Extérieur : Gérer un petit bois

Gérer un petit bois

Gérer un petit bois pour chauffer sa maison.

Pourquoi ne pas devenir autonome en bois de chauffage ? Avec un terrain boisé, géré écologiquement, c’est possible. Conseils et retour d’expériences de notre journaliste permaculteur.

Améliorer la santé d’un petit bois, enrichir sa biodiversité, extraire du combustible de chauffage… En suivant une gestion intelligente, il est possible de réaliser tout cela en même temps. La première étape consiste à analyser votre bois. Discutez avec les voisins et consultez les cartes et archives locales pour découvrir une partie de l’histoire du terrain et, surtout, soyez patient. La permaculture invite à observer durant les quatre saisons avant de prendre des décisions. Il est vivement conseillé de surveiller l’état sanitaire et le développement des arbres, la vie biologique du sol, la végétation du sous-bois.

Objectif : voir ce qui est en plein essor et ce qui est en difficulté. Voici comment Gabrielle et moi avons procédé avec notre propre bois.

 


Rénover : Pour vivre presque sans pétrole

vivre presque sans pétrole

Claire et Gildas ont rénové une maison des années 1970 pour la transformer en habitat résilient face aux “effondrements“. Au programme : Isolation, énergies renouvelables, récupération d’eau et, surtout, changement complet des habitudes de la famille.

Vivre avec peu de pétrole et consommer le moins de ressources possible. Voici le leitmotiv de Claire et Gildas Véret. Diplômée de Sciences-Po Paris et de permaculture, Claire prend conscience de la nécessité de changer de mode de vie il y a douze ans, en rentrant d’un grand voyage dans des lieux « permaculturels ». Gildas, lui, entrevoit l’« effondrement » en pratiquant son premier métier, ingénieur en bureau d’études énergie, puis se passionne pour la biologie des écosystèmes. Ensemble, ils décident d’appliquer la permaculture au quotidien, comme philosophie de vie. Activistes à Résistance climatique, qu’ils ont fondé avec des amis et enseignants-chercheurs en permaculture (Horizon permaculture), ils transforment alors leur logement dans le Val-de-Loire.

Leur projet n’est pas seulement d’aboutir à un lieu autonome. C’est aussi de devenir « un bastion de résilience » capable d’accueillir des réfugiés climatiques. « Nous essayons de bannir toutes les pratiques dont le fonctionnement nécessite des énergies fossiles ou l’achat de produits qui ne seront pas disponibles en cas d’effondrement », précise Claire. Pour limiter la consommation de foncier et de matières premières, le couple s’oriente vers la rénovation.

Ils recherchent un logement avec un grand terrain et une forêt pour produire nourriture et bois de chauffage. Près d’Amboise (37), ils achètent une maison des années 1970, en parpaing. En 2013, les travaux de rénovation sont lancés. Claire et Gildas commencent par modifier les plans de la maison. Ils gardent un maximum d’éléments, mais abattent un mur pour chercher un maximum de luminosité et de chaleur solaire en hiver. « Nous avons transformé les gravats de ce mur en ressource pour en faire une terrasse», justifie Claire.

La surface vitrée est multipliée par trois au sud et diminuée de 30 % au nord, plus exposé au froid. Une belle pièce apparaît dans la maison, avec « le jardin comme télévision », note Gildas, auteur de livres sur la permaculture. La parcelle de 1 ha évolue également : mise en place de potagers, d’un verger pâturé, de clôtures plessées avec, au fond, une petite forêt de 5 000 m2. Le jardin, entre la route et la maison, est destiné aux formations. « Nous ne pouvons pas produire de céréales, c’est trop ombragé. Mais nous avons quelques moutons. Ils broutent l’herbe et les feuilles des arbres que l’on abat pour le chauffage », indique Gildas. Quelques oies servent également de tondeuse. Les animaux du terrain sont l’unique viande que mange la famille, à raison de deux portions par mois.

La paille pare le pavillon

Premier et important chantier de cette rénovation : l’isolation. Claire et Gildas optent pour le matériau botte de paille, placé dans une ossature bois, côté extérieur des murs en parpaing. Pour supporter cet ajout de poids et éviter les ponts thermiques, la fondation existante est élargie.


Alternatives : Jamais à court d’électricité, même en cas de coupure réseau

autonome en cas de coupure réseau

Comment rester autonome en cas de coupure réseau ?

Comment transformer mon installation photovoltaïque pour produire et consommer ma propre électricité même en cas de coupure du réseau.

La recherche d’autonomie et l’augmentation du tarif réglementé du kWh poussent à produire soi même son électricité. Mais comment transformer ou installer une centrale photovoltaïque permettant d’autoconsommer, même en cas de coupure du réseau ? Débrancher le câble qui relie l’installation au compteur Enedis et le connecter au tableau électrique de ma maison ? Pas si simple… Que ce soit pour des installations dites « en vente totale », « en autoconsommation » simple ou avec batteries, quand survient une coupure de courant sur le réseau, il n’y a plus de jus ! « L’onduleur fonctionnant avec le signal du réseau, l’installation est automatiquement coupée pour des raisons de sécurité. C’est la norme électrique VDE-0126, souligne Élodie Dubecq, électricienne et co-gérante de Dubecq & fils, à Saint-Sever, dans les Landes. En France, il est compliqué d’être autonome…

Lorsqu’on possède une production photovoltaïque raccordée au réseau, que ce dernier tombe en panne, comment garder son congélateur en marche, assurer l’éclairage et la recharge d’un téléphone ou d’un ordinateur ? Les contrats en vente totale (toute la production solaire est vendue à EDF OA) sont juridiquement résiliables. Mais d’importantes pénalités sont prévues(1). En outre, le terme « vente en totalité » stipule que le stockage n’est pas possible. Thibaud Grimaldi, conseiller à la célèbre association spécialisée dans le photovoltaïque Hespul, rappelle que « physiquement, être raccordé au réseau ou autoconsommer revient au même. Vos électrons iront directement alimenter le plus proche consommateur : vous. La différence est économique. En autoconsommant, vous faites des économies sur votre facture ; en vendant l’électricité, vous percevez un revenu ». Plutôt que de résilier un contrat de vente de vos électrons solaires, mieux vaut monter une autre installation de petite taille(2), sur batteries.

Alterner avec le réseau

Une option consiste à concevoir son projet comme s’il se trouvait en site isolé (hors réseau). Mais, au lieu de recourir à un groupe électrogène de secours pour recharger les batteries, c’est le réseau qui est sollicité. C’est le choix que Carole et William Gahery ont fait, il y a deux ans. Installé près de Gignac, dans l’arrière-pays montpelliérain, le couple possède deux gîtes. Il s’est équipé de 15 panneaux photovoltaïques (3,84 kWc au total) et 24 batteries (capacité totale 900 Ah, vitesse de décharge 10 h). Leur onduleur (Studer Innotec) analyse la source d’énergie la plus pertinente (batteries ou réseau pour ce modèle). Alterner avec le réseau permet de préserver les batteries et d’allonger leur durée de vie.


Vue d’ailleurs : Un écovillage autonome en eau et en électricité

Un écovillage autonome en eau et en électricité

Un écovillage autonome

Il y a dix ans, neuf familles ont acheté un grand terrain dans l’ouest du Pays de Galles pour y construire un hameau expérimental totalement écologique et sans utiliser le réseau d’eau et d’électricité. Pari réussi.

Dans le Pembroshire nord, se trouve un petit hameau très particulier. Pour y pénétrer, il faut rouler un bon bout de temps dans la campagne galloise où l’on ne croise guère que des moutons paissant dans de vertes vallées, à perte de vue. Une fois dans le petit village de Glandwr, un portail flanqué
d’un menhir indique : Écovillage Lammas. C’est ici, dans un espace de plus de 30 ha, que vivent dans des habitats écologiques neuf familles qui n’utilisent ni le réseau d’eau, ni celui d’électricité. Cet endroit est l’aboutissement d’un projet pionnier au Pays de Galles, entamé en 2009.

À l’époque, les futurs habitants de l’écovillage ont obtenu un permis de construire sur un terrain agricole. Une première. Le gouvernement gallois lançait alors la One Planet Development Policy, politique visant à réduire l’impact carbone dans les zones rurales en rendant certaines terres agricoles constructibles à condition que les futurs habitants aient un réel projet durable et écologique. Il s’agit en quelque sorte d’un contrat passé entre les habitants et le gouvernement, qui les oblige à vivre en utilisant les ressources d’une seule planète. Aujourd’hui, dans le pays, 41 habitations ont pu accéder à un permis de construire dans le cadre de la politique bas carbone du gouvernement.

Chaque année, les foyers doivent présenter un rapport aux autorités locales, qui détaille ce que les habitants ont obtenu de leur terre : production d’électricité, quantité de nourriture récoltée, etc.

« L’idée de départ des Lammas était de donner à chacun l’opportunité de construire sa propre maison en pleine nature grâce à la nouvelle politique du gouvernement, raconte Cassandra, qui vit dans le hameau avec son mari Nigel et ses trois enfants. Cela changeait radicalement la façon dont les gens pouvaient demander un permis de construire. Et c’était surtout bon marché. »

De fait, acheter une maison au Pays de Galles coûte très cher. Les neuf familles du village Lammas se sont partagé l’achat du terrain d’un montant total de 175 000 livres sterlings (197 600 €). Ensuite, il ne restait plus qu’à construire leurs maisons. Cassandra et Nigel ont déboursé 10 000 livres sterlings (11 278 €) pour bâtir la leur.

Des visiteurs du monde entier

La maison du couple ressemble à celle d’une famille de Hobbits avec sa forme ronde, sa chaux rose et son toit végétalisé.

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Autoconstruire : Changer de vie, viser l’autonomie

changer de vie

Pour Philippe et Amélie, leur maison en paille et terre est plus qu’une première expérience réussie et une belle aventure de chantier participatif. C’est aussi la concrétisation d’un changement de vie vers plus d’autonomie.

Dans un petit village du Réolais, à 75 km de Bordeaux, la maison de Philippe et Amélie passe presque inaperçue depuis la petite route qui sinue entre les vignes et les champs. Un terrain en pente, « pas le plus séduisant mais irrigué par trois sources », foisonnant de ronces et d’arbustes variés, orienté sud. Ici, tout a été pensé selon les principes de la permaculture. Pour Philippe, « conscient que tout allait mal sur la planète sans savoir comment y remédier », le déclic a lieu en 2010, lors d’une courte formation à cette philosophie découverte via le mouvement Colibris de Pierre Rabhi. « En fin de stage, raconte-t-il, c’était une évidence : quitter mon travail  de salarié dans l’informatique depuis 20 ans, m’installer avec ma famille dans un lieu aménagé en permaculture, construire une maison en terre et paille et vivre le plus en autonomie possible. » Pour passer le cap financièrement, le couple vend sa voiture et sa maison à ossature bois, tout juste livrée par un constructeur ! Alors qu’Amélie conserve son travail de chargée de mission dans une association d’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprises, Philippe se forme en enchaînant les chantiers participatifs. Un périple de deux ans et demi, riche en rencontres et inspiration. Il peaufine ainsi petit à petit leur propre projet de construction en paille et terre. La technique de la cellule sous tension (CST), accessible techniquement aux autoconstructeurs, est retenue. Autres souhaits du couple, l’ancrage de la maison grâce à des fondations cyclopéennes, faites de pierres et de chaux, et la création d’un hérisson ventilé au lieu d’un vide sanitaire.

Chantier participatif XXL

Pour trouver le terrain qui réponde à la longue liste de critères établie – parmi lesquels la présence d’argile (pour la construction) et la desserte d’une gare pour se rendre à Bordeaux en moins de 45 min –, il faut au couple pas moins de 18 mois. S’ensuivent cinq refus des banques avant d’obtenir le prêt de 35 000 € pour acheter la parcelle convoitée de 1,4 ha. « Le problème n’était pas notre solvabilité, mais la prise de risque puisqu’il n’y a pas d’hypothèque possible en autoconstruction, explique Philippe. Certaines banques exigeaient l’intervention de cinq corps d’état dans la construction ! » L’acte de vente enfin signé en juin 2014, le couple donne le coup d’envoi d’un vaste chantier participatif, qui durera près de deux ans et demi (avec une pause de cinq mois lors de l’emménagement). « C’était
logique pour moi de transmettre ce que j’avais reçu. On a accueilli au total 250 bénévoles, de tous âges et de tous horizons », se souvient l’autoconstructeur. Logées sur place dans des caravanes, un kerterre ou encore une yourte, jusqu’à 15 personnes simultanément prêtent main-forte à Philippe, qui, par sécurité, fait appel à des professionnels pour trois postes : les plans de la charpente et l’escalier, la plomberie et l’électricité.

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Travaux : Un bûcher avec récupérateur d’eau de pluie

bûcher avec récupérateur d'eau

Mon bûcher garde le bois bien au sec

Le bois bûche est une excellente solution pour qui aspire à l’autonomie en chauffage. Mais pour limiter les polluants et avoir un bon rendement de combustion, il faut du bois sec, donc parfaitement stocké.

De bonnes bottes et un beau chapeau », c’est l’un des secrets pour protéger le bois (comme les maisons) de l’humidité et lui permettre un bon séchage. Proscrivez donc tout contact avec le sol et la pluie. L’autre secret : une bonne ventilation entre les bûches.

S’inspirer de la permaculture

En permaculture, chaque « système » cumule des fonctions complémentaires. Ainsi, une toiture protège de la pluie et, si possible, sert aussi à produire de l’énergie (panneaux solaires) ou à récupérer les eaux pluviales. Ici, nous vous proposons l’installation d’un récupérateur pour stocker les eaux de pluie collectées sur le bûcher, qui lui-même permet de stocker votre bois de chauffage en attendant son séchage optimal.

Réalisé en douglas, bois naturellement résistant sans traitement, local, séché et raboté, le bûcher mesure 3 m de long pour 1 m de profondeur et 2 m de haut environ. Soit 6 m³, ce qui représente un stockage de 8,5 stères de bois en bûches de 33 cm. La consommation d’une année pour cette famille qui prévoit de construire deux autres bûchers identiques pour assurer un roulement sur trois ans. Une seule section de bois (45 x 95 mm) est prévue pour simplifier la logistique (pour des raisons de disponibilités au moment du chantier, deux sections ont dû être utilisées ici). Astuce : pour diminuer le coût, vous pouvez acheter du douglas de scierie non séché et non raboté, suffisant pour un bûcher.


Reportage : autonome en eau et en chauffage en Touraine

autonome en eau et en chauffage

Je m’assume jusqu’au traitement de mes excréments

En Touraine, Jean Luc a bâti en paille sa maison de 25 m2 autonome en eau et en chauffage. Il gère aussi lui-même ses eaux usées grâce à une épuration par bacs plantés de végétaux. Et il compost le contenu de ses toilettes sèches pour enrichir le jardin.

Pour Jean-Luc Desplat, autoconstruire sa maison visait à « matérialiser ce qu’est l’esprit paysan ; faire avec ce qu’il y a. Au moindre coût, à proximité ». Ainsi, la paille qui compose les murs, le toit et le sol vient du champs d’en face, cultivée par ce paysan- boulanger de 60 ans. « Sois sans temps », sourit-il. Le bois vient de la scierie de Chambourg-sur-Indre, à 7 km. Il a creusé ses propres terres pour en extraire le sable et l’argile qui forment les enduits. « Ils n’ont fait que 100 m pour atteindre le chantier », se réjouit Jean-Luc, qui a choisi de végétaliser le toit pour « rendre à la terre ce que tu lui prends en espace quand tu construis un bâtiment ». Rendre à la terre, c’est aussi le principe de son assainissement par phytoépuration.

 


Cahier pratique : fabriquer une cuisinière de masse

fabriquer une cuisinière de masse

Mitonner une cuisinière de masse

Une des applications du poêle rocket permet de combiner les fonctions de cuisson et de chauffage. Alors pourquoi ne pas envisager de passer agréablement la saison froide autour du fourneau ? Voici pas à pas comment fabriquer une cuisinière de masse.

Le poêle de masse rocket est un concept de poêle économe en bois, qui assure une combustion très propre. Il transforme presque tout le bois en chaleur (rendement de 95 %) et peut stocker une grande partie des calories produites pour les restituer durant plusieurs heures. En fonctionnement, le son qu’il émet rappelle celui d’une tuyère de fusée, ce qui lui a valu son nom de rocket stove.

En dix ans, les évolutions de ce type de poêle ont permis de s’affranchir de certaines limites de sa jeunesse. Il dispose maintenant d’un chargement horizontal plus traditionnel et d’une vitre permettant de contempler le feu. Et même d’un four et d’une plancha pour les modèles cuisinières. Aussi plus puissants et plus compacts, les nouveaux poêles rocket s’intègrent plus facilement dans une pièce existante.

 


Reportage : autonome en bois de chauffage

autonome en bois de chauffage

Notre combustible pousse dans le jardin

Vanessa et Nicolas alimentent un poêle bouilleur avec le bois que leur offrent les arbres de leur terrain.

Combien nous coûte notre chauffage ? Un peu de carburant, beaucoup d’huile de coude et une chaîne de tronçonneuse de temps en temps. »

En rénovant cette vieille longère, Vanessa et Nicolas ont atteint l’autonomie en chauffage grâce à leur 8 ha de terrains.

Une bonne partie est en zone humide ou consacrée aux 1 000 poules pondeuses de Vanessa, mais les parcelles boisées suffisent amplement à alimenter le poêle bouilleur qui a remplacé les anciens radiateurs électriques et permet même de produire l’eau chaude sanitaire. Ajoutez des éclairages 100 % LED, un lave-linge à double entrée raccordé directement au chauffe-eau solaire sans avoir besoin d’utiliser sa très énergivore résistance électrique et vous obtenez ainsi une facture d’électricité de « 35 € par mois, dont 20 € d’abonnement, se réjouit le couple. C’est valorisant de constater que ta consommation équivaut à 25 % de la moyenne indiquée par EDF pour un foyer équivalent en taille et en nombre d’habitants! ».

En outre la corvée de bois est loin de les effrayer. « Ça défoule », sourit Vanessa. Un merlin à la main, elle assomme ses coins à bûches jusqu’à avoir le dernier mot. « Le fendage, c’est l’exutoire. Si tu es en colère, tu vas fendre deux ou trois bûches, tu reviens calmé. »

Autre avantage : « Le bois te chauffe trois fois. Quand tu le coupes, quand tu le fends et quand tu le mets dans le poêle.»

 


Autonomie et chauffage au bois

chauffage au bois

Le bois, champion de la chaleur renouvelable

Energie écologique, facilement disponible et bon marché, le chauffage au bois est une des meilleures solutions. Poêle de masse, poêle bouilleur ou cuisinière… la palette des équipements est large. Comment se repérer parmi toutes les options pour devenir le plus autonome possible ?

Le chauffage, l’eau chaude sanitaire et la cuisson représentent 80 % des besoins énergétiques d’un foyer(1). Une ressource renouvelable, locale et économique peut répondre à ces trois postes : le bois. Même si le coût des appareils est parfois plus onéreux que celui de solutions fossiles, le prix du combustible et sa stabilité entraînent des retours sur investissement rapides : 4 ans pour un poêle bouilleur autoconstruit, jusqu’à 8-10 ans pour une chaudière à bois déchiqueté. Pour le bois bûche (50 cm), compter 3,5 c€/ kWh de PCI(2), contre 8 c€/kWh pour le fioul et 16 c€/ kWh pour l’électricité(3). Les granulés (7 c€/kWh) conviennent à qui cherche le confort de l’automatisation ou possède un petit espace. En outre, pour l’autonomie, mieux vaut éviter produits manufacturés et appareils nécessitant un apport électrique. Et disposer d’un endroit sec pour stocker le bois et d’huile de coude pour la manutention.

Alors, poêle à convection, à hydro-accumulation dit « bouilleur », de masse, rocket stove, chaudière, quel appareil choisir ?