Couv 130 récup astuces

N°130 Août-Septembre 2022 numérique : 50 astuces récup’

4.00€

Reportages : Un pavillon qui s’enrobe de terre et de paille ; Leur maison sans chauffage ; Réseau soudé pour développer l’écoconstruction en Normandie.

Enquêtes : Des isolants écologiques pour mon soubassement ; Hausse du prix du bois, quelles solutions pour ne pas reporter son projet ?

Cahier pratique : Changer ses spots sans entraver l’isolation.

Rencontre : Un boulanger qui cuit son pain au soleil.

Version numérique : Retrouvez en ligne vos numéros dans votre espace lecture.

UGS : 130 NUM Catégorie : Étiquette :

Description

Face à la mer, les pieds dans les lacs de montagne, dans les étangs des campagnes, voyez-vous l’eau qui reflète les rayons solaires, qui vaguelette au gré des vents, qui se dépose, fraîche rosée du matin, sur les herbes vertes ? Elle est là. Encore. Mais elle manque. À tel point que des chercheurs du Stockholm Résilience Center, une unité de recherche internationale multidisciplinaire sur les systèmes socio-écologiques – où l’homme et la nature sont étudiés comme un tout cohérent –, proposent de créer une nouvelle alerte « limite planétaire » à côté du changement climatique, de l’érosion de la biodiversité, de l’acidification des océans ou de la pollution chimique. Celle de l’eau verte. Cette eau qui imprègne les sols et la biomasse et qui retourne directement dans l’atmosphère sans passer par les rivières, les lacs ou les nappes phréatiques. Celle qui transite via les plantes. D’après eux, 18 % des sols planétaires auraient connu une modification radicale de leur taux d’humidité du fait des actions de l’homme. Or, la limite critique de cette évaporation de l’eau verte aurait été dépassée dès lors que 10 % des sols planétaires ont connu ce phénomène d’aridité. Alors plantons !

À l’ombre de votre arbre, livre dans les mains ou regard scrutant le lointain, regardez aussi comme lui a soif. Les étés plus chauds, les précipitations plus chaotiques ; face au manque d’eau, les arbres referment les stomates de leurs feuilles, ces pores qui permettent les échanges gazeux. En diminuant leur transpiration, ils ralentissent leur photosynthèse, et leur croissance. Parmi eux, les chênes sessile et pédonculé. Dans le sud comme dans le centre de la France, leur soif est de moins en moins étanchée. Leur reproduction, de moins en moins assurée. Au point que l’Office national des forêts a lancé un programme de migration assistée de ces robustes compagnons de l’écoconstruction depuis ces régions vers des climats plus cléments le long de la Manche. Alors, là aussi, plantons ! 

Plantons pour que les bois grandissent encore et servent les futurs habitats avec des modes de construction secs. Et peu gourmands en eau.

Sortie le 27/07/2022

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