Avis d’experts : S’ouvrir d’autres horizons que le gazon


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Des couverts autonomes qui demandent peu d’entretien et permettent de faire des économies.

Diversifier les étendues végétales au profit d’espèces adaptées au contexte local et aux usages des diverses zones du jardin réduit les charges d’entretien et favorise la biodiversité. Sans compter les attraits esthétiques d’un extérieur foisonnant de vie, de couleurs et de volumes.

D’un vert profond et doux, le gazon s’est imposé dans l’imaginaire collectif comme l’élément clé du plaisir au jardin. Mais ce plaisir coûte cher. Si les emblématiques gazons britanniques sont naturellement nourris de pluies abondantes, en France « l’arro­sage d’un gazon nécessite près de 1 000 /lm’ par an à Montpellier», prévient Olivier Filippi, pépiniériste spécialiste des plantes pour jardin sec. L’auteur d’Alternatives au gazorl11 précise que les graminées qui constituent les gazons traditionnels, ray-grass anglais en tête, « sont des espèces particulièrement gourmandes en azote». Autrement dit, en engrais. Par ailleurs, l’obtention d’un couvert dense et ras (bien pauvre en biodiversité) tout au long de l’an­née implique des tontes régulières,« cinq à dix par an minimum», prévient Lucie Heitz, de l’entreprise Nungesser semences spécialisée dans la création de sites paysagers. De quoi donner envie d’être plus créatif et de changer de regard pour adopter une approche plus écologique.

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Retrouvez cet article dans le Hors-série n°15 : Les aménagements extérieurs

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