Formation en ligne pour soutenir les rénovations énergétiques de copropriétés

MOOC Réno Copro

Formation à la rénovation énergétique des copropriétés

Vous êtes copropriétaires et aimeriez engager des travaux de rénovation énergétique à l’échelle de l’ensemble de votre bâtiment ? Et vous avez bien raison parce que rénover énergétiquement et de façon performante un unique appartement, ce n’est pas ce que l’on fait de plus efficace thermiquement et économiquement…

Le MOOC Réno Copro est donc fait pour vous

Mais c’est quoi un MOOC ? C’est l’acronyme anglais de Massive Online Open Course, soit une formation en ligne gratuite et ouverte à tous.

Réno Copro est une formation conçue par plusieurs organismes experts de la rénovation énergétique : ALEC Lyon, ASDER et Île-de-France Energies.

Leur but : vous aider à comprendre, impulser et accompagner un projet de rénovation en copropriété.

Face à l’urgence environnementale et à la complexité de la mise en place de projets de rénovation, Réno Copro entend faciliter la transition énergétique des 6,2 millions de logements en copropriétés en France.

Le MOOC a été lancé le 4 février, mais les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 10 mars. Elle est découpée en quatre semaines et débute pour tous par un tronc commun pour une bonne immersion dans le sujet. Vous pourrez ensuite choisir entre trois parcours en fonction de vos besoins et de l’avancé de votre projet.
La charge de travail est estimée à environ 1h par semaine, mais selon vos envies et votre disponibilité, vous pourrez approfondir des sujets pour aller plus loin et participer à des activités complémentaires. Des ressources variées sont proposées : des vidéos de cours, des animations graphiques, des interviews, des documents de référence sélectionnés ainsi que de nombreuses activités : exercices, quiz, débat, forum…

Teaser vidéo du MOOC Réno Copro

 

Ce MOOC permettra aux copropriétaires de bénéficier d’outils pour améliorer durablement leur résidence, gagner en confort et réduire leurs factures d’énergie une fois les travaux effectués. Ces derniers ont en effet l’avantage de réduire de 25 à 70% la consommation d’énergie d’un logement ou d’un immeuble, et d’améliorer sensiblement le diagnostic de performance énergétique (DPE) d’un bien immobilier. La formation Réno-Copro constitue un outil intuitif et accessible à tous les syndics et copropriétaires souhaitant mettre en œuvre les travaux nécessaires.

Le sésame, l’adhésion des syndics !

Enfin, ce MOOC permettra aux syndics et à chaque copropriétaire de susciter l’adhésion de l’ensemble des copropriétaires sur le bien-fondé des démarches susmentionnées, via un module « Communication » intégré à la formation

 


Terrasses chauffées – La France plus forte que le Qatar !

parasol chauffant sous les feux de la rampe

Au Qatar, lors des derniers Mondiaux d’athlétisme, le stade Khalifa de Doha était climatisé. Une gigantesque enceinte à ciel ouvert, sous un soleil de plomb et 40 °C à l’ombre, une invraisemblable gabegie énergétique. Ah, ces Qatari et leurs fichus pétro-dollars ; pas chez nous qu’on ferait d’aussi extravagants gaspillages…
Vraiment ? De plus en plus de terrasses de cafés et brasseries sont chauffées en hiver, attirant une clientèle ravie d’échapper aux rigueurs hivernales. Attardons-nous sur l’une d’entre elles, chauffée au gaz propane. 5 m de large sur 15 m de long, munie de cinq braseros chauffant chacun 15 m2, astucieusement nommés par leur fabricant « parasol chauffant ». Des parasols… Sous le bitume, la plage, une douce chaleur bienfaisante. On en commanderait presque un Pastis en se tartinant de crème solaire !

Installons-nous en terrasse et sortons les calculettes

Chaque parasol-brasero délivre une puissance thermique de 8 kW. Supposons que l’établissement les mette en marche de mi-novembre à mi-mars, de 8 h à 22 h, soit durant 14 h par jour, et qu’en moyenne ils rayonnent à 75 % de leur puissance maximale. Quelle est la consommation en propane de cette plage aux parasols… pardon, de cette terrasse chauffée ?
Réponse : 50 400 kWh par hiver, avec en prime 13,7 t de gaz carbonique émis dans l’atmosphère* ! L’équivalent des émissions d’une berline neuve roulant 122 000 km, trois fois le tour du globe terrestre à l’équateur. Gloups… Le café-croissant a soudain un méchant goût de carbone.
Mais, objecterez-vous avec raison, certaines villes ont interdit l’emploi du gaz en terrasse. Transportons donc notre terrasse à Paris, où les édiles ont voté une telle interdiction dans un règlement définissant l’usage des 22 000 terrasses, vérandas et contre-terrasses parisiennes, symboles s’il en est du charme de Paname. Ici, pas de braseros au gaz, mais dix rampes murales à infrarouges rayonnant chacune une puissance de 2 kW. Pour un même type de terrasse et d’utilisation, la consommation électrique hivernale s’élève à 25 200 kWh. Soit la consommation annuelle en électricité (hors chauffage et eau chaude) de neuf familles ou en énergie primaire… 1 000 kWh/m2** ! Et si la moitié des terrasses de Paris sont pareillement chauffées, leur consommation électrique hivernale est égale à celle des habitants de deux arrondissements de la capitale pendant un an…

Petits joueurs…

Petits joueurs, finalement, les stades climatisés du Qatar face à nos fières terrasses chauffées made in France. Alors, faut-il résolument les interdire ? Oui, à l’évidence. Mais ce serait, pour une municipalité, renoncer à de juteuses surtaxes frappant les cafés ; pour les cafés, voir fuir les clients fumeurs ; pour les fumeurs – qui sont aussi électeurs –, l’occasion de dénoncer avec virulence l’écologie punitive de la municipalité.
Chacun se tenant ainsi par la barbichette, que faire ? Prendre acte que réchauffer l’air d’une terrasse en hiver est tout aussi aberrant que de climatiser un stade à ciel ouvert. Courageusement, interdire toute terrasse chauffée comme déjà à Rennes ou bientôt à Namur.
Et être un peu sobre et malin : distribuer aux clients de jolis plaids en pure laine, comme sur le pont d’un transatlantique. Avec, pourquoi pas, une option « king size » pour couple d’amoureux, afin que la terrasse frisquette devienne délicieusement brûlante !

 

Billet d’humeur de Thierry Salomon
paru dans La Maison écologique n°115, sortie en kiosques fin janvier 2020

* 14 h x 120 j x 5 braseros x 8 kW x 75 % = 50 400 kWh. Le propane émet 271 gCO2/kWh. émission moyenne voiture neuve en France en 2018 : 0,112 kgCO2/km.
** Consommation électrique spécifique d’un ménage : 1 250 kWh/pers x 2,3 pers = 2 875 kWh/an. Consommation énergie primaire/m2
de terrasse chauffée : 25 200 kWh x 2,58/75 m2 = 867 kWh(ep)/m2.an avec un coef Ep/Ef réglementaire de 2,58 et 1 008 kWh(ep)/m2.an en prenant un coef Ep/Ef de 3,0 plus proche de la réalité.


RE2020 : que reste-t-il du label E+C- ?

RE2020 et label E+C-

Nous avons choisi de publier ici l’intégralité du communiqué envoyé fin novembre par Thierry Rieser, gérant du bureau d’études Enertech, et cosigné par une soixantaine d’acteurs de terrain, inquiets de la tournure que semble prendre la nouvelle réglementation thermique et environnementale pour la construction, la RE 2020. Avec notamment une réduction des exigences par rapport à l’expérimentation E+C-. Les nombreux signataires demandent en urgence aux pouvoirs publics de reconsidérer certains axes de travail.

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Dossier : Humidité dans l’habitat

Humidité dans l'habitat

Humidité dans l’habitat : ne pas se laisser déborder

L’humidité est une pathologie récurrente dans les logements et qui n’est pas sans conséquence sur le bâti et la santé des occupants. Elle demeure pourtant bien souvent mal traitée…

La goutte perle sur le double vitrage embué. Tandis que le soleil d’hiver se lève, elle descend sur la traverse de l’ouvrant, le dormant, puis se faufile sous la peinture craquelée, aux allures de peau fripée par un bain trop long. Cachées derrières ces failles, quelques taches noires mouchettent le plâtre. Les mêmes qui se répandent, plus haut, à l’angle du mur qui fait la jonction avec l’étage. Votre maison est atteinte d’humidité chronique. Comme 12,6 % des logements en France.

Elle est le défaut le plus pointé par les habitants, d’après l’Insee, avant les problèmes d’isolation thermique. Car le sentiment de confort dans l’habitat dépend en grande partie du taux d’humidité dans l’air. Pour Fabien Squinazi, médecin-biologiste et membre du comité scientifique de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieure (OQAI), « le degré d’hygrométrie d’un logement doit être compris entre 40 et 60 % ». Au-delà, les personnes peuvent souffrir de gênes respiratoires, de maux de tête, etc. Et la maison en pâtit. Les enduits fissurent, les peintures s’écaillent, les murs sont fragilisés, des moisissures apparaissent…

Causes variées et mal maîtrisées

Comment en arrive-t-on là ? « L’humidité est un signe de dégradation du logement rarement exclusif », signale dans une étude le Commissariat général au développement durable (CGDD). Elle n’est pas une pathologie isolée, mais résulte d’un mélange de plusieurs défauts qui peuvent être dus au bâti ou aux activités des occupants. On peut citer en exemple une mauvaise gestion de la vapeur d’eau émise dans la cuisine ou sous la douche, une isolation dégradée, une ventilation défaillante, voire absente, des remontées capillaires ou de fortes pluies, en zone océanique surtout. Par ailleurs, les problèmes d’humidité sont différenciés dans
le bâti moderne et le bâti ancien (d’avant 1948). Le premier s’isole des apports d’eau, l’autre contient de l’eau qu’il gère selon un équilibre qu’il importe de maintenir. Preuve que l’humidité est un phénomène depuis longtemps apprivoisé.

Un problème longtemps inconsidéré

Pourtant, il est encore difficile pour nombre de professionnels de le traiter convenablement. Nicolas Charles est gérant de Treenergy, un des rares bureaux d’études à réaliser des audits humidité. Il s’est lancé il y a cinq ans, « à force de faire des études thermiques dans les bâtiments et rencontrer des problèmes d’humidité sans trouver de professionnels pour les traiter ». Samuel Courgey, référant technique spécialisé en environnement et auteur du célèbre L’Isolation thermique écologique (éd. Terre Vivante), dit alerter des problèmes d’humidité depuis près de 30 ans « sans que les services techniques du Ministère ne s’y intéressent.

[…]


Autonomie face au Monopoly

Hors-série n°12 du magazine La Maison écologique consacré à l'autonomie en eau et en chauffage

Et si on renversait la table ? Vu de sous la nappe, le point de vue pourrait être bien différent de celui véhiculé par le vacarme ambiant. Loin d’un repli sur soi, loin d’une vie en marge de la société, loin d’un refus de l’altérité et du vivre-ensemble, loin de l’égoïsme qu’on leur prête volontiers, loin de la petite goutte insignifiante dans cet océan de torpeur, les foyers autonomes que nous avons visités et les habitant.e.s que nous avons rencontré.e.s pour alimenter ce tome 2 de notre hors-série sur l’habitat autonome nous laissent entrevoir une autonomie joyeuse. Lire la suite


Impression 3D : une maison biosourcée sort de terre

maison écologique en impression 3D crédit WASP

INNOVATION. Les maisons imprimées en 3D, on connaissait. Mais avec des matériaux écologiques comme la terre et le riz, c’est une première!

La maison construite grâce à l’ impression 3D existait déjà (voir dans La Maison écologique n° 105). Mais pas encore à partir de matériaux écologiques. C’est à présent chose faite, avec le projet Gaïa, mené par deux entreprises italiennes. Wasp, tournée vers l’impression 3D, en collaboration avec la start-up RiceHouse, spécialiste du bâtiment écologique.

Pour les murs de cette maisonnette bioclimatique expérimentale de 20 m2, bâtie en seulement quelques semaines, les concepteurs se sont inspirés de la structure des nids de guêpes. Ils ont utilisé un mélange de matériaux locaux : 25 % de terre extraite du site (30 % d’argile, 40 % de limon et 30 % de sable), 40 % de paille de riz, 25 % de balle de riz et 10 % de chaux hydraulique. L’isolation atteint un très haut niveau de performance, qui permet de se passer de chauffage et de climatisation. La toiture est en bois local.

Seules les fondations, en béton, alourdissent (un peu) l’excellent bilan carbone de cette réalisation. Et tout cela au prix imbattable de 900 € hors main d’œuvre. Reste à trouver des partenaires pour développer le projet.

crédit photo: WASP


Accessibilité: “L’écologie ne saurait ignorer la diversité humaine”

accessibilité et handicap dans la construction de logement, habitat adapté, dans La Maison écologioque n°109 - dessin Nicolas Haverland

Fondateur et rédacteur en chef de Yanous.com, magazine des personnes en situation de handicap, Laurent Lejard défend l’idée d’une accessibilité universelle, utile à tous les citoyens.

Pourquoi faudrait-il, selon vous, une accessibilité à 100 % pour le logement ?
Quel qu’il soit, un logement n’est pas seulement occupé par ses habitants. Il est visité par la famille, les amis. Et il va un jour changer d’occupants. L’accessibilité, c’est quelque chose qu’il faudrait avoir à l’esprit si on veut que les logements soient durables? Non seulement quand on construit des appartements, mais aussi quand on construit sa propre maison ou quand on rénove un bâtiment pour y habiter. Avec l’accessibilité universelle, vous avez un appartement ou une maison adaptée à des gens qui ont des enfants, qui vont vieillir, connaître des problèmes de santé, être victimes d’un accident… Ils ne seront pas contraints de déménager, dans un contexte déjà difficile. Ils pourront rester chez eux, recevoir qui ils veulent et vivre comme ils veulent.

La notion de personne à mobilité réduite dépasse largement celle du handicap. Dans le métro parisien, les personnes qui sont les plus handicapées sont les familles avec poussette et les nounous. En ayant rétréci le débat de l’accessibilité aux personnes handicapées, les pouvoirs publics ont pu mettre en place des politiques discriminatoires. Comme la politique de quotas dans le logement. L’idée d’accessibilité universelle n’existe plus aujourd’hui dans les politiques publiques. Elle est proclamée, mais la réalité est tout autre.

[…] L’habitat écologique n’est-il pas perçu comme un luxe par les personnes handicapées ?
Si l’écologie est la place de l’humain dans l’environnement, un habitat qui se veut écologique doit prendre en compte la diversité humaine. Donc la question de l’adaptation ne se pose pas, elle est contenue dans le concept. […]

L’intégralité de notre interview dans le magazine La Maison écologique n°109, disponible en kiosques ou sur commande en cliquant ici.

 


Autonomie énergétique grandeur nature

Maison en autonomie énergétique en Bretagne. Crédit Michel Ogier

[VIDEO] Caroline et Hubert vous invitent à pousser les portes de leur maison autonome en Bretagne. Elle a été autoconstruite avec des matériaux biosourcés, voire de cueillette. En outre, elle leur a permis d’atteindre l’autonomie en électricité, en chauffage et en eau.

« En concevant cette maison autonome, notre priorité était de limiter au maximum notre impact environnemental et de vivre avec le minimum de compromis vis-à-vis de cette société de consommation », résument Caroline et Hubert. Finalement, pari réussi avec cette maison de 88 m2 autoconstruite en Bretagne en bois, terre, paille et autres matériaux écologiques et locaux. Ainsi, pour eux et leurs deux enfants, depuis quatre ans, l’autonomie énergétique n’est pas qu’une utopie! Lire la suite


Habitat insolite : À six dans l’bus

Bus aménagé

[VIDEO] Un bus scolaire comme maison itinérante pour toute la famille.

La maison de Stéphanie, Arnaud et leurs quatre enfants a jadis arpenté les routes. Du Calvados à la Vendée, elle effectuait  le ramassage scolaire. Jusqu’à ce que les nouvelles normes interdisent à ce bus de 1998 de circuler. En 2016, ils le débusquent sur un site d’enchères des services publics. “Il est arrivé avec tous ses sièges, toutes ses bagagères et toutes ses fuites d’huile”, sourient Arnaud et Stéphanie. Ils l’ont rénové pour en faire leur habitat avec des matériaux sains, naturels et une bonne dose de récup’. Lire la suite