. Pour trouver les différents éléments et le matériel, il suffit parfois de se rendre dans de grandes enseignes de bricolage. Dans certaines villes, des ateliers de fabrication proposent de mettre des machines à disposition pour faire de la découpe. Ici, le cadre est réalisé en planches de chêne de 14 cm de large. Le lattage est constitué de planches de pin régulièrement agrafées sur une double sangle de coton. Ces lattages de sommier peuvent s’acheter prêts à dérouler. Les pieds sont en hêtre.

La taille en détail

Qu’il soit bi-bloc ou monobloc, la taille du sommier doit correspondre exactement à la largeur et à la longueur du matelas qu’il accueillera. Les dimensions les plus courantes sont 90 x 190 cm (une place), 140 x 190 cm (deux places) et 160 x 200 cm comme pour le modèle présenté ici. 

La hauteur du sommier dépend de l’épaisseur du matelas. Compter une hauteur totale (du sol au sommet du matelas) d’environ 50 cm pour un couchage adulte et 40 cm pour un enfant. Dans cette réalisation, les pieds mesurent 15 cm de hauteur et le cadre en chêne, 14 cm. Avec un matelas de 22 cm, on obtient une hauteur totale de  51 cm. Idéal pour bien se reposer après ce chantier !

Matériaux pour un sommier bi-bloc de 160 x 200 cm

• 6 planches de bois (chêne, hêtre, pin…) 2 x 14 (ou 15) x 200 cm (à recouper pour obtenir, 4 planches de 196 cm et 4 planches de 80 cm, conserver les chutes)

• 4 tasseaux en pin 2 x 3 x 200 cm

• 12 boulons poêliers à tête ronde avec écrous de 50 mm de longueur et 6 mm de diamètre

• Un sachet de vis à bois de 50 mm de longueur et 4 mm de diamètre

• 8 pieds cylindriques en bois de hêtre, hauteur 15 cm

• 2 lattages en bois 80 x 200 cm (à scier dans la largeur par la suite)

Outils

• Scie égoïne ou scie à onglet (pour les lattages)

• Équerre

• Serre-joints

• Mètre enrouleur 2 m minimum

• Jeu de mèches à bois (Ø 2 à 8 mm)
pour les avant-trous

• Mèches à bois plates 23 ou 25 mm

• Visseuse

• Clé à douille

• Papier de verre grain 120


Cahier pratique > travaux : Une terrasse bois en arc de cercle

Travaux terrasse bois arc de cercle

Pour changer des terrasses rectangulaires, l’arc de cercle est une bonne alternative esthétique.

La contrainte technique n’est pas insurmontable. Conseils …

Les propriétaires souhaitaient une terrasse en arc de cercle pour son esthétique, « car cela casse les lignes», nous expliquent ils. Rien d’insur­montable, mais il a fallu s’adapter au lieu: deux murs en parpaing perpendiculaires, dont un présentant un souci d’équerrage; «J’ai choisi de traiter la contrainte technique de l’arc de cercle avec des étrésillons.  Il est tout à fait possible d’utiliser une planche qui épouse l’arrondi; mais pour cela il faut un bois assez flexible pour pouvoir se courber», explique Baptiste Dupré, charpentier.

L’artisan a réalisé cette terrasse bois en pin douglas sur des pieux en robinier. Du bois local et massif qui résiste bien au temps qui passe : 30 ans pour les lames et 40 ans pour les pieux (même enfouis sous la terre, car le robinier est chargé en silice)! « C’est une vieille tech­nique qui n’est pas couverte par les DTU, mais ça vaut le coup! Cela permet d’éviter les plots en béton ou en plastique et si on veut enlever la terrasse, il suffit de retirer les pieux ; Mais, bien sûr, il faut qu’il n’y ait pas des réseaux électriques ou sanitaires en-dessous», poursuit Baptiste Dupré.

Le charpentier réfléchit à une alterna­tive au géotextile à base de pétrochimie, « quelque chose qui ne se dégrade pas dans le temps si on veut éviter la repousse des plantes. Je pense à mettre de la sciure de pin douglas, mais ce sont des supposi­tions et cela n’aurait qu’une efficacité tem­poraire, il faut expérimenter!».