Reportage : construction passive

construction passive

Habitat bien pensé moins chauffé

De l’architecture de la maison à ses équipements, en passant par sa structure et son isolation, il est possible de jouer sur bien des postes pour se rapprocher de l’autonomie en chauffage. En la matière, la construction passive est un vivier de bonnes idées.

Imaginé en Allemagne à la fin des années 1980, le modèle de la maison passive, prend de l’ampleur. En effet, en France, on estime à 3 000 le nombre de ces bâtiments.

Le concept repose sur trois objectifs : consommation d’énergie de chauffage inférieure à 15 kWh/m².an, étanchéité de l’air à 50 Pa inférieure à 0,6 vol/h, énergie totale inférieure à 120 kWh/ m².an. La méthode, pour y arriver, consiste à « maximiser les apports solaires et réduire au plus bas les déperditions thermiques », résume Jean-Claude Tremsal, président d’honneur de la FFCP. Les matériaux ayant gagné en accessibilité, il est plus aisé de construire passif aujourd’hui. Pour autant, pas facile pour un particulier. En effet, les critères sont plus atteignables sur de gros bâtiments et dans les régions à l’apport solaire important. En outre, le niveau de technicité est élevé. « Réaliser une maison passive en autoconstruction me semble difficile, poursuit l’expert. Pour l’enveloppe, on peut y arriver, mais le système de ventilation pose des difficultés même aux professionnels. »

 


Rénover : Trucs et astuces d’un chantier d’initiés

Rénovation performante

Une rénovation performante

Cette rénovation était le quatrième chantier de Christine et Didier. Un recul qui leur a fourni une boîte à outils débordant d’ingéniosité et de bon sens. Ce qui leur a permis de changer cette vieille maison de Vic-en-bigorre (65) en un cocon adapté à leurs besoins, performant et confortable.

Après avoir mené les travaux de leurs trois précédentes maisons, Didier Garnung et Christine Laizay étaient rodés pour optimiser leur nouveau domicile, maison en pierre de 1936 à Vic-en-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées. Leur longue expérience et les acteurs professionnels et associatifs dont ils ont su s’entourer leur ont ouvert les portes d’une rénovation performante, pleine d’ingéniosité et de bon sens.

Pour le choix du terrain, « on avait cinq critères : être proche d’un centre-ville, disposer d’un garage, d’un point d’eau pour arroser le jardin, alimenter les toilettes, etc., qu’il y ait des arbres déjà grands », liste l’ancienne institutrice. « Quand on achète une maison à 60 ans et qu’il faut planter des arbres, il ne feront pas d’ombre avant qu’on ne puisse plus en profiter… », souligne le prof de technologie. Cinquième critère, auquel ils ont dû renoncer : le plain-pied, « même si du point de vue écologique, il est préférable d’avoir un cube comme celui-ci qu’un plain-pied étalé ».

Le premier projet prévoit d’abattre toutes les cloisons du rez-de-chaussée. « Mais on n’est plus tout jeunes, il était intéressant de garder la possibilité de ne vivre qu’en bas en y laissant une chambre et une salle de bains, soulignent-ils. Si on supprimait le couloir, où placer le canapé ? Dans l’entrée ? » Cela aurait aussi contraint à positionner la cheminée au milieu de la pièce, obligeant à « tout casser pour créer un nouveau conduit alors qu’il en existait deux ». Du point de vue énergétique, « l’ancienne cuisine transformée en buanderie sert de tampon thermique au nord ».

Des portes qui claquent

Le volet énergétique du chantier a été réfléchi avec l’Écocentre Pierre et Terre, dans le Gers, qui a accompagné le couple dans le diagnostic thermique du bâtiment et les préconisations d’amélioration. Les menuiseries extérieures ont été remplacées par du double vitrage sur mesure, fabriqué en chêne par un artisan local.  […]

 


Territoire : Langouët

Langouët

Pionniers de l’écologie participative

Langouët est un petit village de 602 habitants, au nord de Rennes (Ille-et-Vilaine). Daniel Cueff en est le maire depuis 1999. Il a fait de cette commune un laboratoire d’initiatives écologiques et sociales. « Cela fait 20 ans que nous sommes engagés dans le développement durable. Nous essayons d’être le moins impactant possible sur l’environnement et la santé », explique-t-il. Pari réussi pour cette commune qui a reçu la visite de plus de 1 000 élus via Bruded, réseau breton d’échange d’expériences de développement durable entre collectivités, créé en 2005 à Langouët, ce qui n’est pas vraiment un hasard.

Dès son premier mandat, le maire prohibe les produits phytosanitaires dans les espaces publics. Une interdiction qui ne sera imposée aux collectivités territoriales qu’avec la loi Labbé, effective depuis le 1er janvier 2017 seulement. Il s’attaque ensuite à la cantine de la petite école publique, qui devient 100 % bio et local en 2004. Une des raisons qui ont poussé Luc Rambaldi à s’installer à Langouët avec sa famille, il y a six ans.


Autonomie énergétique grandeur nature

Maison en autonomie énergétique en Bretagne. Crédit Michel Ogier

[VIDEO] Caroline et Hubert vous invitent à pousser les portes de leur maison autonome en Bretagne. Elle a été autoconstruite avec des matériaux biosourcés, voire de cueillette. En outre, elle leur a permis d’atteindre l’autonomie en électricité, en chauffage et en eau.

« En concevant cette maison autonome, notre priorité était de limiter au maximum notre impact environnemental et de vivre avec le minimum de compromis vis-à-vis de cette société de consommation », résument Caroline et Hubert. Finalement, pari réussi avec cette maison de 88 m2 autoconstruite en Bretagne en bois, terre, paille et autres matériaux écologiques et locaux. Ainsi, pour eux et leurs deux enfants, depuis quatre ans, l’autonomie énergétique n’est pas qu’une utopie! Lire la suite


Autonomes depuis des lustres

autonomes depuis des lustres

Elle n’avait Ni eau, ni électricité. Quand ils ont repris cette vieille ferme beaujolaise en 1983, Catherine et Marc se sont faits traiter de fous. On leur disait qu’ils ne tiendraient pas un an.
Trois décennies plus tard, ils sont toujours là. Leur maison est alimentée à l’énergie solaire… et à l’huile de coude.


Prendre soin de ses batteries

entretien des batteries

Le coût, la fragilité et l’empreinte environnementale de vos batteries justifient que vous les bichonniez. Celles au plomb subissent la sulfatation et le niveau d’électrolyte de certaines doit être suivi. Quant aux accumulateurs au lithium, nul besoin d’entretien, mais le maintien d’un bon niveau de charge est impératif, au même titre que les batteries au plomb. Six conseils de Valéry Borraz pour bien entretenir vos batteries.


 Faut-il se couper du réseau ?

Hespul

Dois-je ou non raccorder mon unité de production d’énergie renouvelable au réseau électrique ? Dans la balance, pèsent des arguments économiques, écologiques, politiques et philosophiques. La décision dépendra de la synthèse que chacun fera de ces éléments.


Vue d’ailleurs : Free & real en Grèce

free & real

L’autonomie portée aux nues

Sur l’île d’Evia, en Grèce, Free & Real est une éco-communauté végane tournée vers la durabilité et l’autosuffisance. Constituée de seulement quatre permanents, elle a déjà accueilli plus de 35 000 personnes. Preuve qu’un petit groupe de passionnés peut faire beaucoup.

Depuis 2010, des jeunes et des adultes du monde entier viennent suivre des formations au sein de la communauté Free & Real ou participer bénévolement à ses activités pour apprendre l’autosuffisance, l’agriculture naturelle, l’écoconstruction, les énergies renouvelables ou encore à entretenir son corps et sa santé.