Mobilier : Un pouf en carton à réaliser en famille

Pouf en carton a faire soi meme

Une activité à faire en famille

Créer un amusant tabouret en réutilisant des tubes de carton ? Rien de plus simple. Ce pouf en forme de fleur est à la fois solide et léger. Il nécessite, pour sa fabrication, très peu d’outils et de matériel. Ce micro-meuble servira tout aussi bien de marche-pied pour les enfants (qui l’adorent et le transportent de leur chambre au salon, en passant par la cuisine et la salle de bains), de tabouret, de table de nuit, de bout de canapé, etc. 

Où trouver des tubes en cartons ?

Pour trouver les tubes en carton, aussi appelés mandrins, il est possible de les récupérer chez les vendeurs de tissu, de nappes, de posters, chez les imprimeurs (il y a des tubes en carton gris ou marron à l’intérieur des bobines de papier), dans les petites industries qui utilisent des matériaux qui se dévident ou bien dans les entreprises spécialisées dans l’expédition. Ces tubes en carton sont épais (le carton fait près de 5 mm d’épaisseur) et très solides. Les tailles et les diamètres des mandrins sont variables, de 8,5 à 10 cm de diamètre et de 60 à 200 cm de longueur. 

En fonction de la taille des tubes trouvés, on obtient des poufs plus ou moins larges. Quant à la taille des poufs, des hauteurs de 30, 26 ou 22 cm permettront d’obtenir de belles proportions avec des tubes de 8,5 à 10 cm de diamètre. La colle, elle, peut être réalisée à la maison (lire p. 72). Un joli chantier à partager facilement en famille.


Cahier pratique : Fabriquer une table de jardin

CAHIER PRATIQUE TABLE DE JARDIN

Du bois local et non traité pour une table de pique-nique tout confort à installer au jardin.

Tous à table! Pour un confort optimal, une hauteur de plateau à 75 cm s’adapte à tous. « On peut faire moins pour une table d’enfants, précise Fred Bruas, constructeur bois dans la Drôme, en abaissant aussi les assises », ici à 45 cm. Prévoir un écart de 13 cm entre le plateau et l’assise « pour un accès et une sortie faciles, permettant de se mettre debout sans problème entre les deux. Ne les écartez pas de plus de 13 cm, sinon l’assise est trop loin du plateau, surtout pour les plus petits ».

Il utilise des pièces d’ossature de maison ossature bois (MOB) « déjà rabotées et chanfreinées et le douglas est naturellement résistant à la pluie, sans traitement ». Les dimensions standard sont 45 mm d’épaisseur, 95/120/145/ 180/220 mm de large et jusqu’à 6 m de long. L’assemblage se fait avec des vis ou des boulons poêliers à tête ronde avec écrous. Fred Bruas préfère les vis, « plus rapides à mettre en œuvre car le boulon oblige à réaliser à l’avance un trou dans toutes les épaisseurs de bois, pile en face les uns des autres. Comme pour tous les meubles extérieurs en bois, ce dernier gonfle ou se rétracte en fonction des saisons, de l’humidité, de la chaleur. Il est plus facile de resserrer une vis d’un coup de visseuse qu’un écrou »


Cahier pratique : Un fauteuil canadien à autoconstruire



Un siège en bois ultra-confortable à construire pour une pause au jardin ou au balcon.

Le fauteuil Adirondack est« une ins­titution au Canada, un art de vivre. On en voit sous le porche devant chaque maison et lors des soirées autour du feu de raconte Michel Mouillé, amou­reux camp», de ces lointaines contrées, « dont on retrouve l’accueil et la convivialité dans ce fauteuil». Son dossier incurvé et les courbes de l’assise donnent l’impres­sion d’être emmitouflé dans le confort d’un cocon, propice à la détente. « Les premiers ont été faits dans les montagnes Adirondack, aux États-Unis, par un char­pentier qui voulait se relaxer dans sa maison de vacances, retrace Michel. Au Canada, il est appelé fauteuil Muskoka, du nom d’un lac »sur les bords duquel il fait bon se prélasser dedans. Le Canadien Phil Barley propose les plans de divers modèles sous forme papier (fastidieux) ou de fichiers DWG que Michel a entrés dans une machine à commande numé­rique DXF pour couper ses gabarits au laser au Fablab de Chemillé (49). « Si vous n’avez pas de tels ateliers partagés près de chez vous où emprunter ce type d’outil, créez-en un!», conseille Michel. Ce bri­coleur passionné estime que ce modèle mérite une modification de la forme des accoudoirs pour élargir l’écart entre les deux et faciliter le passage des posté­rieurs épanouis. Il est aussi possible d’y ménager un trou dans lequel caler un verre ou une bouteille. Santé ! 


Cahier pratique > travaux : Une terrasse bois en arc de cercle

Travaux terrasse bois arc de cercle

Pour changer des terrasses rectangulaires, l’arc de cercle est une bonne alternative esthétique.

La contrainte technique n’est pas insurmontable. Conseils …

Les propriétaires souhaitaient une terrasse en arc de cercle pour son esthétique, « car cela casse les lignes», nous expliquent ils. Rien d’insur­montable, mais il a fallu s’adapter au lieu: deux murs en parpaing perpendiculaires, dont un présentant un souci d’équerrage; «J’ai choisi de traiter la contrainte technique de l’arc de cercle avec des étrésillons.  Il est tout à fait possible d’utiliser une planche qui épouse l’arrondi; mais pour cela il faut un bois assez flexible pour pouvoir se courber», explique Baptiste Dupré, charpentier.

L’artisan a réalisé cette terrasse bois en pin douglas sur des pieux en robinier. Du bois local et massif qui résiste bien au temps qui passe : 30 ans pour les lames et 40 ans pour les pieux (même enfouis sous la terre, car le robinier est chargé en silice)! « C’est une vieille tech­nique qui n’est pas couverte par les DTU, mais ça vaut le coup! Cela permet d’éviter les plots en béton ou en plastique et si on veut enlever la terrasse, il suffit de retirer les pieux ; Mais, bien sûr, il faut qu’il n’y ait pas des réseaux électriques ou sanitaires en-dessous», poursuit Baptiste Dupré.

Le charpentier réfléchit à une alterna­tive au géotextile à base de pétrochimie, « quelque chose qui ne se dégrade pas dans le temps si on veut éviter la repousse des plantes. Je pense à mettre de la sciure de pin douglas, mais ce sont des supposi­tions et cela n’aurait qu’une efficacité tem­poraire, il faut expérimenter!».


Mobilier : Tiroirs à la mode récup’

Tiroirs à la mode récup'

Fabriquer des rangements à partir de plaques d’isorel récupérées.

Si vous ne connaissez pas les plaques d’Isorel, sachez qu’elles sont utilisées par les professionnels notamment pour faciliter les activités de logistique (intercalaire de palette), mais aussi pour des aménagements divers (plaquage, coffrage léger, fond de meuble, etc.). D’une épaisseur de 3 mm, on peut en récupérer auprès des commerces d’alimentation en format d’environ 80 x 120 cm (elles servent à caler les marchandises). Pour des plaques plus grandes d’environ 1 x 2,75 m, il faut se tourner vers les négoces de matériaux et les enseignes de bricolage.

L’Isorel est constitué de fibres de bois dures, obtenues par polymérisation sous pression et chaleur, mais sans adjonction de colle synthétique. Les panneaux présentent une face lisse, d’aspect moucheté assez esthétique, et une face granuleuse. Ce matériau est flexible, dense et résistant. Il se découpe facilement au cutter. La seule restriction pour l’Isorel, comme pour le carton, est que l’utilisation ne doit se faire qu’en milieu sec, excluant l’extérieur ou l’exposition à l’humidité.

Léger mais néanmoins solide, l’Isorel se prête volontiers à la création de boîtes, de tiroirs, de séparateurs de tiroirs, de mini-rangements… Ce qui se révèle bien pratique pour finaliser l’aménagement d’un dressing, d’une buanderie, d’un cellier ou encore d’un coin bricolage.


Décoration : Tresser un tapis en tissu recyclé

tapis en tissu recyclé

Le recyclage des tissus – ressource rare et précieuse dans certaines régions du monde et à diverses époques – en tapis a toujours existé. Chaque contrée a produit ses techniques de récupération, avec ses couleurs, ses motifs, son type de tissage. Si les tapis tressés produits par les pionniers pendant la conquête de l’ouest du continent américain à partir de vieux vêtements sont les plus connus – les plus anciens se négocient de nos jours à prix d’or –, il en existe bien d’autres : la lirette charentaise, les tapis Boucharouite (« bouts de chiffons » en berbère) de l’Atlas marocain, les tapis Amish, les crochetés et, enfin, les tissés présentés dans cet article.

Comme pour les tapis traditionnels, plus ils sont anciens, délavés, plus ils ont vécu, plus ils ont de valeur. Beaucoup de personnes créatives et de designers textiles s’ingénient à recycler en tapis des lanières de jeans, de cuir, des chutes de production textile, divers tissus, de la laine ou des fils de coton selon des méthodes très variées, en n’hésitant pas à mixer les approches. Les formes des tapis peuvent être ovales, rectangulaires, rondes et leurs tailles sont fonction de la grandeur des métiers à tisser.

Les tissus recyclés dans la réalisation présentée ici proviennent de tee-shirts en coton. Le jersey de coton dont ils sont constitués est intéressant à plus d’un titre ; il est naturel, solide, doux et souple. Il a également la capacité de s’enrouler sur lui-même quand on le découpe en bandes et de former spontanément un fil rond, facile à réutiliser. De plus, cette matière textile ne s’effiloche pas.

Comment transformer de vieux tee-shirts en tapis faits maison.

1 Préparer le métier à tisser en clouant, tous les 2 cm, 32 clous en haut et 32 clous en bas sur les lattes du dos de la palette. On obtient un rectangle d’environ 64 x 112 cm. Pour éviter que le tapis se déforme, visser de chaque côté une baguette ronde avec trois vis chacune. Laisser 1 cm entre les baguettes et la palette.

2 Rassembler les tee-shirts. Pour le choix des couleurs, il y a deux méthodes : composer une palette réfléchie ou spontanée. C’est affaire de goût…

3 Découper les tee-shirts sous les manches et au-dessus de la couture basse (3.1). Couper ce « tube » rectangulaire sur les deux épaisseurs, en lanières de 8 cm de large et sans aller jusqu’au bout de la découpe. Laisser 5 cm environ (3.2). Décaler la couture pour voir apparaître les deux séries de bandes. Commencer la première coupe en biais. Procéder de même pour les suivantes (3.3). Voilà une pelote de fil de tee-shirts (trapilho) !


Travaux: Escalier gain de place, la marche à suivre

Escalier gain de place

Escalier à pas décalés

Confectionner un escalier à pas décalés ou “Japonais”, dont les marches entaillées réduisent l’encombrement.

Les marches d’un escalier à pas décalés ou « japonais » sont entaillées en quinconce, réduisant son encombrement tout en conservant un confort d’usage grâce à des hauteur et profondeur de marche proches de la normale. Mieux vaut toutefois « le réserver aux passages peu fréquents et attention à partir du bon pied ! », prévient Léna Mounier, ingénieure gérante de Luchta Bois (83). Ce type d’escalier nécessite une trémie réduite, qui rogne donc moins sur la superficie utile de l’étage. Avec 250 cm de sol à sol et un passage de tête à 190 cm, la longueur de trémie peut être de 160 cm contre 280 cm pour un escalier classique. L’emprise au sol est aussi réduite de 129 cm.

Léna Mounier conseille de « favoriser les essences dures, chêne, hêtre ou frêne, qui marquent moins que l’épicéa, le pin ou le sapin et sont plus résistantes – mais aussi plus chères. Les panneaux lamellés-collés assurent une bonne stabilité du bois ».

Les bienfaits de la chute

Il existe des panneaux plus petits, mais ici la longueur des limons est de presque 3,15 m. Les chutes peuvent servir à fabriquer des étagères ou un garde-corps (judicieux pour cet escalier assez raide). « On peut utiliser du bois brut, moins cher, mais le chantier nécessitera beaucoup plus de temps et d’équipements pour dégauchir et raboter le bois, voire le déligner, réaliser des collages… »

La pose de l’escalier dépend du contexte. « En général, mieux vaut l’assembler au sol et le lever ensuite. Il est parfois possible de le poser au fur et à mesure dans son emplacement définitif, mais s’agissant d’un escalier gain de place, on dispose souvent de peu d’espace autour et le vissage ou l’encastrement des marches peut vite devenir impossible », avertit Léna Mounier.


Cahier pratique mobilier : La vieille chaise devient banc-coffre

banc-coffre

Transformer une vieille chaise en un rangement dissimulé sous un joli et confortable banc.

Le travail du bois a de tout temps interpelé les hommes, rappelle l’ébéniste alsacien Jean Rapp. Avant le XIVe siècle, les maîtres charpentiers maniaient à merveille la doloire et la bisaiguë pour concevoir et fabriquer les habitats. Puis, au début du XIVe siècle, les huchiers, suivis de près par les menuisiers, armés de leurs rabots, de leurs scies et autres ciseaux, commençaient à fabriquer du mobilier. À cette époque, on confectionnait surtout des coffres, et même des bancs-coffres. Déjà pratiques à transporter, ils étaient utilisés pour y stocker de la nourriture et quelques trésors… » Plusieurs siècles plus tard,
ce mobilier s’adapte parfaitement aux usages d’habitants en quête de sobriété spatiale et d’optimisation de l’espace intérieur. Il constitue à la fois une assise capable d’accueillir plusieurs séants et un rangement discret mais conséquent.

Suivant la philosophie et les habitudes de ce passionné du réemploi, le modèle de banc-coffre que nous allons fabriquer ici fera appel à des matériaux de récupération, « d’une autre époque mais qui correspond toujours à nos modes de vie actuels ». Pour les non coutumiers de ce type de travaux, le professionnel recommande de profiter des nombreux Fablabs et autres ateliers partagés qui apparaissent en France. Espace de travail, outillage et conseils avisés sont ainsi à la portée de tous.