Ecoconstruire : Écobâtir pour ralentir

ECOCONSTRUIRE autoconstruire ECOBATIR

Autoconstruire une maison en paille, low-tech, pour aller vers un mode de vie plus simple et cohérent

Adeline et Nicolas ont quitté la ville pour réaliser, dans les Côtes-d’Armor, un projet longuement mûri. 

Des citadins pur jus. Adeline et Nicolas ont vécu à Paris, puis Rennes (35) avant de se poser à La Vicomté-sur-Rance. Ils y habitent une maison chaleureuse dont les larges baies s’ouvrent sur une petite terrasse et un jardin fleuri. Simple et compact, le plan se développe sur deux niveaux avec un espace de vie largement ouvert ; un bureau et un cellier au rez-de-chaussée, deux grandes chambres et une mezzanine à l’étage. Entièrement conçue par le couple, cette habitation est née dans leur imagination avant d’être édifiée par leurs soins au terme d’un chantier de quatre ans;  «Ce projet a mûri lors d’un voyage de plusieurs mois en sac à dos.

De retour en France en 2011, nous nous sommes demandés où nous avions envie de vivre, de travailler et comment, explique le couple. Nous avons toujours eu envie de vivre près de l’eau – mer ou rivière –; de nos familles et amis en Bretagne, le tout dans un budget raisonnable. » Réfléchi et documenté, leur projet est lancé en 2012 avec l’achat d’un terrain de 1 300 m2 . Il ne se résume pas à l’autoconstruction d’une maison écologique à la campagne. Il répond à une aspiration plus profonde : mettre en cohérence des convictions et un mode de vie; « Bâtir par nous-mêmes, c’était aussi s’engager vers plus d’autonomie, moins de consommation, moins de temps consacré au travail, pour retrouver plus de sens, revendiquent-ils. Avec une dépendance bancaire la plus limitée possible.


Faire bâtir écologique, en toute logique



Faire bâtir écologique, en toute logique

Confier la construction de sa maison à des professionnels du bâtiment est à la fois excitant et stressant. Excitant parce que c’est souvent un rêve qui se concrétise, l’occasion d’avoir un habitat à son image et en adéquation avec ses valeurs. Stressant parce qu’on y investit beaucoup de temps et d’argent. Pour un projet réussi, l’anticipation est un réel atout. Décryptage.

C’est tout une aventure de faire construire sa maison. Alors une maison écologique… On s’approche d’un parcours du combattant. Il va falloir se projeter à long terme, trouver des professionnels compétents, se poser mille et une questions et y apporter rapidement des réponses, faire des choix et opérer des arbitrages, apprendre à remplacer le mot “dépenses” par “investissements”… Et, surtout, ne jamais perdre de vue l’objectif : faire construire une maison adaptée à ses besoins et à son environnement. Tout cela va demander du temps et de l’énergie, mais la récompense est au bout du chemin…

Premier choix : celui du terrain. Car la maison s’adapte au lieu et non l’inverse. Annonces particuliers, sites Internet, agence, notaires sont les meilleures sources pour dénicher la perle. Les deux premiers critères de choix sont en général le prix  et la location. Plus on s’éloigne des villes, plus le prix diminue. Mais rien e sert de construire écologique si c’st pour parcourir des dizaines de kilomètres pour atteindre son bureau ou l’école des chérubins. La surface choisie, quant à elle, dépendra des besoins actuels, mais aussi d’éventuelles évolutions à venir. Vérifier que l’environnement du terrain est adapté à son style de vie est aussi judicieux : présence d’Amap, cantines bio, vie associative, aires de covoiturages, potager collectif, ramassage scolaire…

Pour une construction écologique, donc bioclimatique, l’orientation a une grande importance. Idéalement, la maison est orientée plein sud pour profiter des apports scolaire en hiver. Pour bénéficier au maximum et minimiser les risques de surchauffe l’été, l’étude des masques du terrain, c’est-à-dire des sources d’ombrage, est indispensable.