couv 124 Tiny house

N°124 Août-septembre 2021 numérique : Tiny house, la mode qui dure… ou pas

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Dossier : Tiny house, la mode qui dure… ou pas

Reportages : Sur les terres de la rénovation thermique performante ; Le premier habitat collectif bois-terre-paille favorise l’accession à la propriété ; En Alsace, ils rénovent une bâtisse ancienne.

Enquêtes : Dans les coulisses de l’électricité verte et de ses fournisseurs ; La pédoépuration en question ; Vivre en ville ou à la campagne ?

Cahiers pratiques : Cuisiner avec des tubes solaires ; Bien préparer son bois avant la repeinte estivale…

+ 1 € de frais de port

Frais de port offerts si + de 2 n°s commandés (réservé à la France métropolitaine).

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UGS : 124 NUM Catégorie : Étiquette :

Description

Tiny house la mode qui dure… ou pas

Poser le pied à terre. » « Garder les pieds sur terre. » De l’urgence de ralentir à celle d’agir, même dans les expressions littéraires les plus simples, elle ne cesse de se rappeler au bon souvenir des terriens. Pourquoi alors la Terre passe-t-elle encore si souvent à la trappe des décisions prises à l’échelle internationale comme locale ? En juin, les grandes lignes du futur rapport du Giec (parution complète prévue en 2022) alertent à nouveau sur les conséquences de la hausse des températures dans les 50 prochaines années. De quoi voir annoncé un ralentissement concerté des échanges aériens, de la construction automobile ? Ou un moratoire sur les projets de construction de nouveaux entrepôts Amazon ? Non. La décroissance de l’activité ne parvient pas à s’imposer comme une solution partagée et partageable par la communauté des États planétaires. La création de nouvelles activités, produits ou procédés consommateurs de ressources naturelles demeurent la norme. Ce sont, des Philippines au Salvador, les cryptomonnaies qui, une fois débarrassées de leur vernis virtuel, révèlent des infrastructures grandes consommatrices d’énergie électrique et de métaux rares destinés aux puces des serveurs qui hébergent leurs octets. En France, ce sont les lois qui renoncent à activer la fin de l’artificialisation des sols – grande responsable du dépérissement du potentiel nourricier de la Terre et de sa capacité à retenir l’eau, le carbone, la vie – en repoussant sa décélération à 2027 ! Sur les marchés, les nouvelles logiques de « compensation » laissent aussi imaginer que replanter des arbres ou casser le béton d’un ancien centre commercial suffisent à redonner dès aujourd’hui de l’oxygène aux écosystèmes ! 

Alors, aux constructeurs de petites maisons sans fondations, aux citadins qui plantent des vergers comestibles, aux fournisseurs d’électrons verts qui soutiennent les nouveaux producteurs d’énergie renouvelable, aux concepteurs d’isolants végétaux performants, deux mots : merci et répandez haut et fort vos actions pour que la seconde partie du rapport du Giec, qui reste à ce jour inconnue, les citent et les présentent comme autant de solutions à la poursuite d’un mieux pour tou·te·s… qui n’induise pas un pire.

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