Des aides pour financer mon chantier

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Trop chère, la rénovation énergétique ? Certificats d’économie d’énergie, MaPrimeRénov’, subventions des collectivités locales, prêt à taux zéro… De nombreuses aides financières permettent de viser la performance à coût réduit.

De nombreuses aides financières peuvent pourtant baisser la facture.

Entre 45 000 et 60 000 €, tel serait le coût d’une rénovation complète et performante d’un logement résidentiel en France, d’après l’entreprise de l’économie sociale et solidaire Dorémi. Un coût qui semble très élevé pour bon nombre de ménages qui se cantonnent souvent à quelques travaux épars. De nombreuses aides financières peuvent pourtant baisser la facture. « Pour les ménages modestes, on arrive à financer jusqu’à 80 % des coûts de travaux », indique Elsa Jullien, en charge du dispositif Ecotravo à Rennes Métropole. 

Mais attention ! Entre la paperasserie, les difficultés à comprendre les différents dispositifs et les disparités régionales, il y a de quoi s’y perdre. Même les plus organisés ont tout intérêt à se faire aider pour optimiser les divers mécanismes. « Certains montages financiers sont contre-intuitifs. Il est souvent plus intéressant de scinder les travaux par grands bouquets et d’aller chercher plusieurs aides différentes que de choisir les aides dédiées à la rénovation performante, par exemple », pointe Vincent Legrand, directeur général de Dorémi. Tour d’horizon des principales aides disponibles.

MaPrimeRénov’, l’avantage de la facilité

20 000 €, c’est le montant maximal qui peut être alloué en cumulant plusieurs aides MaPrimeRénov’ pour des travaux sur un logement et pendant une durée de cinq ans. Lancé le 1er janvier 2020, ce dispositif remplace le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) et les aides Anah « habiter mieux agilité ». Isolation, chauffage, ventilation ou audit énergétique, à chaque geste correspond une prime, qui varie en fonction des revenus du foyer. Les travaux doivent être effectués par des entreprises labellisées RGE (reconnues garantes de l’environnement).

Pour une rénovation complète et performante, la prime prend la forme d’un forfait « rénovation globale » de 7 000 € pour les ménages aux ressources intermédiaires et 3 500 € pour les ressources supérieures. Ceux aux revenus modestes et très modestes sont orientés vers l’aide « habiter mieux sérénité » de l’Anah. Peuvent s’ajouter les forfaits audit énergétique et assistance à maîtrise d’ouvrage. Les demandes de prime s’effectuent après la signature des devis et avant la réalisation des travaux sur le site
maprimerenov.gouv.fr. À la fin des travaux, vous transmettez votre facture et votre RIB en ligne et la prime est versée dans la foulée.

Afin de pousser à une rénovation complète et performante, les « Bonus bâtiment basse consommation » et « bonus pour les travaux permettant de sortir du statut de passoire énergétique » ajoutent 1 500 € chacun (modestes et très modestes), 1 000 € (intermédiaires) ou 500 € (les plus aisés). Ils sont cumulables entre eux (pour un logement qui passe de G ou F à B ou A sur l’étiquette énergie) et avec le forfait « rénovation globale » et les aides « habiter mieux sérénité ».


Dossier : Chaudières bois, modernes, compactes, automatiques

chaudières bois

Si la fée électricité, avec la pompe à chaleur air-eau, rafle la mise dans les maisons neuves avec huit PAC installées pour une chaudière bois, cette dernière se défend bien en rénovation et pour les grands volumes. Cette année, elle est fortement plébiscitée(1). « Les citoyens étaient en attente de nouvelles aides. Maintenant que MaPrimeRénov’ fonctionne bien, les ventes progressent » , explique Éric Trendel, président du syndicat français des chaudièristes biomasse et PDG d’HS France.

Le terme chaudière biomasse englobe les chaudières à bois (bûche, granulé, plaquette) et les chaudières à biomasse végétale (paille, coques de fruits, etc.). Néanmoins, les granulés trustent largement le marché avec 85 % des ventes, principalement en renouvellement des chaudières fioul. 

Les chaudières bois d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec celles d’il y a 15 ans.

Les constructeurs se sont adaptés aux logements mieux isolés et ont fortement diminué les puissances, souligne Laurent Buisine, installateur à Onzain (41) : « Aujourd’hui, elles sont accessibles à Monsieur-tout-le-monde, y compris dans un petit pavillon sur sous-sol des années 1970-1980 pour 100 m2 ou parfois moins. » La puissance reine est 14 kW, néanmoins certains fabricants proposent des modèles à partir de 3 kW, comme Ökofen avec la Pellematic Smart XS.

Un chauffage qui s’allume tout seul

En plus d’un chauffage homogène, l’approvisionnement automatique s’est amélioré. Allumage à distance, combustion autorégulée grâce à une sonde lambda, espace réduit pour le stockage, peu de manutention, diagnostic des pannes sur smartphone… Le granulé se distingue. Mais ce confort a un coût. L’installation complète d’une chaudière à granulé, avec ballon tampon et silo, coûte au moins 18 000 €, soit deux fois le prix de la plupart des chaudières à buches. 

Bien que propre (sciure de bois sans colle), ce combustible est issu d’une transformation. Le bois voyage entre différents intermédiaires. S’il est disponible quasiment partout, avec une fabrication répartie sur le territoire, reste la question de la ressource et de l’exploitation forestière. Aujourd’hui, 90 % des granulés sont fabriqués à partir de déchets de scierie. Mais l’augmentation de la demande – plus de 200 000 t supplémentaires par an – pousse à faire feu de tout bois(2) 

Pour l’heure, le rondin reste l’indétrônable combustible bois des Français, à 83 %, largement devant les plaquettes (10 %) et les granulés (6 %). Mais la vente de chaudières bûche s’effondre depuis 10 ans, avec à peine 2 000 machines vendues chaque année. « Il y a pourtant un marché pour le bois bûche avec le renouvellement du parc existant. Plus de 50 % des appareils sont vétustes et polluent. Nous avons fait des progrès énormes sur la combustion et le rendement des chaudières ces dix dernières années…


Enquête > financement : Empruntez sans passer par la case banquier

financement

Financer un projet sans passer par les banques.

C’est ce que propose l’emprunt participatif, un système de prêt entre particuliers. Quels que soient votre situation et le montant requis, cette épargne solidaire élargit le champ des possibles.

On parle souvent de relocalisation du com­merce, de l’alimentation … Pourquoi ne pas aussi relocaliser l’argent?», s’in­terroge Vincent. Christelle et lui sont propriétaires d’un terrain près de Nancy. Ils y projettent la création de « L’Arbre de vie»: une micro-ferme, une maison écologique et une bou­tique-atelier pour des rencontres créatives. Bud­get pour les bâtiments: 140 000 €.

« Vu notre profil on n’a même pas essayé de se tourner vers la banque», ironise Christelle. Connue sous le pseu­donyme Kiki Youplaboum, elle est dessinatrice indépendante et Vincent, demandeur d’emploi slash maraîcher en devenir. Sur leur site Internet, Christelle les a portraiturés le bras en position de force, manche retroussée, prêts à tous les pos­sibles comme lancer leur campagne d’emprunt participatif, un système de prêt entre particu­liers. N’importe qui peut leur prêter de l’argent en déterminant, via un formulaire, ses propres modalités : montant, taux d’intérêt, durée et début des remboursements. Par exemple, prê­ter 1 000 €, à un taux maximum de 2 %, pour deux ans, à rembourser dès lors ou plus tard.  «C’est mieux qu’un livret A. On place son argent dans un projet auquel on croit», argumente Vincent. Depuis octobre, ils ont récolté 50 000 €.


Avis d’experts : Aides financières à la rénovation

Aides financières à la rénovation

Aides financières à la rénovation, le millefeuille prime toujours

En fusionnant certaines aides de l’Anah et le fameux crédit d’impôt dans un nouveau dispositif maprimrénov’, l’état affiche sa volonté de rendre les aides plus compréhensibles et de cibler les ménages aux revenus modestes. A-t-on vraiment gagné en lisibilité et en cohérence ? Réponses mitigées…

Le crédit d’impôt est mort (ou presque), vive MaPrimeRénov’ ! Depuis janvier dernier, l’État fait passer l’allégement de la feuille d’impôts au second plan des outils financiers incitant à entreprendre des travaux de rénovation énergétique. Cette stratégie, qui aura vécu une vingtaine d’années, prendra vraiment fin au 31 décembre 2020, quand les ménages aux revenus « intermédiaires » et « supérieurs » rejoindront les « modestes » et « très modestes » dans l’éligibilité à MaPrimeRénov’. Cette dernière absorbe dès à présent une aide de l’Anah qui portait sur un seul type de travaux, « Anah agilité ». Les autres aides majeures demeurent inchangées : Éco-prêt à taux zéro, TVA à taux réduit, certificats d’économie d’énergie (CEE), « Anah sérénité » pour une approche globale.

 


Avis d’experts : L’accompagnement à la rénovation énergétique à la « sauce » libérale ?

accompagnement à la rénovation énergétique

C’est une révolution silencieuse : La fin du financement par l’ADEME de son réseau de conseillers “Espace FAIRE”, qui laisse la place au bon-vouloir des régions et à la stabilité du marché des certificats d’économie d’énergie.

Le téléphone s’est tu, enfin. Finis les « Bonjour, vous connaissez l’isolation à 1 € ? ». Le confinement aura au moins permis l’arrêt – provisoire – du démarchage par des plateformes téléphoniques qui rabattent les clients vers des entreprises valorisant les fameux Certificats d’économie d’énergie (CEE) que sont tenus de payer les fournisseurs d’énergie. Un harcèlement conduisant à des travaux quasi gratuits, certes, mais parfois bâclés ou non pertinents. Des travaux partiels qui ruinent l’ambition d’une approche globale de rénovation d’un logement. Harcelés, perdus dans le maquis des aides publiques, les particuliers sont nombreux à se raccrocher à un lieu de conseil indépendant, gratuit et pourtant méconnu : l’Espace info-énergie, devenu Espace Faire.

La pérennité de son précieux accompagnement est questionnée aujourd’hui par une petite révolution : près de 20 ans après leur création par l’Ademe, ces lieux
ne seront plus financés par cet établissement public de l’État fin 2020. À ce jour, 250 « espaces » maillent la France, avec 840 conseillers, dans des structures locales existantes bénéficiant de cofinancements de collectivités locales et territoriales. Depuis cinq ans environ, l’agence avait aussi déployé selon ce principe 150 Plateformes territoriales de la rénovation énergétique. Ce modèle, basé sur des subventions de fonctionnement pour payer les postes de conseillers, n’aura pas survécu aux contraintes budgétaires pesant sur l’Ademe et à la doctrine qui émerge depuis quelques années : finies les subventions, place au marché, via les CEE.

L’Ademe a annoncé la fin de ses financements mi-2019. Joëlle Colosio, sa directrice exécutive adjointe des territoires, précise : « Avec le nouveau dispositif Sare, l’accompagnement est délégué aux Régions, qui ont cette compétence de service public et sont pour nous les premiers interlocuteurs », l’agence restant la « tour de contrôle » du dispositif. « Ce financement par les CEE multiplie par trois les moyens octroyés à l’accompagnement des particuliers. »

« 3 fois plus de moyens »… pendant 3 ans

200 M€ sont crédités sur trois ans dans le cadre du Sare financé à 50 % par les CEE. Les collectivités sont invitées à mettre sur la table l’autre moitié. La Métropole du Grand Paris et la Région Bretagne ont été les premières à signer un tel accord, rejoints par Centre-Val-de-Loire, Pays-de- la-Loire et Grand-Est. L’Occitanie prend son temps et saisit l’opportunité du bouleversement national pour remettre à plat l’accompagnement des particuliers. « On a dit à l’État : d’accord pour être ce service public de l’efficacité énergétique, mais on le fait avec les acteurs de terrain, comme on le souhaite, sans pression », indique Raphaëlle Vienot, directrice adjointe transition écologique et énergétique.  […]


Aides financières, quoi de neuf en 2018 ?

Quelles aides financières à la rénovation pour 2018 ?

Peut-on bénéficier d’aides financières lorsqu’on fait soi-même des travaux chez soi ? Quelles seront les conditions en 2018 pour bénéficier du crédit d’impôt ? Qu’est-ce que le chèque énergie ? J’ai déjà fait des travaux d’économies d’énergies en 2009, puis-je à nouveau bénéficier du crédit d’impôt ? A partir de quelle date peut-on soumettre ses demandes d’aide financière ?

Les experts des Clés de la Rénovation vous aident à y voir plus clair : Florence Clément, coordinatrice de l’information sur les aides financières à l’Ademe et Simon Pouillaute, coordinateur Habitat & Energie à l’ALEC « Maîtrisez Votre Energie » située à Montreuil.

 

Minutage des questions sur les aides financières 2018

  • Quelles seront les conditions en 2018 pour bénéficier du crédit d’impôt ? 1’20
  • Quelles modifications concernant les aides de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) ? 2’30
  • Peut-on bénéficier d’aides financières lorsqu’on fait soi-même des travaux chez soi ? 6′
  • Y a-t-il des modifications en 2018 concernant l’éco-prêt à taux zéro ? 7’30
  • Qu’est-ce que le chèque énergie ? 9′

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Toujours pas isolé ? Un comble ! – Vos questions sur l’isolation

Conseils d'experts pour isoler votre maison - rénovation

Lorsqu’on achète une maison, à quoi être attentif concernant la qualité de l’isolation ? Vaut-il mieux privilégier l’isolation par l’intérieur ou par l’extérieur ? Que penser des offres d’isolation des combles à un euro ? Qu’est-ce que le sarking ? Les experts des Clés de la Rénovation vous aident à y voir plus clair, et à mener votre projet de rénovation dans les règles de l’art !

Vincent Vanel, co- fondateur associé Greenation et Charline Léger Conseillère info énergie ALEC Ouest Essonne, ont répondu à vos questions sur le sujet de l’isolation dans l’émission web Les Clés de la Rénovation du 8 novembre dernier.

Minutage des questions sur le sujet Isolation

  • 1’55 Pourquoi isoler son logement, quels bénéfices en termes de confort et d’économies d’énergie ?
  • 3’20 Par où commencer ses travaux d’isolation ?

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Comment financer mon projet de rénovation ?

Quels financements pour ma rénovation ?

Existe-t-il des crédits bancaires spécifiques pour les travaux de rénovation ? Qu’est-ce qu’un livret développement durable ? Comment les ménages peuvent-ils être accompagnés dans la construction du plan de financement de leur rénovation ? Et en copropriété ? A partir de quand les nouveautés concernant les aides à la rénovation énergétique seront-elles effectives ? Réponses… Pour aborder cette question, deux experts sont intervenus pendant toute l’émission des Clés de la Rénovation : Julien Renucci, chargé de projet animation territoriale et conseiller énergie chez Hespul et Raphaël Claustre, directeur générale de la SEM Energies POSIT’IF.

Minutage des questions

  • 01’30 : existe-t-il des solutions de financement pour la rénovation d’une vieille ferme et sa transformation en restaurant ?

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Le chauffage écologique sous le feu des projecteurs

couverture hors série chauffage écologique

A l’arrivée de l’automne tombe une question brûlante. Comment allons-nous chauffer notre logement cet hiver ? Alors pour ne pas laisser nos lecteurs dans le brouillard, La Maison écologique, magazine de référence pionnier de l’habitat écologique et des énergies renouvelables, a bûché sur un nouveau hors-série. Le Guide pratique du chauffage écologique.

 

extrait hors série 8 chauffage écologique - sommaire

 

Enfin, ce numéro spécial chauffage est sorti dans les kiosques ce lundi 16 octobre 2017. Et il vous y attendra jusqu’au 16 décembre 2017. Vous pouvez aussi le commander directement sur le site de La Maison écologique.

 

extrait hors série 8 chauffage écologique - poele granulé

 

Enquêtes, comparatifs, conseils d’experts, ce hors-série approfondit une vaste thématique. Il présente les multiples solutions de chauffage écologiques applicables en construction neuve comme en rénovation.

 

extrait hors série 8 chauffage écologique - plancher mur chauffant

 

Poêle à bois bûche, poêle à granulés de bois, chaudières biomasse, chauffage solaire, systèmes combinés bois et solaire… Mais aussi chauffage passif grâce aux principes bioclimatiques, se chauffer via une VMC double flux, géothermie profonde ou de surface, aérothermie, murs et planchers chauffants, etc.

 

extrait hors série 8 chauffage écologique - solaire et bois

 

Vous y découvrirez aussi tous nos conseils pour financer votre installation de chauffage grâce aux aides financières. Ainsi que pour trouver le bon artisan, s’assurer de la qualité du matériel, etc.

 

extrait hors série 8 chauffage écologique - aérothermie

 

Ce guide pratique du chauffage écologique sera la lecture idéale pour préparer vos longues soirées au coin du feu!


Le coin conseil : aides financières

aides financières

Ne pas faire flamber la facture.

Le bouquet d’aides financières peut venir alléger le coût d’achat de votre équipement fonctionnant aux énergies renouvelables.

En effet, l’achat d’un nouvel appareil de chauffage suppose un investissement relativement important. Diverses subventions, principalement publiques, existent pour vous inciter à franchir le pas. Voici un rapide tour d’horizon des aides de l’Etat, de l’Ademe et des Espaces info-énergie.

Si toutes les aides supposent de remplir une liste plus ou moins longue de conditions, il faut distinguer d’un côté celles intervenant après l’achat de l’équipement et, de l’autre, celles exigeant un accord préalable de la part de l’organisme distribuant l’aide.