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Courrier des lecteurs

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Quel produit utiliser pour rénover un parquet ancien ?

Question :
Quel produit utiliser pour rénover un parquet ancien ? Je dois remettre à neuf un vieux parquet en pin sur lambourde pour une chambre d’enfant. J’envisageai de le poncer puis d’appliquer une huile dure ou un vitrificateur à base d’eau. Hélas ces deux solutions semblent dégager des COV même avec des produits dits écolos. J.L.
Vous avez bien raison d’être vigilant si vous envisagez des travaux de peinture de la chambre du futur bébé. Veillez à anticiper les travaux et à aérer plusieurs fois par jour, ceci pour évacuer les éventuels nocifs et accélérer le séchage. Les COV se dégagent en effet dans les premières semaines qui suivent l’application. Pour les huiles dures, choisissez si possible des produits à l’eau sans résines acryliques ou des produits huileux sans solvants et donc générateurs de moins de COV. Quelques exemples : Aglaia (Aquasol), Auro (PurSolid 123), Biopin (Fond dur Aqua), Galtane (Huile-Cire 5060), Livos (Koimos 277). Vous pouvez également opter pour un traitement à la cire, qu’il faudra renouveler plus régulièrement. J.-C. Mengoni, auteur de Matériaux écologiques d’intérieur aux éditions Terre Vivante

Adobe ou BTC ?

Ayant moi-même pratiqué les techniques de l’adobe et des BTC, je souhaite proposer quelques rectifications et compléments à votre article «B.A.-BA de l’adobe» paru dans le n°59 : - les adobes de terre (ou terre-sable) sont moins «chronophages» que les BTC. En effet, ces dernières demandent une période de cure (prise du liant hydraulique) puis de séchage dont l’ensemble peut bien prendre 6 semaines. Chez moi, à dimension égale, le temps de séchage des adobes a été de 14 jours. Les mêmes briques réalisées avec incorporation de végétaux nécessitent un séchage beaucoup plus long. - l’usage du mortier de terre argileuse pour la maçonnerie permet, d’après mon expérience, de ne pas mouiller les briques. On évite alors les dégradations dues aux manipulations des briques humides. - le rendement horaire du montage ne peut pas être de 1 m2/h ! Les témoignages recueillis par Areso (association des écoconstructeurs du Sud-Ouest) donnent plutôt un rendement global (préparation chantier, approvisionnements matière, coupes, finition des joints et nettoyage), de 6 à 7 briques posées à l’heure, soit au mieux (même pour un professionnel) 0,25 m2/h… -le démoulage des adobes peut se faire immédiatement et sans attendre 3 jours. C’est le déplacement des briques qui se fait 3 jours plus tard. Un seul moule, une aire de travail pour 3 jours de production et une zone de séchage (étagères solides dans un lieu ventilé) suffisent donc. Il est inintéressant de travailler au soleil : j’ai comparé et constaté que les adobes ont simplement besoin de ventilation, le soleil tend au contraire à les déformer (le différentiel de température et d’humidité est trop important entre les 2 faces). Pour plus de détails, mon expérience est relatée sous forme de «fiches éléments d’ouvrage» sur le site Internet d’Areso : adobe classique (sans végétaux), BTC, adobe terre-végétaux. Patrick Charmeau, autoconstructeur, membre d’Areso Les précisions techniques de Patrick sont effectivement d’une grande utilité pour les autoconstructeurs et professionnels intéressés par la technique de construction en adobe. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site www.areso.asso.fr, rubrique Info & débats techniques. La rédaction du magazine

Peut-on boucher les entrées d’air nécessaires aux normes gaz si on installe une VMC double flux ?

Question :
Notre cuisine est équipée d’une plaque de cuisson gaz, or, d’après les normes gaz, nous sommes contraints d’installer une entrée d’air extérieur basse et une autre haute dans cette même pièce. Je redoute les pertes de chauffage par ces entrées. Ma question est donc?: peut-on, doit-on, boucher ces entrées d’air si on installe une VMC double flux avec extraction dans la cuisine??
Votre question résulte d’une interprétation souvent erronée de l’arrêté du 2 août 1977 sur les appareils à gaz. En effet, il n’est absolument pas nécessaire de disposer d’entrée permanente d’air si le local où est installé l’appareil gaz non étanche (gazinière, anciennes chaudières, chauffe-bain ou chauffe-eau ancien, plaque de cuisson), dispose d’une ventilation mécanique permanente assurant les débits minimums requis par la réglementation. Et c’est toujours le cas d’une VMC auto réglable, hygro A ou B et des double-flux en logement. En effet, avec une ventilation double flux, les débits minimums de ventilation sont toujours supérieurs au débit requis pour la cuisson domestique et la cuisine est toujours équipée d’une bouche d’extraction de l’air vicié. Un ingénieur énergie, membre de l’association Négawatt,  www.negawatt.org

Bûche de bois densifié dans un insert?? J’ai un insert qui a toujours fonctionné [...]

Question :

Bûche de bois densifié dans un insert?? J’ai un insert qui a toujours fonctionné avec des bûches normales. Aujourd’hui, j’ai la possibilité d’acheter des bûches de sciure compactée qui, selon le fabricant, ont une durée et une régularité de chauffe supérieures et qui ne comportent pas de risque d’encrassement du conduit. J’hésite et aimerais que vous me disiez s’il existe des contre-indications pour ce type de produit.



Les bûches de bois densifié, aussi appelées briquettes, bûches de bois compacté ou encore compressé, sont exclusivement composées de sciure et de copeau de bois non traités, compactés à très forte pression sans colle ni autre additif, en tout cas pour les produits qui répondent à la charte qualité de l’Itebe. Bien plus dense et bien plus sec (moins de 10?% d’humidité contre 20?% pour le bois bûche sec classique), ce combustible a donc un pouvoir calorifique bien plus grand à volume égal. À ce titre, il est utilisable dans tous les foyers bois (poêle, chaudière, foyer ouvert, insert…), avec comme unique recommandation de ne pas trop charger votre foyer. Deux bûches suffisent au démarrage puis ajoutez les bûches au fur et à mesure, une à une. Pour comparer, sachez qu’1 tonne de bûche densifiée apporte autant de chaleur que 4 stères de bois, pour un volume de stockage 3 fois moindre. [Autre plus?: combustion plus propre donc moins de cendre et d’encrassement. Tarif constaté?: environ 310?€ la tonne, N.D.L.R.] Cimaj (Toulouse),
fabricant pionnier du bois de chauffage densifié

Placo Impact versus Fermacell.

Question :
Placo a sorti il y a quelque temps déjà, une nouvelle plaque de contreventement Placo Impact, directement concurrente du célèbre Fermacell affectionné des écoconstructeurs. Que pensez de ce nouveau produit??
Concurrentes?? Pas sûr. Approchantes?? Certainement parce qu’elles remplissent des fonctions, pour partie, identiques. Cela dit, le Fermacell reste plus complet que le Placo Impact. Plus efficace phoniquement, le Fermacell est aussi hydrofuge. Même si dans une maison écologique cette qualité n’a qu’un faible intérêt, il permet, dans la gamme Greenline, comme le Placo Impact, d’assainir l’air ambiant. Plus généralement, l’utilisation de plaque de parement final pour réaliser le contreventement intérieur d’une maison à ossature bois est quasi nulle en France. Cette solution, peu souple, gêne le passage optimal des fluides sans pour autant nuire à l’étanchéité à l’air. En revanche, nous appelons de nos vœux une validation par la France, comme c’est déjà le cas en Allemagne, du voile travaillant, type Fermacell HD, pour une utilisation en contreventement/support d’enduit extérieur. Le pare-pluie contreventant est une solution très pertinente malheureusement limitée en France. Les assurances professionnelles, très dissuasives, freinent le développement des alternatives écologiques au profit des solutions conventionnelles standardisées. Rappelons que la couleur verte d’une étiquette n’en fait pas d’office un produit écologique?! Gageons, néanmoins, que toutes ces nouveautés donneront davantage de crédit à la construction écologique. Réseau Nature & Développement, distributeurs de matériaux écologiques

Est ce que le lin en paillettes est aussi intéressant que le chanvre dans un enduit d’isolation?

Question :
Paillette de lin en enduit ? J’aurais aimé savoir si le lin (en paillettes) était aussi intéressant que le chanvre dans un enduit d’isolation. ?Nous avons réalisé ce type d’enduit un peu au hasard, ayant en réserve des paillettes de lin pour le paillis au jardin. ?L.F.
Le lin en paillettes, appelé anas de lin ressemble beaucoup à la chènevotte de chanvre. Un peu plus fins que la chènevotte, les anas de lin sont des coproduits de l’extraction des fibres textiles du lin et correspondent au centre de la tige. À l’instar du chanvre, ses particules sont microporeuses, ce qui leur confère des propriétés thermiques très intéressantes (l ~ 0,045?W/m.K). Cependant, comme toute matière végétale, le lin possède de grandes capacités d’absorption d’eau. C’est sans doute une qualité pour la gestion de l’humidité dans les parois, mais cela peut être un problème pour la formulation en eau, puis le séchage de l’enduit, comme pour le chanvre. Il est donc tout à fait possible d’utiliser les anas de lin pour la fabrication d’enduit d’isolation à la condition d’apporter une grande attention à la formulation en eau des mélanges. Les enduits obtenus auront des propriétés équivalentes à ceux obtenus avec du chanvre. Plus d’infos : A (re)lire notre article Enduit en paillettes de lin dans le n°30 Blaise Dupré, directeur du Codem Picardie

Quelle décoration ou revêtement sur des supports type OSB?

Question :
J’autoconstruis une maison à ossature bois avec isolation chanvre en vrac. J’ai utilisé des panneaux de contreventement OSB à l’extérieur et à l’intérieur. Je suis actuellement à la recherche de solutions de décoration voire de revêtement sur ce type de support. A priori, il est possible de peindre, lasurer, vernir un panneau OSB mais je ne parviens pas à trouver de réels modes d’emploi voire des photos afin de visualiser le rendu final et mieux choisir la finition. L’application d’enduit ne me semble pas du tout envisageable. Auriez-vous des indications à me donner ? C.B.
Un panneau OSB peut recevoir, après un léger ponçage, toutes les finitions citées et même des enduits terre. Cependant, s’il sert de contreventement, les mouvements engendrés par les conditions climatiques et variations hygrométriques risquent de dégrader les finitions de type enduit. La pose, indispensable, d’un adhésif étanche à l’air type RAPID CELL ou TESCON pour éviter les dégâts de condensation limite aussi le choix. Les peintures et lasures ne masqueront pas assez le dessin des panneaux, les joints des plaques ou le scotch. La solution, facile à mettre en œuvre, est le papier à peindre. Dans une qualité «résistante» à la déchirure, le papier offrira un état de surface optimal. À titre d’exemple, Pro clima distribue un papier peint frein-vapeur nommé SANTA, référencé par Nature & Développement, qui permet de soigner l’étanchéité et la finition. Une alternative est de réaliser une gaine technique en ajoutant devant l’OSB du Fermacell ou un parement en terre ou en roseau comme support d’enduit. Le voile travaillant en OSB sera ainsi protégé du feu. Cela dit, l’idéal est d’opter pour les panneaux OSB sans formaldéhyde (OSB3) à l’intérieur ou à l’extérieur… Pas les deux, le risque de condensation est trop important. Pour assurer la perspiration (capacité à réguler la vapeur d’eau) du mur ossature bois et garantir la pérennité de l’isolant, nous recommandons d’associer l’OSB intérieur à un pare-pluie en fibres de bois type STEICO Universal en 16 ou 22 mm à l’extérieur ou l’OSB extérieur avec un frein-vapeur hygrovariable type INTELLO+ en intérieur. Nature & Développement, réseau de distributeurs de matériaux écologique

Quelles sont les caractéristiques des Bloc de chanvre ? Peut on se passer de VMC ?

Question :
J’envisage la construction de ma maison en Chanvribloc. Étant donné la nature de ce matériau, peut-on envisager de se passer d’une VMC comme l’ont fait les propriétaires d’une maison en bottes de paille enduites présentée dans votre revue. D’autre part, les caractéristiques techniques des blocs de chanvre ont-elles été évaluées par un organisme officiel ou bien sont-elles le seul fait du fabriquant ? M.G.
Pour ce qui est de l’humidité, vous pouvez effectivement envisager de vous passer de ventilation mécanique car les blocs de chanvre sont d’excellents régulateurs. Par contre, comme dans le cas d’une maison en bottes de paille, il faudra envisager un système de ventilation naturelle (si vous ne souhaitez pas passer par une ventilation mécanique) pour renouveler l’air. En effet, dans nos maisons bien isolées et étanches, l’air neuf ne rentre presque plus. Et sans renouvellement d’air, votre maison se transformera petit à petit en réservoir irrespirable saturé de dioxyde de carbone généré par notre respiration et les gaz de combustion, de cuisson par exemple. Concernant les caractéristiques thermiques des Chanvribloc, elles ont été validées par le CSTB (centre scientifique et technique du bâtiment). Quant à la perméance des blocs de chanvre nus (avant enduit), elle a récemment été mesurée par un organisme certifié (le Codem) : µ = 1. La rédaction de La Maison écologique et Philippe Auvergne, entreprise Chanvribloc

Laine de bois et frein vapeur ?

Question :
Laine de bois et frein vapeur? J’interviens par l’extérieur sur une toiture existante (lambris, laine de verre entre chevrons, volige, liteaux, tuiles canal) afin de l’isoler correctement. Le projet : déposer volige et laine de verre, rehausser les chevrons en les doublant, poser de la laine de bois en 20 cm entre chevrons puis un pare-pluie rigide (Isoroof). La laine de bois et l’Isoroof ayant la même résistance à la vapeur d’eau, est-il tout de même recommandé de poser un frein-vapeur ? Si oui, comment le poser correctement sans déposer le lambris ? P.R.
Le frein-vapeur (FV) a deux fonctions : réguler la pénétration de la vapeur d’eau dans l’isolant pour minimiser les risques de condensation ET empêcher les mouvements d’air entre l’intérieur et l’extérieur de la maison afin d’améliorer les performances thermiques du bâti. En pratique, le FV doit être placé du côté chaud de l’isolant donc, si vous ne déposez pas le lambris, entre le lambris et la laine de bois. Dans votre cas, une première solution consiste à mettre en œuvre le film FV par l’extérieur, horizontalement, en suivant les «ondulations» des chevrons sur le lambris. Il sera agrafé sur le côté des chevrons et vous poserez la première couche d’isolant par-dessus. Une seconde solution consiste à poser le FV de façon verticale en découpant des lés légèrement plus larges que l’entraxe entre chevrons. Elles remonteront de quelques centimètres sur les chevrons et y seront collées avec des adhésifs adaptés. Enfin, troisième solution. Un compromis entre efficacité et facilité de pose : 10 cm d’isolant sur lambris, FV horizontal sur chevrons existants, puis seconde couche d’isolant entre chevrons rapportés et pose de l’Isoroof. La première couche va accumuler de la vapeur d’eau, mais la laine de bois étant hygroscopique elle relâchera cette humidité vers l’intérieur dès que l’air y sera plus sec. La perte de performance thermique sera relativement minime, de l’ordre de 2 à 3 %. À venir, un article dans le magazine N°65 sur la gestion de la vapeur d’eau dans les parois.  Jean-Claude Mengoni, auteur d’ouvrages techniques aux éditions Terre Vivante (Matériaux écologiques d’intérieur et La construction écologique).

Panneaux MFP et OSB ?

Question :
Panneaux MFP et OSB ? Je cherche des renseignements sur les panneaux MFP. Je ne me souviens pas avoir lu un article sur ce produit ? L’OSB contient de la colle (en petites quantités ?) et le MFP tient grâce à la résine contenue naturellement dans le bois. Est-ce vrai ? L.W.
Les panneaux multifonctions MFP sont des panneaux de particules de bois «nouvelle génération» (autrefois appelé panneaux d’agglos) créés par l’entreprise Wodego, filiale du groupe allemand Pfleiderer. Deux procédés de fabrication se distinguent, l’un en phase humide et l’autre en phase sèche. Les panneaux produits en phase humide à chaud utilisent les résines naturelles du bois pour agglomérer les fibres. Ceux produits en phase sèche emploient des colles chimiques. Le MFP et l’OSB fabriqués en phase sèche contiennent des colles. Ils sont classés E1 (classe contenant le moins de formaldéhyde) dès lors que la quantité de formaldéhyde émis est inférieure à 0,1 ppm. Outre la cohésion des particules, les colles confèrent aux MFP une solidité mécanique importante et des spécificités intéressantes, de résistance à l’humidité par exemple. Les panneaux de MFP peuvent être plus pertinents que l’OSB dans certaines conditions, sens de pose, résistance au gonflement, à la flexion… Cependant, il existe une grande quantité de noms différents pour des produits aux performances très proches, parfois fabriqués par les filiales de la même maison mère. Pour s’y retrouver, il ne faut pas hésiter à demander conseil aux distributeurs de ces matériaux. Nature & Développement, distributeurs de matériaux écologiques.