Avis d’experts : S’ouvrir d’autres horizons que le gazon



Des couverts autonomes qui demandent peu d’entretien et permettent de faire des économies.

Diversifier les étendues végétales au profit d’espèces adaptées au contexte local et aux usages des diverses zones du jardin réduit les charges d’entretien et favorise la biodiversité. Sans compter les attraits esthétiques d’un extérieur foisonnant de vie, de couleurs et de volumes.

D’un vert profond et doux, le gazon s’est imposé dans l’imaginaire collectif comme l’élément clé du plaisir au jardin. Mais ce plaisir coûte cher. Si les emblématiques gazons britanniques sont naturellement nourris de pluies abondantes, en France « l’arro­sage d’un gazon nécessite près de 1 000 /lm’ par an à Montpellier», prévient Olivier Filippi, pépiniériste spécialiste des plantes pour jardin sec. L’auteur d’Alternatives au gazorl11 précise que les graminées qui constituent les gazons traditionnels, ray-grass anglais en tête, « sont des espèces particulièrement gourmandes en azote». Autrement dit, en engrais. Par ailleurs, l’obtention d’un couvert dense et ras (bien pauvre en biodiversité) tout au long de l’an­née implique des tontes régulières,« cinq à dix par an minimum», prévient Lucie Heitz, de l’entreprise Nungesser semences spécialisée dans la création de sites paysagers. De quoi donner envie d’être plus créatif et de changer de regard pour adopter une approche plus écologique.


Avis d’expert·es : Étage ou plain-pied, que choisir pour ma maison ?

Étage ou plain-pied, que choisir

Surface et jardin ou gain d’argent et facilité de vie ?

D’un côté, la maison à étage permet de gagner surface et jardin. De l’autre, le plain-pied serait moins cher à construire et plus facile à vivre. Au-delà des arguments commerciaux, qu’en pensent les experts du bâtiment ?

Une fois le permis de construire déposé, on ne revient pas dessus », prévient Daniel Katola, autoconstructeur dans les Bouches-du-Rhône. Construite de plain-pied, sa première maison engloutit toute la surface constructible du terrain. Une mauvaise anticipation qui l’empêche d’agrandir son logement.

Il se lance aujourd’hui dans un nouveau projet, à étage cette fois. Ce qui l’a emporté : un terrain en pente bénéficiant d’une vue à 180° sur les montagnes environnantes. « Bien souvent, les gens ne s’adaptent pas à leur terrain, regrette le maître d’oeuvre Michel Tonneau. Souvent moins cher qu’un terrain plat, une parcelle en pente offre l’opportunité de différencier sa maison. Ajouter des étages pour l’intégrer dans le ainsi qu’aux familles qui perçoivent les escaliers comme un potentiel danger pour les jeunes enfants. Dans les faits, cependant, les constructions à étages restent prépondérantes. En cause, le foncier, rare et cher, des terrains toujours plus petits et des règles d’urbanisme souvent contraignantes. Dans ce contexte, la maison à étage qui occupe, à superficie égale, moins de surface au sol permet, même sur un terrain étroit, de s’octroyer des mètres carrés supplémentaires de verdure.